1er décembre : demandez le programme

Publié par Fred-seronet le 27.11.2020
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Initiative1er décembre 2020

La Journée mondiale de lutte contre le sida a lieu chaque année le 1er décembre et ce depuis 1988 à l’initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est à la fois un rendez-vous militant pour la communauté de la lutte contre le VIH/sida avec des marches et des stands de prévention et aussi un moment de visibilité médiatique avec le lancement de diverses opérations de communication venant à la fois des milieux associatif et institutionnel. Cette année, le 1er décembre sera davantage visible sur le web et dans les médias que dans la rue.

La lutte contre les discriminations à l’honneur

Comme chaque année, AIDES profite de la fenêtre médiatique autour du 1er décembre pour présenter son 5ème rapport VIH/hépatites : la face cachée des discriminations. Au terme d'une année marquée par l'épidémie de Covid-19, l'édition 2020 est consacrée à l'impact de cette crise sanitaire sur les populations concernées par le VIH/sida et les hépatites. Il repose sur une démarche collective et participative, qui s'appuie sur les retours de terrain et les témoignages des personnes concernées et des militants-es de AIDES.

Le rapport est accompagné d’une campagne de communication axée, elle aussi, sur les inégalités et les discriminations qui font le lit des épidémies de VIH et d’hépatites virales. La campagne met en lumière l’impact, la violence et le poids des discriminations sur les populations vulnérables à travers cinq visages qui illustrent les populations les plus exposées ou concernées par le VIH et/ou les hépatites (personnes migrantes, consommateurs-rices de produits psychoactifs, travailleurs-ses du sexe, personnes vivant avec le VIH, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes). Les cinq affiches et vidéos témoignent de la violence des mots utilisés pour les désigner. Elles montrent au grand public les conséquences désastreuses des discriminations qui provoquent un morcellement identitaire et accentuent leur vulnérabilité.

Mobilisation en régions

Les militants-es de la lutte contre le VIH se mobilisent aussi au niveau local. AIDES Paris a prévu cinq journées d'animation sur les réseaux sociaux du 26 novembre au 1er décembre avec des témoignages, des vidéos, des photos, des tribunes et des communiqués à retrouver sur les pages Facebook, Twitter et Instagram de AIDES Paris avec comme thème global cette année : « Une pandémie peut en masquer une autre ».

Du côté de AIDES Bordeaux, le focus a été mis sur les personnes concernées par le VIH avec une action de visibilité intitulée « Nos plus belles Vi(h)ctoires » (la lutte militante, les avancées thérapeutiques, le lien médecin/patients et bien d'autre sujets, etc.). Les témoignages reçus seront diffusés sur la page Facebook de AIDES Gironde du 28 novembre au 1er décembre et seront lus par un comédien. Puis samedi 5 décembre, un live facebook aura lieu à partir de 17 heures avec deux animateurs-rices de AIDES et une médecin infectiologue qui répondront en direct aux questions des internautes.

Enfin du côté de Toulouse, les militants-es de Act Up Sud-Ouest proposent un « rassemblement revendicatif le 1er décembre à 12h30 Place du Capitole. Plus d’informations sur leurs pages Facebook et Twitter.

Pas de marche parisienne

La traditionnelle marche militante lancée chaque année à l’initiative d’Act Up-Paris n’aura pas lieu cette année en raison de la crise sanitaire, mais l’association prépare un communique revendicatif pour le 1er décembre.

De son côté Vers Paris sans sida prévoit une campagne destinée à mettre en valeur les personnes vivant avec le VIH. La campagne sera révélée sur les réseaux sociaux de l’association le 1er décembre.

Soirée spéciale sur France 3

Côté grands médias, la plupart des radios et chaines de télévisions vont proposer des sujets sur le VIH avec des témoignages d’experts-es et de personnes concernées. France 3 va consacrer une soirée entière mardi 30 novembre avec la diffusion pour la première fois sur une chaine de la TNT de 120 battements par minute (120 BPM), le film événement de Robin Campillo récompensé de plusieurs prix à Cannes et aux Césars. Le film sera suivi d’un débat intitulé : 30 de lutte contre le VIH, avec sur le plateau Didier Lestrade (cofondateur d'Act Up-Paris qu’il a présidé de 1989 à 1992), la Pre Françoise Barré-Sinoussi (Présidente du Sidaction, co-découvreuse du virus en 1983 - Co-Prix Nobel de médecine en 2008), Fred Colby (auteur du livre T’as Pas le sida j’espère) (1) et la Dr Anne Simon (Infectiologue, Hôpital de La Pitié-Salpêtrière).

De son côté la radio Vivre FM va également proposer une émission consacrée au VIH mardi 1er décembre en direct à de 9 à 10 heures.

Une série pour les femmes vivant avec le VIH

Le Corevih Île-de-France Est s’engage aux côtés des femmes vivant avec le VIH pour lutter contre les discriminations et les stigmatisations qu’elles vivent au quotidien. La mini-série animée intitulée « VI(H)E au féminin » est issue des travaux de la commission Femmes du Corevih, en partenariat avec les étudiant-es de l’école e-artsup. En cinq épisodes de 45 secondes, la série aborde avec clarté le désir de maternité, la sérodifférence au sein du couple et la prévention diversifiée auprès des jeunes.

Une campagne sur le Tasp

Du côté des institutions, Santé publique France (SPF) lance une nouvelle campagne d’information autour du Tasp (traitement comme prévention). « Cette campagne, diffusée à partir du 26 novembre, a pour but de faire connaître l'effet préventif du traitement antirétroviral afin de faire changer le regard sur les personnes vivant avec le VIH qui rapportent encore trop souvent des discriminations en raison de leur statut sérologique », déclare SPF. Jouant sur le mot séropositif qui est détourné avec des créations de mots (séropoétique, séropolissons, séropopstar, séropopulaire, séropossessif), la campagne se décline en cinq visuels qui représentent une diversité de couples et un message sur le Tasp : « Aujourd’hui avec les traitements, une personne séropositive peut vivre pleinement et en bonne santé sans transmettre le VIH. Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre ! ».

Zérophobie chez les Séropotes

L’association Les Séropotes a décidé de relancer sa campagne intitulée « Zérophobie ». Une édition 2020 avec des vidéos d’artistes (humoristes, chanteurs, YouTubeurs, dessinateurs, etc.) sur les phobies et spécialement la sérophobie. La campagne est à suivre sur les différents réseaux sociaux des Séropotes, notamment sur leur page YouTube.

Des live sur Instagram

Si vous êtes sur Instagram, plusieurs comptes vont proposer des live sur le thème de la lutte contre le VIH en invitant des personnes concernées à témoigner et répondre en direct aux questions des abonnés-es. Surveillez entre autres les comptes de la librairie LGBT+ Les Mots à la bouche ou encore Orgasme et moi, un compte qui parle sans tabou de toutes les sexualités.

Sidaction ne reculera pas

Très impactée par l’annulation du Sidaction média en plein premier confinement, l’association lance une nouvelle campagne de récolte de dons intitulée On ne reculera pas avec un site dédié qui propose des vidéos et des podcasts d’acteurs-rices de la lutte contre le VIH, mais aussi un affichage dans certaines villes comme le métro parisien. « Sidaction ne reculera devant rien pour faire reculer le virus du sida. Ni devant l’indifférence ou la lassitude, ni devant ce qui fait aujourd’hui le lit de cette épidémie, tels que les inégalités sociales, les discriminations, les politiques répressives, le sexisme, la violence ou le rejet de l’autre » indique l’association..

(1) : L’auteur du livre T’as pas le sida j’espère est journaliste à Remaides et Seronet. Il est notamment le rédacteur de cet article.

 

Commentaires

Portrait de espace

J espère que cette période Covid ne fera pas oublier le vih qui contamine 6000 personnes en France chaque année.

il ne faut pas nous laisse tomber et continuer la recherche pour vaincre cette maladie.les progrès sont là et la réussite n est pas loin en tt cas c est ce que je pense.

un grand merci à tous ceux qui se battent journalierement pour combattre ce virus.je pense que chacun d entre nous aimerai ne plus avoir à vivre dans une solitude insoutenable face à cette pathologie