Accès au traitement contre le VIH : placer la barre plus haut

Publié par jfl-seronet le 29.08.2013
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Mondeaccès aux traitements

"Accès au traitement contre le VIH : placer la barre plus haut", c’est le titre de la tribune publiée par Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA (28 juillet) sur le Huffington Post. Extraits.

"L'effort mondial qui consiste à assurer l'accès à la thérapie antirétrovirale pour des millions de personnes est l'une des réussites les plus spectaculaires dans l'histoire de la santé publique", rappelle-t-il d’abord, indiquant que "l'accès au traitement salvateur contre le VIH dans les pays en développement a été multiplié par plus de 40 et 9,7 millions de personnes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire avaient accès au traitement en 2012". Si Michel Sidibé estime que les résultats sont encourageants. Il avance aussi que : "Le moment est venu de placer la barre plus haut. Nous avons lancé un nouveau défi à l'aide de nouvelles directives pour la trithérapie antirétrovirale (voir article sur Seronet) qui reflètent les dernières connaissances scientifiques. Ces nouvelles directives recommandent de démarrer le traitement plus tôt, lorsque les gens sont encore forts et en bonne santé (avec une numération CD4 de 500 cellules/mm3, contre le seuil précédent de 350 cellules/mm3)".

Cette approche s'appuie sur des recherches qui démontrent que le traitement est le plus efficace lorsqu'il est commencé à un stade plus précoce de la maladie à VIH, mais cela nécessite des investissements financiers importants. Et d’autant plus car comme le détaille Michel Sidibé, les nouvelles directives recommandent "également de fournir un traitement immédiatement à tous les enfants de moins de cinq ans, à toutes les femmes enceintes, aux personnes qui sont co-infectées par la tuberculose ou l'hépatite B, et à d'autres individus chez lesquels la maladie à VIH est susceptible de progresser plus rapidement". Autrement dit, de plus en plus de personnes sont éligibles au traitement : 26 millions sur le plan mondial.

"Pour l'ONUSIDA, le mandat est clair : élargir l'accès pour faire en sorte qu'autant de personnes que possible aient accès au traitement qui sauve des vies", explique le patron de l’ONUSIDA dans sa tribune. "La preuve des avantages que présente la fourniture du traitement contre le VIH à chaque personne éligible est irréfutable", indique-t-il. "C'est la raison pour laquelle j'ai bon espoir que les dirigeants nationaux, les donateurs internationaux, la société civile et les partenaires saisiront cette opportunité et travailleront avec nous pour élargir l'accès au traitement", prédit Michel Sidibé.