Burkina Faso : la gratuité pour tous !

Publié par jfl-seronet le 11.01.2010
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accès aux traitements
Depuis le 1er janvier 2010, les médicaments anti-VIH sont délivrés gratuitement à toutes les personnes qui en ont besoin. Ces dernières militent désormais pour la gratuité de la prise en charge du VIH/sida.
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Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a annoncé (6 janvier) que les médicaments anti-VIH sont désormais gratuits dans le pays, explique un récent article du site Afrik.com (7 janvier) "Longtemps réclamée par les associations de lutte contre le sida et des personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso, la gratuité du traitement antirétroviral est désormais effective depuis le 1er janvier de cette année", explique le site. "Le coût mensuel du traitement antirétroviral était de 1 500 francs CFA, soit un peu plus de 2 euros, et n’était jusque là gratuit que pour certaines catégories de patients, telles que les enfants ou les personnes indigentes, grâce à des subventions versées aux associations", précise Afrik.com.

Cette bonne nouvelle satisfait les personnes atteintes et les associations, mais pas complètement. Celles-ci continuent à militer en faveur de la gratuité de la prise en charge du VIH/sida. "C’est déjà un bon pas de franchi, mais le problème n’est pas entièrement résolu", commente une personne touchée interrogée par Afrik.com. En effet, certaines personnes qui ne sont pas en capacité de travailler du fait de la maladie n'arrivent pas à avoir de quoi payer les frais d’examens de suivi biologique. "Pour mes examens, je dois débourser mensuellement 20 000 CFA [environ 27 euros] au moins", raconte une autre personne touchée. Au 30 septembre 2009, plus de 25 000 personnes étaient sous traitement anti-VIH au Burkina Faso. Selon des projections du Fonds Mondial contre le paludisme, la tuberculose et le sida, le nombre de malades mis sous traitement ARV va évoluer de 49 827 en 2009 pour atteindre 60 555 en 2015 et ce, malgré une baisse continue du taux de séroprévalence, actuellement à 1,6 % selon des chiffres de l’ONUSIDA.

Photo : AIDES