Conférence de Vienne : AIDES en jeu !

Publié par olivier-seronet le 16.07.2010
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Vienne 2010
"Des droits ici, des droits maintenant !", tel est le thème de la 18e conférence internationale sur le sida qui se déroule du 18 au 23 juillet en Autriche. Rendez-vous majeur de la lutte contre le sida, cette conférence est un incroyable creuset pour échanger entre scientifiques, médecins et militants et une tribune mondiale pour y porter une vision politique de la lutte contre le VIH. Président de AIDES, Bruno Spire explique quels sont les enjeux de l'édition 2010 de la conférence et quelles sont les priorités et les stratégies que l'association entend défendre à cette occasion...
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Quels sont les enjeux de la conférence de Vienne ?
La conférence a lieu à Vienne. Ce n'est probablement pas pour les valses autrichiennes que cette ville a été choisie, mais parce que Vienne est en Europe centrale, qu'elle est très proche de l'Europe de l'Est et parce que l'IAS [International AIDS Society, organisateur de la conférence] avait envie, cette année, de mettre l'accent sur l'épidémie auprès des usagers de drogues par voie injectable. Une épidémie qui est toujours en progression et absolument pas résolue dans les pays d'Europe de l'Est, particulièrement en Russie et plus largement dans les pays d'Asie centrale. Elle n'est pas résolue du fait de politiques de santé publique qui ne sont absolument pas adaptées aux enjeux et aux besoins car elles sont fondées sur une répression absolue, sur une absence d'accès à la substitution, sur un manque de programmes d'échanges de seringues. C'est-à-dire très exactement l'inverse de ce qu'il faut faire. C'est notamment en fonction de ce contexte que la capitale autrichienne a été choisie. Il y aura donc cet enjeu politique là, même s'il n'apparaît pas très clairement dans le programme scientifique qui a été défini plus tardivement. Le second enjeu politique, ce sont les menaces sur le financement international pour l'accès aux médicaments antirétroviraux, les difficultés financières du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le besoin d'aller plus loin dans la réponse internationale face à l'épidémie. C'est un enjeu d'actualité.

Ce n'est pas la première fois que cette question du financement mobilise les acteurs de la lutte contre le sida, notamment dans le cadre de ces conférences. Qu'est-ce qui peut, cette fois-ci, changer vraiment la donne ?

Je reste persuadé que c'est le fait de dire, haut et fort, que le traitement peut arrêter l'épidémie sur quelques décennies, qu'on peut, en s'en donnant les moyens, arrêter une épidémie et non pas seulement sauver des vies. Et le faire de façon durable et, du coup, permettre aux personnes de vivre, de tenir des emplois, de créer de la croissance. L'idée de créer les conditions pour qu'il y ait de nouveau une majorité de gens en bonne santé devrait plaire aux Etats, aux capitalistes… C'est un argument extrêmement pragmatique qui va au-delà de l'argument humanitaire (sauver des vies). C'est aussi une façon de faire sortir les Etats de leurs discours et de leurs réflexes compassionnels habituels. Selon moi, c'est un levier politique pour faire évoluer les choses. Par ailleurs, même si nous n'avons pas aujourd'hui encore toutes les conditions, toutes les preuves que traiter va permettre d'arrêter définitivement l'épidémie, nous avons néanmoins de bonnes raisons de penser que c'est ce qui va se produire. Les associations doivent avoir cela comme objectif. Nous avons le droit de rêver, même si on nous traite de fous ! Certains activistes américains sont contre le fait qu'on dise qu'on peut arrêter l'épidémie avec le traitement… Ce sont les mêmes qui, en 1997, nous traitaient déjà de fous quand nous disions qu'il n'y avait aucune raison de ne pas soigner les personnes malades en Afrique avec des trithérapies quand il n'y avait alors pas de traitement en Afrique. Il faut voir loin aujourd'hui et voir loin, c'est ça ! Il n'y a aucune raison que nous constations des baisses d'incidence en Amérique du Nord chez les usagers de drogues, chez les homosexuels quand on traite beaucoup plus tôt et qu'on ne les retrouve pas en Afrique en faisant la même chose. Nous devons porter cette parole. Nous avons aujourd'hui les moyens scientifiques d'avoir un impact durable sur l'épidémie, il nous reste à trouver un leadership qui permettra sa mise en place. C'est un des enjeux de cette conférence.

La stratégie serait donc d'avancer des arguments économiques, d'inciter les Etats à sortir du discours compassionnel, de conduire une autre politique…
Il faut faire comprendre que financer maintenant et massivement l'accès aux traitements et à la prévention, c'est dans l'intérêt des Etats, dans celui des entreprises et de l'économie en général, parce qu'avoir une épidémie qui décime durablement des populations jeunes, actives, ce n'est pas rentable. Il faut faire admettre aux Etats que cet engagement financier, c'est de l'investissement. C'est un investissement à moyen terme. Les Etats mettent de l'argent maintenant pour pouvoir en recueillir les fruits dans quelques décennies. C'est là-dessus qu'il faut arriver à peser. Une des conditions, c'est que ce mouvement ne soit pas uniquement porté par les organisations des pays riches, pays qui ne connaissent pas trop de problèmes d'accès aux traitements. Si on veut que cela pèse, il faut que ce soit nos partenaires, les associations des pays en développement qui défendent aussi cette revendication. Il nous faut éviter que les associations entrent dans des arguments du genre : "Vous comprenez, c'est déjà tellement difficile de traiter les gens qui ont moins de 200 T4/mm3", "On n'a pas les traitements de deuxième ligne, ni les dernières générations de molécules qui permettent de traiter plus tôt avec une moindre toxicité", "On ne va pas y arriver", etc. Bien sûr, avec les moyens actuels, on ne peut pas y arriver. L'objectif est bien plus important. On ne doit pas se contenter de gérer l'épidémie en traitant les personnes lorsqu'elles arrivent en dessous de 200 T4. Parce que si on se contente de ça, il y aura toujours plus de contaminations. Cette politique là est une fuite en avant, dans dix ans, il y aura encore plus de gens touchés par l'épidémie.

Bruno SpireY a-t-il un consensus des grandes organisations de lutte contre le sida sur cette question et qu'est-il prévu à Vienne pour porter ce message ?
AIDES, la Coalition PLUS et nos partenaires africains réunis dans le cadre du Réseau Afrique 2000 seront nombreux à cette conférence et mobilisés sur cet enjeu. J'espère que la conférence de Vienne nous permettra d'échanger avec d'autres organisations non gouvernementales, par exemple nord-américaines, pour comprendre quelles sont leurs craintes par rapport à ce que nous défendons. Si on peut faire évoluer les positions des autres associations sur cette question, tant mieux.

Quelles sont les priorités de AIDES pour cette conférence ?
L'accès aux traitements et à la prévention pour tous en lien avec la Coalition PLUS qui fera une nouvelle fois campagne pour la taxe Robin. Nous allons aussi porter deux thématiques importantes qui sont la recherche communautaire et le plaidoyer contre la pénalisation. Par ailleurs, il y aura des comptes rendus sur les sessions scientifiques. Des militants de AIDES se rendront aux sessions et en feront une restitution, une vulgarisation pour l'ensemble de la communauté.

Que souhaite mettre en avant AIDES concernant la recherche communautaire ?
Le lien avec la recherche institutionnelle. Il s'agit de montrer ce que cela lui apporte, de montrer ce que peuvent produire les alliances entre les communautés, la recherche qui vient de la communauté des personnes touchées qu'on peut appeler recherche communautaire et les chercheurs "classiques". Notre volonté est de créer des passerelles. Certes chacun reste dans son rôle, mais il faut éviter que ces deux formes de recherche s'ignorent. Elles doivent, à mon sens, être, à la fois, complémentaires et coordonnées. De part et d'autre, il y a des méfiances. Il existe une recherche communautaire forte dans des pays où la recherche est très académique sans recherche appliquée, qui, du coup, se monte en opposition avec une recherche qui reste centrée sur sa thématique, sur sa discipline. Dans ce cas, la recherche communautaire a tendance à faire le procès des chercheurs traditionnels sur le mode : "Ils ne veulent pas que les choses avancent !" Et puis, il existe d'autres contextes comme celui de la France. Chez nous, il existe l'ANRS [l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites] qui est une agence de moyens dont le but est justement de faire que la recherche ne soit pas purement académique, qu'elle puisse donner des résultats concrets pour les personnes. Le message est alors un peu plus subtil, il faut dire aux chercheurs institutionnels que la recherche communautaire peut être extrêmement utile pour eux parce qu'elle leur donne un accès à des groupes auxquels ils n'auraient pas forcément accès dans le cadre d'une recherche classique. Il faut également faire comprendre qu'il y a des tas de questions pratiques qui remontent de la recherche communautaire qu'ils n'ont pas forcément imaginées et cela peut les inspirer pour réaliser des partenariats, leur donner des idées pour faire une recherche utile. Les équipes de l'ANRS sont déjà convaincus de cela. Par ailleurs, si les chercheurs s'intéressent à nos idées de recherche (qu'ils n'ont pas forcément eues), ils vont être capables d'augmenter leur production scientifique. Travailler avec les militants des associations va être source de nouvelles pistes et questions de recherche.


Sur l'autre versant, un partenariat avec des chercheurs classiques permet aux acteurs communautaires d'être plus opérationnels et sur les aspects plus techniques d'être aidés. C'est le message qu'il faut donner aux militants, aux acteurs communautaires qui s'imaginent, à tort, que la recherche communautaire peut se faire tout seul, qu'on a besoin de personne d'autre. C'est une erreur de croire que, sans aide, sans méthode, sans outils, nous allons devenir des chercheurs, même si nous sommes tout à fait légitimes pour porter les questions de recherche. Ces dernières seront mieux traitées (on y répondra mieux) si nous réalisons des partenariats avec de vrais chercheurs, ouverts, qui peuvent nous aider par leurs compétences à mieux formaliser une question de recherche, à donner les meilleurs outils pour y répondre et à nous aider à la valorisation des résultats par des publications. La publication des recherches est importante à la fois pour les chercheurs, mais également pour la communauté car cela permet de démontrer nos hypothèses, d'en faire un élément pour soutenir notre plaidoyer… Bref  de se donner les moyens de changer les choses, de faire bouger la société.

Un des thèmes que AIDES entend mettre en avant est la pénalisation de la transmission ou du risque d'exposition. Pourquoi ?
Il s'agit d'un travail de fond réalisé avec nos partenaires québécois (COCQ-SIDA), canadiens (Réseau juridique canadien VIH/sida) et suisses (Groupe sida Genève). C'est un travail de réflexion que nous comptons valoriser à l'occasion de la conférence. L'enjeu de la pénalisation est important au niveau international parce qu'il y a de nombreux pays où la pénalisation continue de faire des ravages. La pénalisation est complètement contre productive par rapport à la santé publique. Il faut trouver des leviers pour faire bouger les choses.

Cette question a-t-elle évolué depuis la Conférence de Mexico en 2008 et le lancement d'une pétition internationale contre la pénalisation ?
Je vois deux évolutions. La première est justement qu'on en ait parlé à Mexico. Cela a obligé la France à se positionner. Lors de cette conférence, nous avons eu une déclaration écrite du président de la République indiquant qu'il s'opposerait en France à toute mesure spécifique de pénalisation de la transmission du VIH. Ce qui, dans notre contexte politique, n'était pas gagné. C'est déjà une avancée. S'il y a encore des procès en France, c'est au cas par cas et pas en suivant une quelconque ligne politique qui irait dans ce sens-là, ce qui est déjà très bien. Autre évolution, on peut voir, dans d'autres pays, les impacts qu'ont les recommandations suisses [sur charge virale indétectable et transmission] sur les décisions de justice. C'est notamment le cas en Suisse. On ne peut plus accuser une personne séropositive de mettre en danger un partenaire en ne se protégeant pas si cette personne séropositive est indétectable. Cette avancée est également un levier pour faire évoluer le dossier de pénalisation de la transmission. D'une certaine façon, il s'agit de contribuer à faire évoluer le droit en faisant évoluer les représentations du grand public.

Cet argument est valable pour les pays du Nord, l'est-il pour les pays du Sud ?
Il l'est pour toutes les personnes qui vont se trouver sous traitement. C'est d'ailleurs un atout nouveau de plaidoyer pour exiger le traitement pour tous et pour faire évoluer les mentalités. Aujourd'hui, je crois que l'enjeu est de faire comprendre que les séropositifs ne sont pas des personnes qui transmettent le virus lorsqu'ils sont sous traitements. Cela devrait modifier le regard de la société sur les personnes vivant avec le VIH. Ce qui fait peur, c'est quelqu'un qui peut transmettre. Si on dit qu'une personne séropositive qui se traite ne représente pas un danger, cela doit modifier les mentalités et la perception que la société a d'elle.

AIDES compte être très présente à cette conférence. En quoi est-ce important ?
C'est vrai que nous serons visibles, avec un stand important, avec des militants, des acteurs de terrain, des partenaires étrangers, la Coalition PLUS… Nous serons également visibles au travers des communications affichées, de celles qui seront présentées oralement… Tout cela est important. Cela avait d'ailleurs été très apprécié à la conférence de Mexico. Cette visibilité là montre que nous existons sur le plan international. Lorsqu'on parle de AIDES à l'Organisation mondiale pour la santé [OMS] ou à l'ONUSIDA ou encore à l'International AIDS Society, chacun sait qui nous sommes, ce que nous faisons et quelles sont nos valeurs, justement parce que nous sommes présents lors de ces grands rendez-vous. Je sais que l'OMS est un peu en émoi par rapport à nos déclarations sur le fait qu'il existe désormais les moyens d'arrêter l'épidémie. Aujourd'hui, cela remonte jusque dans leurs bureaux, ce qui n'aurait pas été le cas il y a quelques années. C'est aussi un des enjeux de cette conférence que de montrer qu'un grand réseau AIDES, une association de profanes, dans un pays comme la France, peut mener des actions, faire du plaidoyer et que cela compte.
Propos recueillis par Jean-François Laforgerie
Plus d'infos sur la Conférence de Vienne sur www.aids2010.org
Plus d'infos sur AIDES à la Conférence de Vienne sur www.aides.org

Illustration : Yul Studio

Commentaires

Portrait de nathan

Entretien très intéressant même s'il est dommage que Bruno Spire n'évoque pas dans cet entretien les enjeux de Aides pour la France comme, par exemple, la question de l'aide à domicile et celle conjointe du vieillissement, la problématique de la sérophobie au travail en France, la précarisation de certaines prises en charge médicales.. soit un certain nombre de thématiques qui concernent un nombre toujours croissant de séropos en France dans le contexte de crise structurelle et conjoncturelle qui est le nôtre.

"C'est vrai que nous serons visibles, avec un stand important, avec des militants, des acteurs de terrain, des partenaires étrangers, la Coalition PLUS… Nous serons également visibles au travers des communications affichées, de celles qui seront présentées oralement… Tout cela est important. Cela avait d'ailleurs été très apprécié à la conférence de Mexico. Cette visibilité là montre que nous existons sur le plan international."

Espérons que cette visibilité sera équivalente sur le plan national...

Portrait de maya

nathan wrote:

Entretien très intéressant même s'il est dommage que Bruno Spire n'évoque pas dans cet entretien les enjeux de Aides pour la France comme, par exemple, la question de l'aide à domicile et celle conjointe du vieillissement, la problématique de la sérophobie au travail en France, la précarisation de certaines prises en charge médicales.. soit un certain nombre de thématiques qui concernent un nombre toujours croissant de séropos en France dans le contexte de crise structurelle et conjoncturelle qui est le nôtre.

 

Peut être Nathan  qu'il faut se faire à l'idée que comme me rétorquait un ami récemment  Aides est une association de lutte contre l'épidémie , pas une association d'aide aux séropositifs ...ce fut ya très longtemps mais ce n'est plus d'actualité.  

Portrait de nathan

Comme s'exclamerait Roselyne ! Maya, je n'ai pas été averti d'une modification des statuts de l'association Aides allant dans le sens que tu indiques.

Un des objets de l'association est bien toujours d'apporter son soutien aux séropos et à leur entourage, notamment, comme cela est rappelé dans la déclaration au JO, confirmée à nouveau en juin 2010 :

Portrait de maya

honnêtement tu trouves pas que ça s'oriente dans ce sens la ? (je précise ne disposer d'aucune info c toi le chercheur de news ;-) mais bon si je me plante j'en serai la 1ère ravie ... une bonne fin de journée à tous
Portrait de nathan

Tu me déçois là Clin d'oeil
Portrait de maya

pour te dire vrai en ce moment avec tous les trucs qui s passent dans des pays voisins et ICI je crois que j'ai carrément peur du climat social tu sais...donc j'arrive plus à rire de tout Ya Ecrit quoi sur le petit texte illisible je perçois de l'anglais ? Aurais tu la gentillesse de traduire pour nous en tous cas moi lol Gracie MILLE
Portrait de nathan

Dans la barre tâches de slideshare, il faut cliquer sur "full" et tu auras le doc en plein écran avec plein de possibilités de zoomer.

Les encadrés en anglais ne sont que le traductions du texte français des statuts  Sourire.

Tu prends bientôt des vacances ? Tu devrais...Clin d'oeil

Sur le fond, ces deux documents, et le dernier en date du 10 juin 2010, rappellent bien que les deux premiers buts de Aides sont :

"1. - d'identifier et de faire connaître l'ensemble des besoins des personnes touchées par l'infection au vih ou toute infection s'y rattachant ;

 

2.  - de venir en aide aux personnes touchées par l'infection au vih et à leur entourage, pour répondre à leurs besoins sociaux, médicaux, psychologiques, juridiques, financiers et moraux."

J'ai supposé que par "personnes touchées par l'infection au vih", il faut entendre aussi celles qui se trouvent sur le territoire français. Non ? Or il me semble que, compte tenu de la double crise structurelle et conjoncturelle mais aussi compte tenu du vieillissement, pour un certain nombre croissant d'entre nous en France, ces "besoins sociaux, médicaux, psychologiques, juridiques, financiers et moraux" se multiplient et vont se multiplier. Certains témoignages sur le site sont assez éloquents à ce sujet.

Mais je n'ai lu dans l'entretien qu'a accordé Bruno Spire que des références au "plan international" et pas de référence au plan national. Sans doute un oubli qui sera vite réparé.

Portrait de jako44

Moi aussi, avec les réductions de budget et de personnels soignants, je n'ai plus confiance dans nos hôpitaux , en France ..Moqueur
Portrait de jako44

La rentibilité des services ou des soins ...ou de certaines maladies ....!!!
Portrait de maya

nathan avec toi mon cerveau a besoin de vacances ;-) vacances ? faut en avoir les moyens on en revient toujours là ...tout se tient...ou plutot tout se paie ...

les besoins exprimés sont surement ceux des personnes qui viennent chez aides demander du secours justement, mais reste la majorité des séropos qui reste chez soi à essayer de se démerder seul...

Portrait de nathan

Maya, du nouveau à propos des enjeux de la lutte contre le sida en France. Comme je l'ai indiqué plus haut, je m'inquiétais vendredi de l'oubli par Bruno Spire des enjeux de la lutte contre le sida sur le plan national :

http://www.seronet.info/article/conference-de-vienne-aides-en-jeu-28881#...

Cet oubli semble partiellement réparé car en prélude à la visite de Roselyne à Vienne lundi, des chercheurs, des médecins et des associatifs français viennent de lancer un appel  en forme de tribune, hier samedi :

http://www.seronet.info/billet_blog/ouverture-de-la-conference-de-vienne...