Covid-19 : point infos !

Publié par Sophie-seronet le 18.02.2022
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ThérapeutiqueCovid-19

Le début de la fin. Oui, semble croire le gouvernement français qui évoque désormais la fin prochaine du pass vaccinal. D’autres pays ou villes lâchent du lest, comme c’est le cas à New York. À l’inverse, certains optent pour la vaccination obligatoire comme l'Autriche. La vente de vaccins et de traitements anti-Covid est un succès commercial, tout particulièrement pour Pfizer, et le marché des tests se porte bien lui-aussi.

Fin prochaine du pass vaccinal

Après Israël, l'Angleterre, le Danemark, qui ont supprimé leur pass vaccinal ou sanitaire, la France pourrait, à son tour, renoncer à ce dispositif contesté. Le « Monsieur vaccin » du gouvernement, Alain Fischer, a donné le ton mercredi 9 février, devant une commission d'enquête du Sénat. Une levée du pass vaccinal est envisageable « d'ici la fin mars » ou « début avril », a estimé le professeur Fischer. Si, et seulement si, plusieurs conditions sont au rendez-vous : un taux d'incidence « 10 ou 20 fois moindre » qu'actuellement, la fin de la surcharge hospitalière et une très forte proportion de personnes vaccinés-es. « Il y a des raisons d'espérer qu'à cet horizon de temps, la situation se sera suffisamment améliorée pour que nous soyons en mesure de lever ces ultimes mesures », a abondé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Il y a quelques jours déjà, le ministre de la Santé Olivier Véran affirmait que « le pire est derrière nous » pour cette cinquième vague de l'épidémie de Covid-19. Il jugeait probable une levée du pass vaccinal avant juillet. Aux yeux des autorités, la menace due au variant Omicron, moins dangereux que ses prédécesseurs bien que nettement plus contagieux, s'éloigne. En dehors du pass, une deuxième étape de levée de restrictions reste programmée pour le 16 février prochain. Les discothèques, refermées depuis le 10 décembre, pourront rouvrir, les concerts debout seront à nouveau autorisés. La consommation au comptoir sera également possible dans les bars. Comme la consommation dans les stades, les cinémas et les transports. Pour les écoles, un nouvel allègement du protocole sanitaire se prépare, pour le 21 février, date du retour de vacances de la première zone. Moins d'autotests, fin du masque en extérieur, fin des attestations sur l'honneur pour les tests négatifs figurent dans les pistes.

Vaccination obligatoire en Autriche

Les Autrichiens-nes de plus de 18 ans doivent, depuis le 5 février, se faire vacciner contre la Covid-19, sous peine d'encourir une forte amende ; une première dans l'Union européenne. La loi, adoptée le 20 janvier par le Parlement, a été promulguée par le président autrichien, le 4 février dernier. C’est l'aboutissement d'un processus entamé en novembre face à la propagation fulgurante de la pandémie. Le gouvernement a décidé d'opter pour la manière forte malgré les critiques. Malgré cette mesure drastique, le taux de vaccination n'a guère décollé en Autriche, se situant toujours en deçà des niveaux observés en France ou en Espagne - autour de 70 % de la population. L'ensemble des résidents-es majeurs-es sont concernés-es par le texte de loi, à l'exception des femmes enceintes, de ceux-celles qui ont contracté le virus il y a moins de 180 jours et enfin de ceux-celles qui peuvent se faire exempter pour raisons médicales.  Les contrôles ne débuteront que mi-mars : des sanctions pourront alors être appliquées, pour un montant variant de 600 à 3 600 euros, mais elles seront levées si le contrevenant obtempère dans les deux semaines… en se faisant vacciner. Plus de 60 % des Autrichiens-nes soutiennent la mesure d'après une récente enquête, mais de larges pans de la population y restent fermement opposés.

États-Unis : plus de 900 000 morts

Triste bilan. Les États-Unis ont dépassé (le 4 février) les 900 000 morts de la Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon un bilan dressé par l'université Johns Hopkins. Le pays avait franchi le seuil des 800 000 décès mi-décembre, il y a seulement un mois et demi. Depuis, les États-Unis ont été confrontés à la vague liée au variant Omicron, qui a provoqué des niveaux de contaminations record.  Les cas sont maintenant en baisse, mais le nombre de décès quotidiens continue lui de grossir, avec en moyenne 2 400 décès par jour actuellement, selon les données des autorités sanitaires. « Aujourd'hui, notre pays franchit une nouvelle étape tragique », a réagi le président Joe Biden dans un communiqué, rendant hommage aux 900 000 Américains-es décédés-es et à leurs familles.  « Nous avons maintenant plus d'outils que jamais pour sauver des vies et combattre ce virus », a-t-il ajouté, exhortant une nouvelle fois ses compatriotes à se faire vacciner ou à recevoir leur dose de rappel. En valeur absolue, les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès, devant le Brésil et l'Inde, selon les chiffres officiels communiqués par les autorités.  La pandémie a fait officiellement au moins 5,7 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP (4 février) en milieu de journée. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le bilan réel pourrait être deux à trois fois plus élevé.

Plus de tests pour les extra-européens-nes

La France va lever l’obligation de tests de dépistage de la Covid-19 pour tous-tes les voyageurs-ses extra-européens-nes vaccinés-es, a annoncé (8 février) le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune. « En France, on avait rajouté, au mois de décembre avec la vague Omicron, des tests. Nous annoncerons dans les prochains jours la levée des tests pour les personnes vaccinées », a-t-il déclaré sur France 2. Pour l’heure, tout-e voyageur-se entrant sur le territoire français en provenance d’un pays extérieur à l’espace européen - dont le Royaume-Uni - doit présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures, rappelle le ministère français des Affaires étrangères sur son site internet. Les Vingt-Sept ont déjà convenu le 25 janvier dernier de mieux coordonner les règles applicables aux déplacements au sein de l’UE et d’éviter d’imposer des restrictions aux détenteurs-rices d’un certificat sanitaire européen. Plusieurs pays, dont l’Italie ou le Danemark exigent que les voyageurs-ses, même vaccinés-es contre le Covid-19, présentent des tests négatifs pour entrer sur leur territoire.

54 milliards de dollars pour Pfizer en 2022

Jackpot ! Le groupe pharmaceutique américain Pfizer prévoit d’écouler, en 2022, pour 32 milliards de dollars de son vaccin contre la Covid-19 (Comirnaty) développé avec BioNTech ainsi que pour 22 milliards de dollars de sa pilule destinée à traiter le Covid : Paxlovid. Comme le rappelle l’AFP, l’entreprise a déjà largement profité du vaccin développé en partenariat avec la biotech allemande BioNTech, en en vendant pour 36,8 milliards de dollars en 2021.  Son chiffre d’affaires a bondi de 95 %, à 81,3 milliards de dollars, et son bénéfice net a plus que doublé, à 22 milliards de dollars.  Pfizer prévoyait début 2021 de vendre pour seulement 15 milliards de dollars de son vaccin anti-Covid avant de relever ses prévisions plusieurs fois, montrant le succès commercial derrière le succès médical. Quant à sa pilule anti-Covid, un traitement commercialisé sous le nom de Paxlovid, autorisé fin décembre aux Etats-Unis, Pfizer en a déjà vendu 72 millions de dollars en 2021. Pfizer s’attend au total à un chiffre d’affaires compris entre 98 et 102 milliards de dollars pour cette année.

New York tombe le masque

L'État de New York a décidé de faire tomber le masque en intérieur, dans la foulée d'autres États américains gouvernés par des démocrates. À compter du 10 février, le quatrième État le plus peuplé du pays (quelque 20 millions d'habitants-es, dont près de neuf millions dans la mégapole New York) n'imposera plus le port du masque dans les lieux clos - commerces, restaurants, salles de spectacle, entreprises - a déclaré la gouverneure démocrate Kathy Hochul. Cette obligation reste en vigueur dans les établissements scolaires, maisons de retraite, centres sociaux et de détention et il revient à chaque municipalité - dont celle de New York - et à chaque commerce de l'exiger ou non de ses administrés-es et clients-es, a précisé Kathy Hochul. Pour justifier sa décision, la gouverneure Hochul s'est targuée d'un « tableau magnifique » au plan sanitaire et d'indicateurs tous « en baisse » dans l'État. Certes, a-t-elle reconnu, citée par l’AFP, « nous n'en avons pas terminé (avec la Covid-19) mais la tendance est très, très bien orientée et c'est la raison pour laquelle nous envisageons dorénavant une nouvelle phase de la pandémie ». Avec cette décision, l'État de New York suit ainsi la Californie, l'Oregon, le New Jersey, le Connecticut, le Delaware et l'Illinois, autant d'États démocrates qui annoncent, ces derniers jours, la levée progressive du masque obligatoire en intérieur et/ou dans les écoles.

L'OMS veut 16 milliards de dollars

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté (9 mai) les pays riches à verser d'urgence 16 milliards de dollars qui manquent encore pour financer son plan de lutte contre la pandémie de Covid-19.  « La science nous a donné les outils » pour lutter contre la pandémie, « s'ils sont partagés mondialement de manière solidaire, nous pouvons mettre fin à la Covid-19 en tant qu'urgence sanitaire mondiale cette année », a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Si les pays à revenus élevés paient leur juste part » du financement du dispositif ACT-A (Accélérateur ACT-A, l'acronyme anglais d'Accès aux outils contre la Covid), ce programme pourra « aider les pays à faibles et moyens revenus à surmonter la faiblesse des taux de vaccination contre la Covid-19, la faiblesse des tests et la pénurie de médicaments ».

Vaccinés-es et formes graves

L’affaire est entendue, mais cette nouvelle étude le confirme. Chez les personnes vaccinées, le risque de faire une forme grave de Covid-19 est lié à l'âge ou aux comorbidités. Une vaste étude a porté sur l'ensemble des personnes ayant un schéma vaccinal complet (deux doses ou une dose et une infection) en France au 31 juillet, soit 28 millions de personnes. Comme l’explique l’AFP, elle livre des données intéressantes. Parmi les personnes vaccinées, le risque de faire une forme grave de la Covid-19 apparaît fortement associé à l'âge, à la prise de médicaments immunosuppresseurs ou de corticoïdes oraux et à la présence de certaines comorbidités. Menée par la structure Epi-Phare, qui associe l'Assurance maladie (Cnam) et l'Agence du médicament (ANSM), elle révèle qu'au cours de ce suivi, 5 345 personnes ont été hospitalisées et 996 sont décédées à l'hôpital pour Covid-19. Dans cette population de personnes vaccinées, les risques d'hospitalisation et de décès hospitalier étaient notamment associés à l'âge. Par exemple, par rapport aux personnes de 45-54 ans, celles âgées de 85-89 ans avaient un risque quatre fois plus élevé d'être hospitalisées et 38 fois plus élevé de décéder. Autre association : la localisation géographique. Les personnes résidant dans les communes les plus défavorisées avaient un risque d'hospitalisation 1,3 fois plus élevé. Autre information importante, seulement 10 % des personnes vaccinées hospitalisées pour Covid-19 et 2 % des personnes vaccinées décédées en milieu hospitalier ne présentaient aucune comorbidité, soit deux fois moins que dans la population totale non vaccinée des deux premières vagues, souligne l’étude. Parmi les personnes vaccinées hospitalisées, 12 % présentaient une comorbidité, 16 % deux comorbidités, 18 % trois comorbidités, 16 % quatre comorbidités et 27 % cinq comorbidités ou plus, précise l’AFP. Les chercheurs-ses estiment que « ces résultats confirment le risque très faible d'hospitalisation chez les vaccinés-es ». Ils « suggèrent aussi l'importance de la vaccination combinée à des mesures de prévention complémentaires pour éviter encore davantage le risque de formes sévères de Covid-19 chez les personnes vaccinées, en particulier les populations âgées et immunodéprimées ».