Covid : fin des tests gratuits

Publié par jfl-seronet le 20.08.2021
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PolitiqueCovid-19test PCR

La situation de la Covid-19 dans plusieurs régions françaises (les Outre-mer et le sud de la France) suscite l’inquiétude du gouvernement. Le président Emmanuel Macron parle d’une situation « dramatique » dans les Antilles françaises et « préoccupante » dans l’hexagone. Ces derniers jours, le gouvernement a donc réinsisté sur l’objectif de vacciner « tous les Français qui peuvent » l’être. Pour ce faire, de nouvelles dispositions ont été prises… pour les inciter.

Tests : le prix à payer

La décision la plus emblématique est la fin de la gratuité des tests de dépistage de la Covid-19… sans conditions. Mi-octobre, ces tests de dépistage sans prescription médicale seront payants, comme l’a annoncé (11 août) le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. « Nous avons décidé d’acter la fin de la gratuité des tests hors prescription médicale », a indiqué Gabriel Attal, conformément notamment « aux choix que font un certain nombre de nos voisins européens ».  « Les tests à répétition n’empêchent pas d’aller à l’hôpital et de contaminer fortement », a-t-il souligné à l’issue d’un Conseil de défense sanitaire et d’un Conseil des ministres. La décision de mettre fin à la gratuité de ces tests avait été annoncé mi-juillet par le président Emmanuel Macron lors d’une intervention télévisée. L’Allemagne a annoncé (10 août) une décision similaire dans l’espoir de relancer une campagne de vaccination qui patine. Ce qui est aussi le cas en France. À l’ouverture du Conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a insisté sur « un objectif très simple : la vaccination de tous les Français qui peuvent être vaccinés ». Il a rappelé l’objectif de 50 millions de personnes primo-vaccinées d’ici la fin du mois d’août, estimant être « en bonne voie » puisque « 37,8 millions de Français » le sont déjà complètement. La stratégie est clairement de faire payer les personnes qui refuseraient toujours la vaccination, ce qui pourrait les inciter à se faire vacciner plutôt que de devoir payer : 54 euros à chaque test PCR de dépistage… qui ne serait pas prescrit pur un-e médecin. Sur prescription médicale, le test restera intégralement pris en charge par la Sécurité sociale.

Un confinement strict… localisé

« La crise sanitaire n’est pas derrière nous, très clairement, nous allons vivre pendant encore plusieurs mois avec le virus », a indiqué le président de la République. Première priorité : les Antilles, qui affichent des « taux d’incidence que l’on n’a jamais connus » en France, selon le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. Un confinement « strict » est d’ailleurs entré en vigueur en début de semaine en Martinique ; il devait être étendu à la Guadeloupe. Il impose notamment la fermeture des commerces non-essentiels, celle des locations saisonnières, des hôtels et des plages. Les autorités invitent les touristes à quitter l’île. Emmanuel Macron a décrit une « situation dramatique » dans ces deux départements ultra-marins où la vaccination est trois fois plus faible qu’en métropole, « démonstration cruelle », selon lui, de la nécessité du vaccin. Il a également souligné « l’état des lieux préoccupant » en métropole, notamment dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et Occitanie, et donc insisté sur « un objectif très simple : la vaccination de tous les Français qui peuvent être vaccinés ».

Objectif : 50 millions de Français-es primo-vaccinés-es

Le président français a également rappelé l’objectif de 50 millions de primo-vaccinés-es d’ici la fin du mois d’août ; un objectif qui serait atteignable. En effet, quelque 67 % de la population française a reçu au moins une injection (près de 80 % des plus de 18 ans) et 56 % (68 %) sont totalement vaccinés-es, selon les chiffres du gouvernement.  Reste que le rythme des injections et des prises de rendez-vous est désormais au plus bas depuis la fin du printemps, surtout pour les premières doses.

Extension du pass sanitaire

Le pass sanitaire à la française est en vigueur depuis le  9 août pour prendre les transports longue distance (avion, bus et train) ou encore aller au restaurant, ou s’installer sur une terrasse de café. « Nous n’avions pas d’autre choix car c’était cela ou la fermeture du pays », a justifié Emmanuel Macron. Le gouvernement a demandé (11 août) que ce pass soit obligatoire dans les centres commerciaux de plus de 20 000 m2 situés dans les départements où le virus circule le plus. C’est le cas dans trente-huit départements au sud du pays. Un pass sanitaire valide témoigne d’une vaccination complète, d’un certificat médical attestant de la guérison de la Covid-19 au cours des six derniers mois ou d’un test de dépistage négatif datant de « moins de 72 heures ».

Une campagne pour une 3e dose

La « campagne de rappel » pour injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid aux « populations à risque » débutera mi-septembre, a confirmé (11 août) le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. « Les rendez-vous ouvriront dès la fin du mois d’août, début du mois de septembre, pour une campagne de rappel qui débutera à la mi-septembre », a précisé le porte-parole. « La liste des populations concernées sera établie par la Haute autorité de santé » (HAS), a-t-il ajouté. En ouvrant un conseil de défense sanitaire, le même jour, le président Emmanuel Macron avait évoqué des « rappels de vaccination pour les personnes âgées de plus de 80 ans et particulièrement vulnérables dès la rentrée ». Pour l’AD-PA, association qui regroupe des directeurs-rices de maisons de retraite, « la vaccination des personnes âgées vulnérables a fait ses preuves dans la mesure où le nombre de personnes admises en réanimation et le taux de mortalité ont drastiquement diminué depuis que ce public est double-vacciné ».

Les différents types de tests
Les tests virologiques (RT-PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test, grâce à un prélèvement par voie nasale ou salivaire. Le résultat est en général disponible dans les 24 heures qui suivent. Afin de faciliter le dépistage de la Covid-19, les tests PCR sont totalement pris en charge par l'assurance maladie et ne nécessitent pas de prescription d'un médecin ; du moins jusqu’à la mi-octobre lorsqu’ils ne seront plus gratuits.
Les tests sérologiques permettent de rechercher si une personne a développé une réaction immunitaire après avoir été en contact avec le virus. Ces tests détectent la présence d'anticorps au moyen d'une prise de sang. Ils sont remboursés par la sécurité sociale lorsqu’ils entrent dans le cadre des indications définies par la Haute Autorité de Santé.
Les tests antigéniques détectent la présence du virus ou de fragments de virus Sars-CoV-2. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur de la Covid-19 ? ». Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont à ce jour réalisés à partir de prélèvements dans le nez, par écouvillon. Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse parfois de plusieurs heures en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en moins de 30 minutes. Son prix est d’environ 25 euros.
Les autotests nasaux sont des tests antigéniques dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un-e professionnel-le et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » fournis lors de l’achat. Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant. Son prix n’est pas fixé ; il varie de 10 à 70 euros.
Les tests salivaires correspondent à un examen de la salive ; ils ne font pas mal. Ils sont notamment déployés dans les écoles maternelles et élémentaires pour renforcer le dépistage de la Covid-19 et rompre au plus vite les chaînes de contamination. Leur prélèvement est plus acceptable par les jeunes enfants que celui du test nasopharyngé (par le nez).
Source : communiqué du gouvernement, 7 juin 2021.



L’EMA étudie de nouveaux effets indésirables des vaccins
L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé, le 11 août dernier, qu'elle étudiait trois affections afin de déterminer si elles peuvent constituer des effets indésirables des vaccins contre la Covid-19 mis au point par Pfizer et Moderna après avoir recensé un petit nombre de cas. L'érythème polymorphe, une forme de réaction allergique cutanée, ainsi que la glomérulonéphrite et le syndrome néphrotique, qui touchent l'un et l'autre les reins, font l'objet d'étude du comité de sécurité de l'EMA, a-t-elle précisé.  Le mois dernier, l'agence européenne, qui a autorisé les vaccins, a identifié un lien possible entre de très rares cas d'inflammation du muscle cardiaque et les vaccins utilisant la technologie de l'ARN messager, ceux de Pfizer et Moderna. Mais comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle continue de souligner que les bénéfices sanitaires de ces vaccins l'emportent sur les risques éventuels qu'ils peuvent créer. L'EMA n'a pas donné de précisions quant au nombre de cas concernés par la nouvelle étude mais dit avoir demandé des données supplémentaires aux laboratoires pharmaceutiques Pfizer et Moderna afin d'étudier un lien éventuel entre les vaccins et les affections citées.

Commentaires

Portrait de jl06

On est monté a 700/ pour 100 000 , rien aucune directive de Paris .....si nous fillons vers une cinquième vagues surtout ne tombé pas sur le cul ,

Les deux aéroports de la côte ne désemplissent pas,sa débarque de toute l,EU .....la faute au Soleil !

Le covid, une coupe de champagne a la main .....nos voisins Italiens en  ont pratiquement fini ,bizarre ....

Les étrangers se font tester en France gratos ....nous payeront ....pas grave pourvue que les tiroirs caisses fonctionne ...1kf 3€+25€de test .....vive la France