Dépistage rapide : encore un effort madame Bachelot
Que dit l'arrêté ?
Signé par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, cet arrêté fixe les conditions de réalisation du "diagnostic biologique" de l’infection par le VIH et les conditions de réalisation du "test rapide d’orientation diagnostique (TROD) dans les situations d’urgence". Cet arrêté suit les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Concrètement, l'arrêté indique que, dans le cadre du dépistage du VIH, "le diagnostic biologique de l’infection par le VIH 1 et le VIH 2 se fera en utilisant, dans les laboratoires de biologie médicale publics ou privés, un seul réactif au lieu de deux : ce test unique devra être un test de quatrième génération qui détecte de façon combinée les anticorps anti-VIH 1 et 2 et l’antigène Ag P24." En matière de test rapide d’orientation diagnostique (TROD), l'arrêté "permet le recours à un test rapide d’orientation diagnostique (TROD) dans les structures médicalisées dans quatre situations d'urgence :
"en cas d'accident d’exposition au sang pour tester la personne "source" ;
"en cas d’exposition sexuelle récente pour tester un partenaire afin de proposer éventuellement un traitement post-exposition" ;
"au cours d'un accouchement pour une femme dont on ne sait pas si elle est infectée ou non" ; en cas d'urgence diagnostique devant des symptômes évoquant un syndrome d’immunodéficience acquis (sida)". Le texte précise que : "Ces tests rapides pourront être réalisés par les médecins exerçant en cabinet et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d’un médecin ou d’un biologiste médical."
Pourquoi une telle mesure ?
Le ministère indique que ces nouvelles dispositions permettront de simplifier le dépistage de l’infection par le VIH et d’en élargir l’offre. La ministre de la Santé rappelle, par ailleurs, qu'elle a constitué un "groupe de travail afin d’évaluer la faisabilité, et le cas échéant, les modalités d’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique VIH en dehors des situations d’urgence, en milieu médicalisé et en milieu associatif." Des expérimentations sont actuellement menées. Il s'agit du projet Checkpoint réalisé par Le Kiosque Info Sida et des études COM'TEST et DRAG'TESTréalisées par AIDES en partenariat avec l'Agence nationale de recherches sur le sida.
Quelles sont les réactions des associations ?
Si AIDES se félicite de la publication de cet arrêté, l'association "regrette le retard pris dans l’élaboration de la suite du dispositif réglementaire. En particulier le texte permettant aux militants des associations et aux professionnels de santé de réaliser des tests rapides dans leur cadre de leurs actions." Pour l'association : "Ce retard met gravement en cause la poursuite des actions de dépistage rapide communautaire avec des tests à résultat rapide auprès des homosexuels mis en place par AIDES", comme c'est le cas avec COM'TEST qui prend fin le 30 juin 2010. A compter du 1er juillet 2010, il était prévu que cette activité puisse se poursuivre hors recherche biomédicale dans un cadre réglementaire conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. "Malheureusement, il semble évident aujourd’hui que ces textes qui sont toujours en cours de rédaction ne seront pas disponibles à cette date", déplore AIDES qui doit donc trouver une "solution qui permette de ne pas perdre le bénéfice de dix huit mois d’engagement des militants de l'association et du travail de communication et de mobilisation qui a été déterminant auprès de la communauté gay." L'association demande un "cadre juridique qui permet aux homosexuels de continuer à accéder à ce dépistage, et dans les mois à venir (…) la certitude que le dépistage du VIH non médicalisé aura une existence encadrée, mais légale comme c'est déjà le cas en Espagne, et dont le bénéfice en terme de santé publique est aujourd’hui sans équivoque.
Plus d'infos sur http://www.aides.org/
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Commentaires
Seroconversion, délai
Comment peut on proposer un traitement d'urgence post exposition, qui normalement doit se faire dans les 48h après la prise de risque , alors qu'il faut attendre six semaines pour detecter la présence du virus?
En effet, comme l’indiquait la HAS, un résultat négatif « signe l’absence d’infection par le VIH, sauf dans le cas d’une exposition supposée au VIH datant de moins de six semaines ». Et en cas d’analyse de confirmation positive, un second prélèvement devra être réalisé.
Questions sans réponses
Elément de réponse...
Hello,
J'ai trouvé cette précision sur le site Internet du dépistage rapide : "ATTENTION : un résultat négatif signifie que la personne n’est séronégative que si elle n’a eu aucun contact possible avec le VIH dans les 3 mois précédents. En effet, les tests de dépistage rapide ne détectent correctement l’infection qu’à partir de trois mois après la date de contamination (temps nécessaire à la formation par l’organisme des anticorps détectés par ces tests)."
Bonne journée. Sophie
Et...
Et pour le traitement post-exposition, bien évidemment, on n'attend pas la confirmation du test, on le prend dans les 48h qui suivent la prise de risque.
Sophie
Recherche communautaire
test rapide d'orientation diagnostique !
Désolée je t'ai mal lue Sophie, tu as raison, c'est un trod !
pas un troll