Egalité pour tous : pourquoi nous marchons le 16 décembre

Publié par jfl-seronet le 15.12.2012
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Initiativemariage pour tous

On peut avoir plein de bonnes raisons d’aller manifester dimanche 16 décembre pour l’égalité des droits : des raisons personnelles voire intimes, des raisons philosophiques, politiques, éthiques… un besoin impératif de dire ce qu’on pense, de défendre ce qu’on vit, de vouloir plus et mieux, pour soi, pour les autres, pour tous… Seronet a proposé à des citoyens, des citoyennes qui ont en commun d’être militantes et militants à AIDES d’expliquer en quelques mots, quelques lignes, pourquoi ils et elles seront dans la rue dimanche prochain.

"Je pense que cette manifestation est importante parce que dans une démocratie tout le monde devrait avoir les mêmes droits. Le fait d'être parent n'est pas une question de genre humain une volonté d'élever des enfants en donnant le meilleur de soi.  Et en plus, peu m'importe si deux personnes (du même sexe ou non) ont envie de se marier, qu'elles le fassent. Je pense qu'il y a des choses beaucoup plus préoccupantes qui se passent dans le monde et qui méritent l'attention de nos dirigeants."
 
"Parce que ça fait plus de 20 ans que ça dure, qu’on nie nos droits, qu’on est ostracisés, et qu’on a envie de passer à autre chose. Sans qu’on nous rabatte les oreilles avec une prétendue 'liberté de conscience'."
 
Antoine : "Evidemment, il y a ce qu'implique ce droit pour la vie quotidienne et la reconnaissance sociale de ceux qui en bénéficient. Le droit de construire une famille et un projet de vie étant le corollaire le plus évident. Je ne peux admettre que mes proches n'aient pas accès au même corpus de droits que moi, juste parce qu'elles aiment les femmes ou qu'ils aiment les hommes. C'est aussi absurde qu'injustifiable. Mais pour moi, c'est aussi une question de liberté individuelle. La leur... et la mienne. Car refuser le droit au mariage aux couples LGBT, c'est aussi remettre en cause ma propre liberté. A titre personnel, je suis contre le mariage. Ou plutôt contre l'institution qu'il représente. En tant qu'hétéro, c'est une position confortable, presque un snobisme. Je suis libre d'être contre puisque j'ai le choix : celui de me marier ou non. Mais ce que j'ai toujours considéré comme une liberté est, en fait, un privilège d'hétérosexuel. Et les privilèges sont la négation même de la liberté. D'une certaine manière, je suis pour l'ouverture du mariage aux gays et lesbiennes pour que eux aussi aient le droit d'être contre ! C'est aussi ça l'égalité. C'est pour toutes ces raisons que le 16 décembre, je serai dans la rue !"
  
Elise Bourgeois-Fisson : "J’irais à cette manifestation parce que je suis atterrée qu’il faille le faire, parce que je n’ai pas l’intention de rester une citoyenne de seconde zone jusqu’à la fin de mes jours, parce que mes enfants sont pour l’instant légalement privés de la moitié de leur filiation, parce qu’entendre les mêmes insanités qu’il y a 13 ans me met hors de moi, parce que l’expérience montre que l’égalité des droits fait reculer l’homophobie, parce que le mariage devient un vrai enjeu dès lors qu’on nous le refuse… etc. !"

"Parce que c’est la première fois que je vais pouvoir aller à la Gay Pride en doudoune, ce qui va cacher mes bourrelets".
 
Sophie : "Evidemment que je vais y aller, d’abord parce que j’adore les manifs, question d’ambiance. Je vais y aller en famille, avec mes trois enfants, pour participer à tordre le coup aux idées reçues sur la famille. C’est important que la représentation soit la plus diversifiée possible, tous différents et tous d’accord ensemble pour le mariage pour tous. Et puis j’aime les mariages, c’est comme les manifs, question d’ambiance..."
 
Seb : "Je suis papa d’une petite fille de 10 ans et en couple avec un garçon depuis presque 8 ans. Ce garçon avec qui je partage ma vie s’occupe de ma fille comme si c’était la sienne et participe à son éducation. Ma fille est très attachée à lui, et réciproquement. Si jamais demain il m’arrivait quelque malheur, mon ami n’aurait aucun droit légal quant à ma fille ; il ne pourrait même pas prétendre au moins à des droits de visite et d’hébergement et cela malgré son implication dans son éducation depuis plus de 7 ans. Il faut faire évoluer la société et la loi afin que de telles situations ne puissent pas arriver encore. Nous serons donc tous les trois dimanche à Paris sous la bannière de AIDES afin de revendiquer des droits que l’on devrait déjà avoir depuis longtemps. Bizzz".
  
Stéphane : "Je participerais aux côtés de AIDES pour la journée du 16 à Paris. Je suis d'Angoulême et je défilerai avec le groupe de la Charente mené par Kalida. J'y vais parce que c'est de droit pour toute personne de se marier si elle souhaite. Alors nous priver de nous marier, c’est nous interdire de jouir de nos droits. C’est notre devoir de faire savoir qu'on veut être libre ; nous ne demandons que la liberté et l’égalité".
 
Sase : "Egalité des droits parce que j’en ai marre d’être une mère sans-papier, parce que je veux pouvoir protéger mes enfants que j’aime tant, parce que l’égalité maintenant c’est moins d’homophobie dans dix ans. France pays des droits de l’homme ; égalité des droits, tout de suite, maintenant, ça ne se discute pas !"

 Jarmi : "La différence entre un LGBT et moi ?!? Ben, je n’en vois aucune ! Je N'EN VEUX LÉGALEMENT AUCUNE ! Je suis une femme. Noire. Hétéro. En couple. Maman de trois enfants. Je ne suis pas mariée. Pour l'instant, je n'en vois pas l'intérêt. Mais si j'en avais envie et qu'une loi me l'interdisait pour quelque raison que ce soit, et a fortiori pour mon orientation sexuelle, je le vivrai extrêmement violemment. Je ne comprends pas l'acharnement de ceux qui se disent contre l'union de deux personnes de même sexe : qu'est-ce que cela peut bien leur foutre ??? En quoi cela est-il dérageant ?!? Cela me rappelle étrangement le temps où Noirs et Blancs ne pouvaient s'unir. Après la couleur de peau, vient l'argument du sexe. M'enfin ... laissez-nous tranquilles…laissons-les tranquilles !"
 
Fabrice : "Je n’ai pas envie de me marier… L’égalité des droits, c’est aussi la possibilité de dire non au mariage. Et je ne vois pas pourquoi parce que je suis PD on me le refuse… Je n’ai pas envie de me marier, mais je le ferais peut-être pour ne pas laisser mon mari dans des difficultés financières après ma mort… et qu’une robe Chanel lui irait tellement bien à notre mariage. J’irais aussi manifester parce que l’idée que Timothée, Lilian et Gabriel n’aient pas deux mamans pour la loi m’est insupportable… L’égalité des droits qu’on en finisse… Qu’on en finisse et que l’on passe à autre chose… Que l’on puisse se battre pour que la loi n’emmerde plus les Trans, que la santé LGBT soit enfin une priorité pour mes communautés. Se battre aussi pour que les étranger malades ou pas puissent vivre tranquillement en France … Se battre enfin pour continuer à transformer la société pour que les personne malades, les séropos ne soient plus discriminés".
 
André Pérot & Christian Le Campion : "Depuis 30 ans, le sida a bouleversé ma vie. 1984, mon amant est parti, seul sans sa famille, moi seul sans lui et tout ce que nous avions construit ensemble, parti à jamais, emporté par sa famille qui l'avait depuis longtemps oublié. Aujourd'hui, se battre pour l'égalité des droits, c'est aussi se battre contre ces discriminations d'hier. Se battre à deux avec mon mari de 20 ans, manifester est déjà le début de la victoire pour oublier qu'hier nous avons souffert de ne pas avoir de droits".

Guillemette : "Oui, j’y serai et mes raisons peuvent se résumer en quelques mots : liberté de choix, égalité des droits, solidarité !"
 
Michel : "Une Justice pour TOUS, Une Loi pour TOUS, Un Mariage pour TOUS.
Hélas, loin de la métropole le 16, je serai dans ma tête à la Marche, car cette loi permet de reconnaitre ENCORE plus les couples de même sexe et les individus qui ont une sexualité et des amours diffé;rentes. C’est CAPITAL, (même si on ne veut pas tous se marier, ceux qui ne voudront pas auront le droit de ne pas le faire), car nous sommes TOUS ÉGAUX"
 
Théau : "Je vais marcher pour que les jeunes LGBT n’aient plus l’impression qu’ils seront des citoyens de seconde zone".
 
Vichenzo : "Pourquoi je manifeste le 16 décembre ? Car la France, pays des droits de l’homme et du citoyen, a pour devise "Liberté Égalité Fraternité", oui, mais en apparence car :
Liberté pour les couples de même sexe de se tenir par la main et de s’embrasser dans la rue ? C’est pas gagné ;
Egalité des droits pour les couples de même sexe ? C’est pour ça que l’on manifeste le 16 décembre ;
Fraternité entre hétérosexuels et homosexuels ? Il y a encore un peu de boulot !
Je manifeste aussi le 16 décembre, car voilà plus de 64 ans que la France a signé la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui a pour 1er article : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité". Et malheureusement en 2012, en France comme dans beaucoup d’autres pays signataires de cette Déclaration, les homosexuels-elles, et transsexuels-lles ne naissent pas libres et égaux en dignité et en droits, pourtant ils et elles sont bien doués de raison et de conscience. Alors le 16 décembre : Marchons pour l’Egalité des Droits".
 
Romuald : "Je ne veux pas me marier !!! Mais je veux avoir le droit de ne pas me marier. C'est pour cela que je défilerai le 16 décembre prochain en faveur du mariage pour tous. Je veux mes droits, rien que mes droits, tous mes droits".
 
Laurent : "Moi, je serais plutôt pour supprimer le mariage, qui, à mon avis, n’a plus grand sens dans notre société actuelle. Pourtant, j’irai manifester dimanche pour défendre l’égalité de tous les citoyens devant la loi, pour défendre une certaine idée d’humanisme, de progressisme et de laïcité qui font partie des valeurs de la France que je veux".
 
Alain : "Parce que la France porte toujours sur le fronton de ses institutions une devise "Liberté, Egalité, Fraternité" et que la déclaration des droits de l'homme (jusqu'à présent mise en avant par la gauche et le PS) définit l'égalité comme "consiste en ce que la loi est la même pour tous...". L'universalité de cette définition n'autorise donc pas en France, pas plus que dans d'autres pays, l'élaboration d'argumentaires pour justifier un droit inscrit sur nos institutions. Il faut juste un peu de courage politique et respecter les engagements pris. Je veux juste avoir la "liberté" ensuite de choisir".
 
Sonia : "Moi je suis pour le mariage pour tous, car on a TOUS le droit de faire des conneries !"

Vincent Pelletier : "Pour ma part, j'irais marcher à Paris le 16 décembre. Par ce que j'ai bientôt 50 ans. Par ce que j'ai toujours été gay. Par ce que je suis séropositif depuis 20 ans. Par ce que j'ai toujours voulu être un papa, mais que je ne pouvais imaginer élever un enfant seul. Il y a 10 ans, avec mon mari, nous avons voulu adopter. Tout le monde nous en a dissuadés, y compris des gens très proches. Nous étions malades et nous ne pourrions voir grandir cet enfant. Nous allions le mettre dans une situation difficile. Il était égoïste de vouloir un enfant sans penser à ce que lui vivrait plus tard. Je me suis lâchement laissé dissuader, mais c'est la mort dans l’âme que je ne suis pas père. Heureusement j'ai trois filleuls adorables, mais ce n'est pas pareil. Enfin je crois. Je ne le saurais jamais. Pour que cela ne se reproduise pas pour d'autres gays qui voudraient être père, pour que la pression sociale ne soit pas plus forte que le désir de paternité. Ce ne sont pas les homophobes que je crains le plus. Ce sont mes proches, ma famille, ceux qui me sont chers. Et quand l'ignorance, s'ajoute au climat ambiant, il devient difficile de lutter. Non pas pour soi, car là on trouve toujours les ressorts internes qui permettent de se battre, comme pour le coming out ou pour révéler son statut sérologique, quitte à se fâcher avec les cons.
Mais là, il s'agit d'un autre être, et on ne peut être égoïste au point de ne pas réunir les conditions idéales à l’épanouissement d'un enfant.
Je veux que l'adoption par deux pères ou deux mères devienne légalement possible, car seule la loi pourra faire taire, à la longue, l'immorale ignominie de la pensée archaïque.
Alors je marcherai Dimanche pour le bonheur des enfants de demain".
 
F. : "Participer à la marche du 16 décembre prochain, c’est une occasion en or de  lutter contre l’homophobie et, de manière plus générale, contre les discriminations dont souffrent  bon nombre de minorités".
 
Orel : "Société française, je ne me retrouve pas dans ton modèle unique de la famille, au travers du seul binôme homme-femme. Parce que je suis seule à élever mes enfants et que ta définition ne reconnait pas la réussite de l’équilibre monoparental. Parce qu’une sexualité épanouie te choque lorsqu’elle est différente, tu préfères accuser et dénoncer puis refuser, Même aux enfants sans parents, d’être choyés et accompagnés au regard de ta soi-disant morale sur "l’amour normal". C’est avec force que ton modèle unique doit être battu, et dimanche je demanderai l’Egalité des droits pour tous".
 
Christian : "J’irai à cette manifestation parce que cette question de l’égalité des droits est fondatrice de mon engagement militant, mais également car elle revêt une résonnance personnelle particulière. Quand je me suis pacsé avec ma compagne en 1999, un journaliste nous avait demandés : "Mais pourquoi se pacser en tant qu’hétéros ?". Notre réponse fut que, tant que les homosexuel-le-s n’auraient pas le droit de se marier, nous ne le serions pas non plus (eh oui, comme les Brangelina, mais avant eux). Ensuite, personnellement, en tant que bisexuel, j’aurais pu partager ma vie avec un homme… et ainsi avoir moins de droits, ce qui m’apparait comme singulièrement absurde. Bref, nous ne voulons toujours pas nous marier, mais nous défilerons et militerons sans relâche pour chacun ait le droit de choisir et pour faire entendre un autre son de cloche face à ce déferlement de haine homophobe qui dure depuis plusieurs mois maintenant".
 
Claire : "J’irai à la marche dimanche, pour qu’on naisse tous un jour véritablement libres et EGAUX en droits…"
 
JS : "L'égalité des droits pour tous… Pourquoi je manifeste et soutiens la cause. L'état de droit est l'espace qui donne un cadre légal garantissant à chaque personne une place dans la société également et fraternellement repartie, des mots chers à notre belle patrie. Ce cadre définit nos devoirs à tous, mais aussi nos droits qui ne sont toujours pas égaux. Ce "droit pour tous" ne doit pas être un simple slogan, mais doit être concrétisé par un texte de loi, seule garantie pour ne pas être un sous citoyen. La loi sert de référence, et en cas de non respect du droit, elle offre des possibilités de recours. Mais sur le plan beaucoup plus personnellement, lié aussi à l'histoire d'un monde où l'on a longtemps et toujours discriminé l'autre pour sa différence, je veux vivre dans une société débarrassée des discriminations, disons-le clairement d'homophobie. Aux décideurs politiques d'être cohérents. Cette revendication est une promesse de campagne, et les Français, dans leur âme et conscience ont voté pour un programme. Le respect aux règles et promesses faites est liberté aurait dit Rousseau".

Stéphane : "Défendre l’égalité des droits, c’est défendre le droit de choisir".

Pierre-Yves : "Oui, je serai à la manif car je me bats depuis toujours pour l'égalité et contre l'homophobie. Et la manif de dimanche répond à ces deux revendications car je suis convaincu que le mariage pour tous contribuera à lutter contre l'homophobie simplement en admettant que nous sommes des citoyens comme les autres, des couples qui veulent être reconnus en tant que tel... Même si pour le moment les homophobes sortent du placard pour vomir leur haine, ils finiront par se taire lorsque leurs prédictions apocalyptiques de destruction de la société ou de la famille ne se seront pas réalisées et qu'ils se rendront compte à quel point ils sont minoritaires et rétrogrades. Bref, soyons nombreux dimanche 16 décembre !"

Olivier : "Je n'aime pas trop les rassemblements, la foule, les slogans parfois ridicules, mais j'irai quand même. Je fais partie des personnes, j'imagine ne pas être seul, à avoir constaté la faiblesse de la mobilisation face à la déferlante réactionnaire en place depuis septembre. Je pense que ceci s'explique parce que le projet du "mariage pour tous" a été mal engagé et, en soi, c'est un frein à la mobilisation. Il aurait fallu tenir compte de l'histoire du PaCS et présenter une réforme du code de la famille qui amène une égalité des droits, mais aussi de nouveaux droits dans toutes les formes de conjugalité (concubinage, PaCS et mariage), qui engage tous les Français dans un esprit républicain et non pas uniquement sous le slogan, certes juste d'un point de vue intellectuel, de "l'égalité pour tous". Le choix fait a facilité la tâche d'une opposition en recherche d'un terrain de mobilisation contre un gouvernement de gauche qui, en plus, lui a ouvert un boulevard par ses tergiversations. Certes la France est un pays conservateur sur les mœurs et la famille. Les "lois de l'amour" sont souvent difficiles à obtenir, nous l'avons vu avec l'avortement. Il est clair aussi que nous sommes maintenant très loin des années 68, qui critiquaient le mariage comme outil de domination de l'hétéro patriarcat. Les dynamiques militantes gauchistes, laïques et contestataires ne sont plus aussi fortes. L'évolution de la société, le libéralisme, les hésitations du PS ont fait le reste. C'est pourquoi j'espère que la manifestation du 16 décembre arrivera à mobiliser au-delà de la communauté LGBT. Je suis aussi curieux de voir s’il reste de l'inventivité manifestante face à une droite qui a su s'organiser, utiliser les méthodes de l'activisme, les réseaux Internet, qui pense la mise en scène par le verbe et l'image de ses positions qui, elles, ont peu évolué.  La dynamique LGBT actuelle est portée par le mariage comme symbole ultime de l'inégalité des droits entre hétéros et gays dans notre pays. Au-delà de cet aspect, il y a des situations concrètes qui ne seront pas résolues par le mariage, car de nombreux couples ne veulent pas s'inscrire dans le cadre du mariage, ni inscrire leur famille dans ce cadre-là. Leurs choix sont légitimes et doivent pouvoir trouver une expression et une reconnaissance légales. Force est de constater que c'est le PaCS qui a le vent en poupe depuis plusieurs années parmi les Français, alors que le mariage est en perte de vitesse. Lors du PaCS, certains avaient soutenu le projet parce que ce n'était pas un mariage. Il ne faudrait pas l'oublier. C'est pourquoi j'irai manifester tout en restant convaincu, qu'une fois le projet de loi voté, le combat ne sera pas terminé, mais qu'il faudra une mobilisation pour faire évoluer les autres contrats régulant les différentes formes de conjugalité".

Commentaires

Portrait de gys

Parce que l'AMOUR n'a pas de sexe, n'a pas de couleur, pas de genre, pas d'appartenance, pas de raison, pas de politique, pas de... n'a pas d'odeur...quoique ça se discute...parce que nous sommes Très en retard par rapport à certains Pays, parce que nous sommes dans 1 pays de Réacs, de coincés, d'hypocrites....parce que j'ai 1 neveu homo, 1 nièce homo, plein de copains homos qui ont envie d'avoir des Bébés, niards, gosses, chieurs, pisseurs, des ENFANTS comme tous les humains...nous sommes faits pour procréer donc on en veut des Enfants... conçus, adoptés, procréassistés, éprouvettés, confisqués, trouvés, enfantés, désenchantés, volés...non!

Parc que nous avons TOUS droit aux même Droits et Devoirs...nous les Citoyens du monde et de la Planète.

Je ne veux pas parler de différence mais de Préférence, je ne veux pas parler d'Inégalité mais d'Egalité, je ne veux pas parler de société mais de Liberté...en toute simplicité, dans la Dignité et Fraternité.

Mieux vaut 2 Parents du même Sexe équilibrés que des parents hétéro désaxés...

Voila pourquoi j'irai manifester en Janvier 2013