Etrangers gravement malades : Hollande et Ayrault interpellés

Publié par jfl-seronet le 13.06.2012
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Etrangers malades
Collectif interassociatif dont AIDES, l’Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers (ODSE) a écrit (23 mai) au président de la République François Hollande et au Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour les alerter sur le sort de deux personnes étrangères gravement malades qui vivaient en France et qui ont été expulsées vers des pays où elles risquent la mort, faute de traitement disponible. L’ODSE leur demande le retour en France de ces deux personnes.
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Les deux courriers sont partis le 23 mai dernier. L’un s’adresse au président de la République François Hollande, l’autre à son Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Dans ces courriers, l’ODSE rappelle les deux cas dont elle s’est saisie et qui concernent deux personnes étrangères gravement malades, vivant en France et qui, sous l’ancien gouvernement, ont été expulsées vers des pays où elles risquent la mort, faute de traitement disponible. Ces deux expulsions ont eu lieu fin avril, avec l’accord de Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur. L’ODSE s’est immédiatement mobilisée, elle avait d’ailleurs fait campagne pour que les expulsions n’aient pas lieu… mais sans succès.


Le 27 avril, à 4 heures du matin, un Géorgien atteint d’une hépatite C, sous traitement, est expulsé vers son pays d’origine. Saisi par plusieurs des associations membres de l’ODSE, le ministère de la Santé avait transmis au ministère de l’Intérieur un avis, dont celui-ci n’a pas tenu compte. Il expliquait pourquoi il était dangereux pour la vie de l’intéressé de ne pas maintenir son accès aux soins en France : il risque en effet une cirrhose du foie en cas d’interruption de traitement. Rien n’y a fait.


Le 27 avril, à 6 heures du matin, un Marocain séropositif au VIH, est extrait de la prison d’Avignon pour être expulsé en avion à Casablanca. Incarcéré, il avait adressé une demande de renouvellement de sa carte de séjour pour soins à la préfecture de l’Hérault ; sa carte de séjour l’attendait d’ailleurs à la préfecture. Il était donc protégé contre l’expulsion du territoire. Le juge pénal a tout de même prononcé une double peine contre lui, illégalement, et le ministère de l’Intérieur, saisi de sa situation par la Cimade le 26 mars dernier, a pourtant organisé son renvoi vers la mort.


Dans ces courriers, l’ODSE demande à François Hollande et à Jean-Marc Ayrault de "faire revenir ces personnes au plus vite en France afin qu’elles puissent y poursuivre les traitements engagés. La demande semble d’autant plus légitime pour l’ODSE que pendant la campagne présidentielle, François Hollande s’est engagé à rétablir la protection légale des étrangers gravement malades telle qu’elle existait avant la loi du 16 juin 2011.


L’ODSE sollicite aussi auprès du chef de l’Etat et du Premier ministre un rendez-vous pour préparer le rétablissement de la protection légale des étrangers gravement malades telle qu’assurée avant la loi du 16 juin 2011. L’ODSE demande aussi que des "instructions claires soient transmises aux administrations compétentes pour éviter de nouvelles expulsions de personnes malades".

L’ODSE est un collectif d'associations qui entend dénoncer les difficultés rencontrées par les étrangers dans les domaines de l'accès aux soins et du droit au séjour pour raison médicale. Il porte des revendications communes. Act Up-Paris, AFVS, AIDES, Arcat, le Catred, la Cimade, le Comede, la Comegas, la Ligue des Droits de l’Homme, le Gisti, Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Mouvement Français pour le Planning Familial, MRAP, PASTT, Sida info Service, Solidarité sida, etc. en font partie.

Commentaires

Portrait de karimdz

vraiment vs etes des anges et mille merci a votre aide et votre soutien en vers ns les malades je pensais que le france etait un pays des droits de l'homme vraiment je ss choqué refusé les soins a des malades sachant que dans leurs pays ils risque de mourir pas uniquement du manque des soins mais du tabout des pays africain tel que l'algerie tunisie maroc et bcp d'autre vs pensez que c'est un plaisir ns les malades de venir en france pour etre traite de la sorte ? comme si sa ns suffis pas d'etre condamné au traitement tous notre vie et aucune vie personnel ni etre parents un jour je ss algeriens et je ss malade depuis peu je vie caché je vie seul dans ma souffrance et si sa venais a se savoir sa sera ma fin pour ns c'est consideré comme la maladie de la honte imaginé un seul instant mon calvaire imaginé un seul instant notre detresse sa sera pas possible maleureusement si vs avez personne de votre entourage malade ou vs meme et dans cette vie nul n'est a l'abris alors MESSIEURS MEDAMES les responsable essayer de conpatir a notre detresse essayer de vs imaginé comme ns et MONSIEUR LE PRESIDENT tous le monde a vue en vs un espoir de vie meilleur un homme de droit un surtout un homme coeur amicalement karim d'Algerie malade en detresse