Fabienne Lopez : "La logique voudrait que pour exploiter ses vertus, on ne fume pas le cannabis"

Publié par Mathieu Brancourt le 24.01.2014
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Interviewcannabis thérapeutique

Militante à l’association ASUD (association Auto-Support usagers de drogues) et à Principes actifs, Fabienne Lopez connaît les vertus thérapeutiques du cannabis pour s’y être tout simplement intéressée à la suite d’un traitement du cancer qu’elle a dû démarrer en 2008. Interview.

Que sait-on de la consommation de cannabis par les personnes séropositives ?

Au final, pas beaucoup de choses. Les données que l’on a ne permettent pas de connaître les motifs de la consommation : à titre thérapeutique ou récréatif. En ce qui concerne le VIH, l'usage thérapeutique est arrivé des Etats-Unis, de Californie précisément, des usagers de cannabis militaient pour sa dépénalisation dans les années 80 et revendiquaient ses vertus thérapeutiques, et beaucoup de ces militant-e-s étaient dans les mouvements homos. Ces personnes séropositives arrivaient à soulager les effets secondaires des traitements lourds qu'elles consommaient, à stabiliser leur poids, calmer les nausées et garder le moral : il fallait que cela se sache, et elles l'ont fait savoir.

En France jusqu'en 1954, le chanvre (cannabis) a été utilisé en tant que plante médicinale et vendu en herboristerie à défaut d'avoir un bout de jardin pour en planter. C'est à l’association Asud au début des années 90 que j’ai rencontré des personnes séropositives qui fumaient de l’herbe pour ces mêmes raisons et comme en plus elles étaient sous substitution cela leur permettaient de "calmer le jeu" comme elles le disaient si bien : en clair éviter de boire de l'alcool. A l'époque, il ne fallait surtout pas le dire… En parler de manière positive était puni par la loi (incitation) alors que cela  aidait concrètement les personnes.

Quels sont les effets attendus du cannabis à usage thérapeutique sur la santé des personnes vivant avec le VIH ?

Les effets les plus connus du cannabis sont ses propriétés psychotropes dues au THC. Le cannabis provoque une légère euphorie, voire une ivresse, qui peut être désagréable pour une personne qui n’en a jamais consommé. On a longtemps cru que c'était le THC qui contenait ces vertus thérapeutiques, depuis, la recherche (à l’international) a permis de découvrir plusieurs cannabinoïdes qui participent à soulager tout un tas de douleurs, qu'elles soient d’ordre neurologique, musculaire, ophtalmique, osseux, etc. Des chercheurs américains travaillent actuellement sur les effets du cannabis sur les cancers, mais je reste sur mes gardes quant au résultat des études, j'ai très peur de ce qui s'est passé à la fin des années 80, quand un mouvement venant de Suisse (Zurich) a prôné l'usage de certaines plantes médicinales pour guérir du sida et arrêter les traitements : les gens qui y ont cru sont morts. Il faut certes se méfier des théories médicinales alternatives, mais le mieux serait qu'en France on aide davantage les chercheurs à travailler sur cette question. Peut-être que certains cannabinoïdes ont un effet sur les cellules cancéreuses, mais en France aucun cancérologue, aucun chercheur ne s'avance sur cette question. Si je prends mon exemple, mon cancérologue me dit que si cela me fait du bien il ne faut pas arrêter, mais je ne peux pas en discuter avec lui. En revanche, mon médecin traitant en discute facilement car il a d'autres patients qui, eux, sont séropositifs et il voit les effets bénéfiques du cannabis sur ces patients.

Est-ce un enjeu à prendre en compte quant à l’arrêt du tabac chez les personnes vivant avec le VIH ?

Vivre avec une maladie chronique ou un cancer est un énorme facteur de stress, et puis quand on angoisse, on fume davantage. Le cannabis est, pour beaucoup de malades, un antidépresseur, un moyen de faire diminuer le stress quotidien... Le problème est dans le joint : la consommation de cannabis et tabac sous forme de cigarette. Car ce n’est pas le cannabis en lui-même, mais sa combustion avec du tabac qui fait des dégâts au niveau pulmonaire et immunitaire. La combustion de l’herbe (cannabis sous forme naturelle) libère cinq fois plus de monoxyde de carbone que le tabac. Et pour arrêter la cigarette, il faut stopper ces deux consommations en même temps. Le tabac est un piège. Même si l’on possède l’information, c’est une vraie drogue. Il est donc important de dire aux personnes séropositives que fumer fragilise énormément et qu’arrêter est crucial pour leur santé. C’est la meilleure chose à faire, mais stigmatiser ou faire culpabiliser n’aide pas les fumeurs à arrêter. Beaucoup d’anciens fumeurs de joints ont réussi à quitter la "fumette" pour seulement vaporiser ou ingérer le cannabis. Mais c’est un mécanisme de transition complexe, et l’arrêt du tabac peut être facteur de dépression, surtout lorsqu’on s’est "construit" mentalement avec depuis longtemps. J’ai fait partie des "fumeurs lourds" et j’ai eu du mal à arrêter de fumer.

Pensez-vous que le cannabis thérapeutique puisse être un moyen d’amélioration de la vie des personnes séropositives ?

Oui, je dirais que cela apporte un meilleur confort de vie et beaucoup en témoignent plus librement maintenant. La logique voudrait que pour exploiter ses vertus, on ne fume pas le cannabis, mais qu’on le vaporise sur le même principe que l’e-cigarette, ou qu’on l’ingère par des décoctions, des gélules ou en le mélangeant à des aliments. Le cannabis possède un véritable intérêt thérapeutique pour les personnes, en agissant de manière efficace sur les effets indésirables majeurs des traitements. L’évolution récente de la loi [le décret du 5 juin, voir ci-dessous, ndlr] va aider à libérer la parole et les médecins vont pouvoir comprendre que le cannabis est efficace contre certaines pathologies et donc écouter enfin leurs patient-e-s. Avoir accès à un nouvel outil bénéfique à la santé, c’est pouvoir s’en faire prescrire, mais pas dans une forme "fumée".  Mais cela induit de ne pas infantiliser les personnes.

Aujourd’hui, on ne donne pas suffisamment accès à des outils de substitution parfois onéreux, comme l’e-cigarette, qui favorisent l’arrêt d’une consommation qui coûte, elle aussi, en matière de santé. Je pense que cette volonté de créer une "guerre" entre non-fumeurs et fumeurs, en pointant du doigt la cigarette électronique comme nouveau mauvais exemple, est contre-productif. On dit aux gens : "Cachez-vous". Mais stigmatiser une population de fumeurs, c’est stigmatiser également une population d’usagers de drogues.

Où est l’autorisation de médicaments à base cannabis thérapeutique en France ?

Le décret du 5 juin 2013 du ministère de la Santé va permettre l'autorisation de délivrer un médicament à base de cannabis naturel sous forme de spray (Sativex) et sa vente en pharmacies, mais avec une autorisation temporaire d'utilisation [Le 9 janvier 2014, le ministère de la Santé a délivré une autorisation de mise sur le marché pour ce médicament qui devrait être commercialisé en France en 2015]. Il était déjà possible depuis les années 90 d’obtenir un dérivé synthétique du cannabis, le Marinol, restreint à deux pathologies : cancer et  VIH, pour lutter contre la perte d’appétit et les nausées. Mais trop peu dosé, il reste assez peu efficace et provoque chez certains des angoisses et des maux de tête. Le Sativex a l’atout d’être du cannabis pur et utilisable en spray. L’Autorisation de mise sur le marché, a priori, n’est recommandée que pour les personnes atteintes de sclérose en plaques et/ou souffrant de douleurs neuropathiques. Cette décision, qui ouvre la porte vers une modification de la loi sur les stupéfiants concernant le cannabis pour la reconnaissance de ses vertus thérapeutiques, est une bonne chose, mais malgré cette ouverture cela ne permet pas son usage, ni sa production (personnelle à titre thérapeutique) : cela veut dire que ce sera du Sativex et rien d'autre ! La France reste en retard derrière de nombreux pays (Espagne, une vingtaine d'états aux Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Italie, Nouvelle-Zélande, Australie, Pays-Bas, etc.) qui reconnaissent désormais l’intérêt curatif des principes actifs du cannabis, et en permettent sa détention, son usage et pour certains une petite production : toutes ces choses qui, ici, vous mènent droit au tribunal.

Commentaires

Portrait de Felix77

c'est meilleurs en infusions, encore faudrait-il avoir une qualité bio, chez toute herboristerie. 

Portrait de pascalcoucou

Mais perso, en spaces ou infus, (plus mon magic-fligth)c'est pas mal du tout, sans la nocivité de la combustion, ni goudrons bien sur, que des bien réalisés, avec que de la beuh, comme ils font aux us ça évite a plein de personnes à fumer, tout est question de lois, vivement que ce litige soit géré d'une manière efficace, ce qui manque en France, ça me permet de ne quasi plus toucher au tabac sauf dans quelques pets, mélange tabac beuh, de moins en moins .

                         Pascal ... .. .

Portrait de Bigorno1015

On peux toujours attendre nous en France , une dépénalisation ou où légalition, thérapeutique, public dans un rêve.de la bio! Autant la faire soit même . La loi. La justice, DANS TON CUL.!

Portrait de Jean-Louis Bouvarel

Je vous demande pardon pour le ton sarcastique, mais après 44 ans de prohibition pour un truc qui ne vaut pas tripette, cela en devient plus que rageant.

Désolé, pour vos espoirs, mais le Sativex en France n'est autorisé que dans un cadre drastique concernant la sclérose en plaque (rigidité de je ne sais plus trop quoi réfractaire aux autres médicaments). On estime entre 2000 et 5000 patients bénéficiaires, tout au plus. Les autres patients sont priés de mourir le plus inconfortablement possibles ... sans faire chier !

Marinol et équivalents sont du THC de synthèse, certes, mais les inconvénients cités proviennent de l'absence d'autres cannabinoïdes (comme le CBD) qui en régulent et préviennent les effets indésirables. L'astuce serait alors de rajouter du CBD en prise complémentaire. Normalement, ce ne devrait pas être illégal puisque le CBD n'est pas reconnu comme stupéfiant. "Normalement", mais nous somme en France et il n'y règne pas le même "normalement" qu'ailleurs.

Tiens, La vieille France (salut), au fait, votre intervention me fait réaliser qu'il y a une voie médicale qui n'a pas encore été expérimentée avec le cannabis : le suppositoire au THC ! Recette : huile d'olive, des fleurs de chanvre riches en THC en macération (solution à filtrer ensuite), un peu de paraffine alimentaire pour rigidifier l'ensemble, tenir au frais si vous ne voulez pas que le suppo vous éclate dans les doigts. Et puis il faut un moule, mais cela s'achète en pharmacie.

Notice de précaution d'emploi : somnolence possible, euphorie (hé-hé !) possible, crises de parano possibles et, à la longue, complications judiciaires certaines !

Remarquez : un médicament qui en remplace 30 ou 40 ruinerait les industries pharmaceutiques ! N'avez-vous donc pas honte de vouloir égoïstement faire passer vos basses préoccupations médicales avant les intérêts financiers de nos braves et bonnes industries ?

Évidement, c'est de "l'humour noir" de circonstance. A non, c'est vrai, suis-je sot ? Depuis peu, les noirs n'ont plus le droit de faire de l'humour !

Finalement, cela devient compliqué de rester au pays et, pas que pour une simple histoire de cannabis. ! Celui qui reste en France : ou il est con, ou il est très très très patriote, ou alors, c'est qu'il n'a pas le choix !

Salutations

Portrait de frabro

Je suis né français, je ne l'ai pas choisi c'est comme ça. mais finalement j'aime bien ce pays, où je suis correctement pris en charge pour mon vih grace à un accès aux soins facile et gratuit. Je l'aime bien aussi parce que je peux y vivre ma vie d'homo sans difficultés et avec des droits égaux aux hétéros. Je l'aime bien aussi parce que la parole raciste, homophobe, sérophobe, antisémite y est prohibée, *** un propos a été modéré ***

Alors ce n'est pas le sujet du cannabis qui me fera renier mon pays, même si je milite pour sa légalisation et l'encadrement de sa distribution. La France est en retard sur le sujet, comme elle est en avance sur d'autres.

Quand au complot des industries pharmaceutiques, ça me fait doucement rigoler : ceux qui auraient le plus à perdre à la légalisation du cannabis seraient les dealers et l'économie souterraine, pas les labos qui se dépêcheraient de fabriquer les médicaments dont nous avons besoin pour en tirer les bénéfices qui vont avec.

Au fait, si "ce truc ne vaut pas tripette", pourquoi le défendre et venir sur Seronet juste pour cette "cause" ?

Solidairement

Portrait de pascalcoucou

C'est pas trop  la peine d"y compter, mais imagine si ça se fait hum juste toléré ça serait bien, mais je sais pas combien d'herbe en trafic, plutôt le teuch qui se vend le plus, la beuh c'est pas ça,  les fumeurs le savent bien, si tu la fait pas toi même va savoir comment ça à poussé, quels produits accélérateurs et engrais pesticides et j'en passe, du naturel c'est dur a en faire, et long, en attendant je me débrouille comme je peux.

Je parle plus pour les patients traités, qui en ont besoin, pas tous aiment ça, d'autres c'est l'alcool, ou les cachets, enfin, l'avenir nous le dira !!!!

                          Pascal ... .. .

Portrait de pascalcoucou

Juste pour lancer une dynamique, sauf pour les deux maladies autorisées à faire au moins l'essai cadré avec références etc ... comme pour les médocs les tri les chimios et autres, trouver le panel de ceux qui s'en servent (personnes multi posologies, et les séropos, les coinfs et bien sur le cancer) ça serait logique.

Mais, ça arrivera bien un jour, c'est sur,sinon, faire comme Paulette, des trucs a manger au lieu de fumer, ça marche bien dans les festivals, ou alors, faut mettre un ministre de la fumette.

Et ploum, tiens un p'tit coup de Magic fligth et ça repart, mieux que le Mars.

                          Pascal ... .. .

Portrait de Jean-Louis Bouvarel

Ok ! D'abord, je me présente. C'est vrai que ma venue fait un peu "cheveu tombé dans la soupe". Voilà : je suis rédacteur à Chanvre Info. Pour vous préciser un peu, mon boss et moi, nous sommes chanvrier, rien à voir avec des lascars de cité !

Chanvrier cela veut dire que nous avons une expérience agricole, et dans le cas d'André Fürst une expérience de commerce et de fabrication de dérivés du chanvre. Maintenant, Chanvre info c'est un média. Ceux qui y bossent le font gratos pour la cause.

Alors de quoi il s'agit ? D'abord, je suis venu à vous en rapport à des sujets que je développe. Le cannabis est un médicament pour nombre de maladie, ce n'est pas un scoop. Il est interdit en France et un peu de partout : je ne vous l'apprend pas non plus.

A Chanvre Info, nous traitons de l'actualité cannabique, nous essayons d'y relayer notre point de vue, mais aussi, nous cherchons à monter des petits dossiers sur l'aspect thérapeutique de cette plante. Enfin, il y a aussi l'aspect politique de vouloir un peu secouer le cocotier !

Par exemple, nous avons traités de quelques cas de pathologies rares :

http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Coup-de-coeur-de-redacteur.html
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Maladies-rares-et-orphelines-quand.html
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Cannabis-medical-une-information.html

Dans le cadre de mes recherches de sujets, je suis tombé par hasard sur l'article de Fabienne Lopez qui précède ces commentaires. L'occasion faisant le larron, je me suis inscrit dans ce site. Et voilou-voilà !

Aussi, je me suis dit que j’étais finalement bien placé pour réaliser un dossier sur le cannabis et la séropositivité. Car ce qui m'intéresse, c'est de témoigner de la réalité : vos remarques comme vos critiques seront fort appréciées;

Alors fabro (bonjour), je vous cible car vos propos sont caractéristiques : vous dites que la France est en retard. Retard de quoi, en rapport au cannabis médical ? Faudrait encore qu'elle veuille "assouplir" sa position et ce n'est pas le cas. Cela fait 44 ans que je connais l'interdit, si vous espèrerez "qu'elle rattrape son retard", vous risquez d'attendre 44 ans de plus !

D'abord, il faut préciser que ce n'est pas la France (le pays) qui bloque, mais une poignée de prohibitionnistes bien implantés là ou il le faut, pour manœuvrer leur petit bizness. 44 ans d'interdit, cela se traduit par 44 ans au pouvoir. Dans une démocratie, ces personnes ont su rester en place en dépit de tous les changements de gouvernements qui se sont succédés. "y'a" de l'anguille sous roche si vous réfléchissez bien.

Il y aurait beaucoup à développer à ce sujet. Parce qu'il y a quelque chose de très antidémocratique derrière la prohibition.

Ensuite, il y a tous les mensonges de la prohibition. Cela fait plaisir : car ils sont tous en train de tomber les uns après les autres. Vous pouvez le vérifier ici par vous-mêmes : http://www.cannabis-med.org/?lng=fr (farfouiller aussi dans leurs archives).

Au niveau non médical : 13.5 millions de fumeurs (chiffre officiel, du gros "addict" au très occasionnel, tout compris). Au PS : 160 000 adhérents et à l'UMP, 250 000. Comment se fait t-il qu'une poignée d'individu mettent à l'amende autant de personnes ?

Ensuite, il faut comprendre le but recherché et les moyens mis en œuvre pour ce faire. Aujourd'hui, le but, c'est l'éradication de la pratique culturel du cannabis puisque cela leur pose problème. Mais avant cela, c'était tout simplement l'éradication de la culture du chanvre. Je dis bien le chanvre (en général) et non pas son seul aspect psychoactif ! Il s'agit donc d'un complot industriel. Évidement, je n'ai pas la place de tout vous dire ici, mais nous (activistes chanvriers) avons les preuves de ce que je vous avance ici.

Ensuite, même si cette interdiction est une injustice, nous ne nous battons pas que pour cela. Cette plante répond à des besoins impératifs de réparations écologique et de développement économique de l'écologie. Là encore, il me faudrait des centaines de pages pour vous en détailler toutes les possibilités.

Nous préférons résumer la chose par la formule suivante : le cannabis connait environ 25 000 brevets et presque 150 000 applications qu'on peut en tirer. (http://issuu.com/encyclocanna/docs/l_encyclop_die_du_cannabis_partie_1__...). Moi aussi, j'ai du mal à croire à ce chiffre pourtant Chris Conrad l'a vérifié. Ni lui, ni Jack Herer (ni moi qui ait relayé cette info) n'ont été condamnés pour ces propos et croyez-moi que la prohibition ne nous "raterait pas" si c'était faux.

Voilà pour une très sommaire présentation. Et encore, je n'ai pas développé la question du cannabis médical !

Pour autant, ma venue ici se cantonne à celui-ci, si vous le voulez bien. Je n'ai pas envie de vous prendre la tête avec tout cela, cela n’intéresse en fait que ceux qui veulent bien se pencher dessus.

Pour en revenir à la condition de séropositivité, si j'ai bien compris, vous vous plaignez de ségrégations, rejets, d'incompréhensions, de violences parfois ... liés à de l'homophobie ou non. Il parait que les défunts séropositifs sont laissés dans un coin : "faut pas y toucher"! et j'en passe et des meilleurs ...

Et bien figurez-vous que le peuple de l'herbe connait aussi son lot de "connerie appliquée". On nous met tantôt en prison, tantôt en asile, on ne peut plus rouler en voiture (du tout, même quand on est pas sous effet), y'a discrimination à l'embauche ... bref, juste pour dire qu'on peut se comprendre. Ah ! J’oubliais, des amendes pharao-niques et des peines de prison (quand ce n'est pas les soins forcés et/ou l'asile).

Bref, le cannabis, c'est un peu tout cela voyez ! On pourrait en parler pendant des heures, des jours et des semaines !

Voilà que je fais dans le monologue. J’arrête ici sinon, c'est de l'aspirine qu'il va vous falloir, pas du canna !

Fabro, quand je parlai d'être con, c'était une façon de dire que la beaucoup de français partent à l'étranger soit pour du job, soit pour un cadre de vie moins contraignant. Je ne visais pas les personnes qui sont ici. Parce qu'il n'y a pas que des problèmes de canna ou de Sida. Y'a pas de boulot, les petit commerçants sont devenus smicards, le coût de la vie à décuplé depuis le passage à l'Euro, on nous pompe de partout à coup de taxes, impôts et amendes ...

Salutations à tous !

Portrait de Ouhlàlà

Merci Jean-Louis !

Une pincée ou deux de résine de bonne qualité entre deux morceaux de chocolat au lait, 10 mn au four à 120°. Bon appétit !