Grippe A : nouvelles du front !

Publié par Franck-seronet le 13.01.2010
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grippe A (H1N1)
On a l'habitude… C'est comme ça depuis l'arrivée de la grippe A… Tout change chaque semaine lorsque ce n'est pas chaque jour. Seronet fait donc le point sur les dernières nouvelles concernant la grippe A (H1N1)… en attendant que d'autres infos tombent.

Alors que la polémique ne faiblit pas en France à propos du coût très élevé de la campagne de vaccination (on parle de 2 milliards d'euros, soit le déficit des hôpitaux français !), voilà comment se présente désormais la campagne de vaccination.


- Il n'est plus besoin de bon de la sécurité sociale pour aller se faire vacciner ;
- Les centres de vaccination, toujours ouverts, devraient le rester jusqu'en février ;
- Les médecins généralistes, de ville, ont été autorisés à vacciner. Selon le ministère de la Santé, ils proposeront à leurs patients la vaccination contre la grippe A selon les modalités qu'ils jugeront les plus adaptées. Soit au cours d'une consultation ou d'une visite habituelle, soit lors de séances spécifiques et collectives pour vacciner plusieurs patients. Des doses de vaccin individuel permettront d'adapter l'offre dans les endroits où peu de personnes sont amenées à se faire vacciner par jour. Sinon, on est sur des multidoses de dix vaccins, plutôt pour les lieux de passage ou les accueils groupés ;
- Il n'y pas d'alerte de sécurité particulière pour les séropositifs à ce jour. On a relevé le décès d'une personne en 2009 à Rennes avec grippe A et complications ;
- Le pourcentage de femmes séropositives enceintes qui se sont faites vacciner semble très (trop) bas. Par exemple, il est estimé à seulement 20 % sur la file active de femmes séropositives enceintes à l'hôpital Cochin à Paris. Il y a eu des fausses couches et des morts in utero chez des femmes non vaccinées et dont l'entourage ne l'était pas non plus. Il y a vraiment un sur-risque identifié dans ce cas et on ne peut que rappeler l'intérêt de la vaccination pour les femmes enceintes séropositives ;
- Il peut encore y avoir un pic épidémique d'ici à quelques semaines. Donc même si le virus circulant est actuellement en décrue, il peut revenir, même si une bonne partie de la population est désormais immunisée (soit parce qu'elle est vaccinée, soit parce qu'elle a déjà contracté la grippe).


Enfin, on peut rappeler que les associations de lutte contre le sida sont représentées via le TRT-5 au conseil scientifique de l'essai de l'ANRS baptisé HIFLUVAC. Il s'agit d'un essai sur la vaccination contre la grippe A pour les personnes vivant avec le VIH. Des premiers résultats publics de cette enquête devraient être présentés à la CROI 2010 (une grande conférence internationale sur le VIH qui se déroule en février prochain à San Francisco).

Commentaires

Portrait de sonia

Grippe : ce que l’OMS n’avait pas prévu Intervenant ce lundi 18 janvier 2010 devant le conseil exécutif de l’organisation, la directrice de l’OMS, Margaret Chan a reconnu qu’elle n’avait pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner et qu’une partie du problème vient de la grande différence entre ce qui était anticipé et ce qui est arrivé. Sans aller jusqu’à faire amende honorable, Mme Chan reconnaît qu’il y a bien eu un problème dans la gestion de la pandémie grippale, avec de nombreux pays qui se trouvent aujourd’hui confrontés à d’importants surplus de vaccins. La directrice générale de l’organisation onusienne l’explique par deux raisons : d’une part, « nous avions prévu qu’il y aurait des problèmes pour produire des vaccins suffisamment rapidement (...), mais nous n’avions pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner ». Selon elle, c’est parce que « les gens ont aujourd’hui accès à un large éventail de sources d’informations (...) L’époque où les responsables de santé pouvaient donner leurs recommandations (...) et attendre que les populations s’y plient est sans doute révolue ». D’autre part, Mme Chan admet qu’il y a eu « une grande différence entre ce qui était anticipé (par l’OMS), après avoir observé pendant si longtemps le virus mortel H5N1 et ce qui est arrivé heureusement avec le H1N1, qui s’est montré relativement peu agressif ». Alors que « le pire est peut-être derrière nous », la directrice de l’OMS affiche cependant son soulagement : « Le virus n’a pas effectué de mutation pour devenir plus virulent, souligne-t-elle. La résistance à l’oseltamivir ne s’est pas propagée largement. Le vaccin s’est révélé efficace et a réduit la circulation du virus. Sur chacun de ces points, les choses auraient pu mal tourner ». Le Conseil de l’Europe se penche aussi sur la gestion internationale de la crise ; il a ouvert lundi une enquête sur « l’influence de l’industrie pharmaceutique au sein de l’OMS ».

http://www.quotimed.com/web/index.cfm?fuseaction=viewflash&waidx=1681

Deux points me semblent essentiels, l'echec de la campagne d'information et de mobilisation sur la grippe A  Et l'aveu d'un manque d'objectivité avec l'ouverture d'une enquête sur les lobbies de l'industrie pharmaceutique. Je ne peux m'empêcher de faire la liaison avec la situation que vivent les associations de lutte contre le sida quand elles doivent gérer les conflits d'intérêts , des avis des experts medicaux et qui sont en même temps salariés de laboratoires pharma,

Portrait de alsaco

que les industries pharmaceutiques financaient une grande partie de l 'oms. (salut les terriens) alors pkoi une enquête du conseil de l 'Europe !!!!!!!! a suivre