Groupe d’études VIH : qui en fait partie ?

Publié par jfl-seronet le 02.04.2023
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Politiquegroupe d'étudeAssemblée nationale

La composition des différents groupes d’études de l’Assemblée nationale a été arrêtée. Seronet a voulu savoir quels-les parlementaires s’étaient inscrits-es (en date du 14 mars) dans trois groupes thématiques importants : celui sur le « VIH et sida », celui sur les « discriminations et lgbtqi-phobies » et celui sur la « prostitution ». Revue de castings.

VIH et sida

Lors de la précédente législature, le groupe était présidé par le député LaREm, Jean-François M’Baye. C’est le même parti, mais cette fois sous le nom de Renaissance, qui assure la présidence du groupe en la personne de Brigitte Liso (députée du Nord). Elle pourra s’appuyer sur six vice-présidents-es : Arthur Delaporte (PS, Calvados), Raphaël Gérard (Renaissance, Charente-Maritime), Andy Kerbrat (France Insoumise, Loire-Atlantique), Karine Lebon (GDR, Réunion), Maxime Minot (LR, Oise) et Lionel Tivoli (RN, Alpes-Maritimes). Ce dernier n’est pas le seul représentant de l’extrême droite dans ce groupe d’études puisqu’on y trouve aussi Thierry Frappé (RN, Pas-de-Calais) au poste de secrétaire, Sébastien Chenu (RN, Nord) et vice-président de l’Assemblée nationale, Frédéric Falcon (RN, Aude) et Jean-Philippe Tanguy (RN, Somme) ; soit cinq députés d’extrême-droite sur 24. Le parti Renaissance compte huit députés-es (Brigitte Liso, Raphaël Gérard, Jean-Charles Grelier, Anne Brugnera, Vincent Ledoux, Ludovic Mendès, Véronique Ritton, Marie-Pierre Rixain). La Nupes compte sept représentants-es (Arthur Delaporte, Andy Kerbrat, Karine Lebon, Ségolène Amiot, Hadrien Clouet, Anna Pic et Sandrine Rouseau). Deux élus LR (Maxime Minot et Pierre Vatin) et deux élus Modem (Éric Martineau et Bruno Millienne) complètent le groupe. À noter que le seul médecin du groupe (Thierry Frappé) est du RN.

Discriminations et lgbtqi-phobies

Co-présidence pour ce groupe avec Ségolène Amiot (France Insoumise, Loire-Atlantique), qui fait aussi partie du groupe d’études « VIH et sida », et Aurélien taché (Écologiste, Val-d’Oise). Un groupe pléthorique avec pas moins de 35 parlementaires, dont quatorze membres de Renaissance (Belkhir Belhaddad, Anne Brugnera, Céline Calvez, Clara Chassaniol, Fabienne Colboc, Laurence Cristol, Raphaël Géard, Joël Giraud Brigitte Liso, Lysiane Métayer, Astrid Panosyan-Bouvet, Marie-Pierre Rixain, Lionel Royer-Perreaut, Christopher Weisbberg ), onze de la Nupes (Nadège Abomangoli, Arthur Delaporte, Elsa Faucillon, Marietta Karamanli, Fatiha Kelou-Haci, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Karine Lebon, Sandra Regol, Eva Sas, Sabrina Sebaihi), trois du Rassemblement national (Pierrick Berteloot, Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy) auxquels on peut associer la député non –inscrite d’extrême-droite Emmanuelle Ménart, deux députés des Républicains (Maxime Minot et Pierre Vatin) et un député du Modem (Éric Martineau). A noter que pas moins de douze députés-es de ce groupe d’études font également partie du groupe d’études « VIH et sida ». Dans ce groupe, c’est la députée Laurence Cristol qui est médecin (gériatre en oncologie).

Prostitution

C’est la députée Anaïs Sabatini (Rassemblement national, Pyrénées-Orientales) qui préside ce groupe, qui comprend quatre autres élus-es d’extrême-droite : Pascale Bordes (RN, Gard), Victor Catteau (RN, Nord), Sébastien Chenu (RN, Nord), Géraldine Granier (RN, Doubs). Le groupe comprend cinq députés-es de la Nupes (Emeline K/Bidi, Sarah Legrain, Soumya Bourouaha, Marietta Karamanli, Fatiha Kelou-Haci), quatre du groupe Renaissance (Clara Chassaniol, Jean-Philppe Ardouin, Émilie Chandler et Joël Giraud), deux parlementaires Les Républicains (Philippe Juvin et Virgine Duby-Muller), deux élus-es Modem (Maud Petit et Perrine Goulet) et une élue du groupe Horizons (Agnès Carel) et un du groupe LIOT (Guy Bricout). Le groupe d’études comporte dix-neuf élus-es dont quatorze femmes. Le médecin du groupe est le Pr Philippe Juvin. À noter que le groupe comprend deux avocates et un juriste.

 

Les groupes d’études : pourquoi ? Comment ?
Ils rassemblent des députés-es, pour des discussions et échanges sur des sujets de nature économique, sociale ou culturelle. Ces groupes sont constitués à la demande des députés-es, après agrément du Bureau de l’Assemblée nationale. Sur décision du Bureau, les présidences de groupes d’études sont réparties entre les groupes politiques qui désignent ensuite leur président-e. Chaque député-e est libre d’appartenir à autant de groupes d’études qu’il le souhaite. Les groupes d’études disposent, en principe, d’un secrétariat administratif assuré par un-e fonctionnaire de l’Assemblée. Ils bénéficient de salles de réunion et de facilités d’impression, mais ne reçoivent pas de moyens financiers de l’Assemblée. Ces instances n’interviennent pas directement dans la procédure législative. Leur mission est d’assurer une veille juridique et technique sur des questions trop spécialisées pour faire l’objet d’un examen suivi par les commissions permanentes. Leur activité est très variable et consiste principalement en des auditions de personnalités exerçant des fonctions dans le domaine couvert par le groupe d’études ou en des participations à des colloques ou manifestations.