Hépatite C : un appel pour améliorer la prise en charge

Publié par jfl-seronet le 18.02.2013
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Conférencesvhchépatite C

En janvier dernier, des experts français des hépatites virales montaient au créneau pour expliquer que l’hépatite C est un important problème de santé publique qui est loin d’être réglé en France. Explications.

La France compte encore beaucoup trop de personnes vivant avec l'hépatite C qui ne sont pas dépistées - 90 000 estiment les experts. On doit pouvoir "mieux faire" pour la prise en charge des malades, alertent-ils. Il reste donc beaucoup de personnes non dépistées (90 000) et à peu près autant de personnes diagnostiquées et non encore guéries de leur infection, écrivent ces spécialistes dans une tribune diffusée à l'occasion du 6e congrès sur l'hépatite qui s’est tenu en janvier dernier à Paris.

Or, "on peut actuellement guérir l'hépatite C chez plus de deux patients sur trois et l'on pourra vraisemblablement guérir tous les malades à moyen terme grâce aux nouveaux médicaments en cours de développement", avance le professeur Patrick Marcellin, président du congrès et co-signataire de ce document intitulé "Guérison de l'hépatite C : la France en tête, mais elle peut et doit mieux faire!", cité par l’AFP.

"Quand on sait que le nombre de décès (environ 3 500 par an) dus aux complications de la maladie reste supérieur à ceux dus aux accidents de la circulation, on comprend que le problème de santé publique n'est pas réglé", explique ce médecin. "Aujourd'hui les équipes françaises sont confrontées quotidiennement à des choix draconiens. Dans l'impossibilité de traiter tous les patients qui se présentent (et encore moins ceux qui devraient se présenter) elles sont obligées de privilégier les plus sérieusement atteints", poursuivent les signataires de cette tribune (1). "La conséquence est un risque de perte de chance pour les autres, dans un pays pourtant reconnu pour l'"accessibilité financière aux traitements" et "la qualité de ses équipes de soins". La généralisation de la prise en charge des malades et des traitements les plus récents aurait certes un coût élevé, mais inférieur à celui du traitement d'une cirrhose, d'un cancer du foie ou d'une transplantation hépatique, relèvent-ils.

Les signataires sont les professeurs Patrick Marcellin, Dominique Larrey et Georges Pageaux (CHU Saint-Eloi à Montpellier) et le docteur Pascal Melin, président de SOS Hépatites-Fédération.