ILGA : un monde d'homophobie !

Publié par jfl-seronet le 31.08.2009
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homophobie
Comme l'année dernière, l'année précédente et encore celle d'avant… 80 pays considèrent toujours que l'homosexualité est illégale et qu'elle doit donner lieu à des condamnations. Cinq pays punissent même de mort les actes homosexuels. C'est ce que confirme, un fois de plus, le rapport sur l’homophobie d’Etat 2009 que l'ILGA(1) (International lesbian and gay association) vient de publier.
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Salutaire (il permet de connaître les ennemis des personnes LGBT), mais déprimant (les ennemis ne manquent pas), tel est le Rapport sur l’homophobie d’Etat 2009 réalisé et publié par l'ILGA. C'est la troisième fois que l'ONG internationale publie ce document unique qui regroupe "les législations criminalisant les actes sexuels consensuels en privé entre personnes majeures du même sexe". En 2008, l'unique bonne nouvelle est venue du Panama qui a décriminalisé l’homosexualité. En 2009, la mauvaise nouvelle est venue du Burundi qui a décidé, pour la première fois de son histoire, de pénaliser l'homosexualité. Un point dans chaque camp. Comme l'explique le Rapport 2009 : "Le monde compte actuellement 80 pays dotés de lois homophobes soutenues par les états : 72 pays et 3 entités (République turque de Chypre du nord, Gaza et les Iles Cook) punissent d’emprisonnement les adultes consentants, alors que 5 pays (l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen et des parties du Nigeria et de la Somalie) les punissent de mort.

"L'homophobie est la peur, l'aversion, ou la discrimination envers l'homosexualité ou les homosexuels (…) Aussi révoltante que dangereuse et parfois meurtrière, elle rend la vie des lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels ou intersexuels impossible et crée souvent un sentiment d'insécurité dévastateur même au cœur de leur propre famille d'origine (…) L'idée qu'un État puisse tolérer, sanctionner et encourager ces pratiques est inacceptable, en particulier quand ce même État prétend respecter les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme", affirme Gloria Careaga, secrétaire générale de l'ILGA en présentant le rapport 2009. Avec ce rapport, l’ILGA veut "montrer du doigt les états qui, à la fin de la première décennie du 21e siècle, traitent encore leurs citoyens LGBTI comme des êtres inférieurs qui ne mériteraient pas qu’on leur montre de la considération. Cette absence de mérite est uniquement celle de ces états, car ce sont eux qui se déshonorent en privant un nombre significatif de leurs citoyens de la dignité, du respect, et de la jouissance de l’égalité des droits."
(1) L'ILGA et une ONG créée en 1978. Elle compte 700 organisations membres dans 110 pays.
Plus d'infos sur www.ilga.org