Injection supervisée: Québec arrête les frais

Publié par jfl-seronet le 03.12.2009
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Projet lancé en 2005, le projet NAOMI qui cherche à trouver un traitement pour les personnes usagères de drogues qui ne répondent pas aux programmes conventionnels de sevrage, notamment par l'injection supervisée d'héroïne fabriquée en laboratoire, est confronté aujourd'hui à un refus de financement de la part des autorités.

Les chercheurs ont été surpris par cette mauvaise nouvelle et ce d'autant que les résultats de la première expérience avaient été concluants et leur intérêt soulignés dans la communauté scientifique internationale. Cette mauvaise nouvelle, c'est que Québec refuse de financer le deuxième volet d'une étude scientifique qui cherche à trouver un traitement pour les personnes usagères de drogues qui ne répondent pas aux programmes conventionnels de sevrage, notamment par l'injection supervisée d'héroïne fabriquée en laboratoire. La recherche baptisée NAOMI (pour North American Opiate Medication Initiative) a été lancée en 2005 par des chercheurs de Montréal et de Vancouver, rapporte le quotidien québécois La Presse. Elle a été en partie financée par les pouvoirs publics. Les scientifiques ont suivi 251 personnes toxicomanes, dont 59 à Montréal. Environ la moitié des participants ont reçu de la méthadone, la substance actuellement prescrite au Canada pour surmonter une dépendance à l'héroïne. Un deuxième groupe a obtenu de l'héroïne pharmaceutique. Pour des fins de recherche, un petit groupe a reçu du Dilaudid, un analgésique utilisé dans les hôpitaux. "Au terme de leur analyse, les chercheurs ont réalisé que neuf toxicomanes sur dix qui avaient reçu de l'héroïne pharmaceutique avaient suivi le programme jusqu'au bout", indique La Presse. Les chercheurs ont également découvert que "les participants avaient considérablement réduit leur consommation de drogues illicites et leurs activités criminelles en plus d'améliorer leur état de santé." Un deuxième volet de l'enquête était prévu notamment au vu de bons résultats avec le Dilaudid, des résultats comparables avec ceux de l'héroïne pharmaceutique." C'est ce deuxième volet que le ministère de la Santé et les services sociaux refusent de financer. C'est grave mais pas autant que la décision de Québec de "fermer la porte à la mise sur pied de centres d'injection supervisés permanents, comme le proposaient les chercheurs du projet NAOMI.
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