"Je crois qu’on soigne aussi le sida par la politique"

Publié par Mathieu Brancourt le 06.07.2011
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Dans son dernier ouvrage paru en mai dernier, "Homopoliticus, comme ils disent… : Politique et homosexualité de 1960 à nos jours (1), Jean-Luc Romero dresse un bilan nuancé des avancées politiques des dernières décennies, sur la question du sida et de l’égalité des droits. Homosexuel et séropositif, ce conseiller régional d'Ile-de-France, président d’ELCS [Elus Locaux Contre le Sida] et du CRIPS Ile-de-France, est un militant politique au parcours dense et atypique.
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Quel était le projet de ce livre, qui retrace l’essentiel de votre parcours politique et associatif ?
Ce n’est pas une autobiographie, contrairement à certains de mes livres. Mais nous sommes à un moment où les sujets sur lesquels je me bats depuis longtemps peuvent, peut-être, enfin aboutir. C’est-à-dire une égalité entre homos et hétéros et une vraie lutte contre les discriminations. Le moment pour évoquer le chemin parcouru depuis les années soixante sur ces sujets. Des évolutions, qui résonnent avec mon propre parcours. Ce sont, en effet, les années depuis ma naissance, avec leurs références culturelles, musicales dont je fais état. Cela dans le but de montrer que la société a évolué, évolue grâce à la culture. C’était le bon moment, alors que s’engage la campagne des élections présidentielle et législatives. J’ai aussi voulu que ce livre sorte avant la période des Marches des fiertés, les dernières avant l’élection présidentielle. Retracer le chemin et montrer quels étaient ces combats aujourd’hui, qui doivent aboutir en 2012. C’est aussi montrer aux jeunes, qui croient que les progrès ont été linéaires, les choses finalement assez simples, que cela n’a pas été le cas. C’est un éternel combat qui, pour être gagné, nécessite une constante mobilisation.

Dans un chapitre, vous livrez les paroles de cinq personnalités politiques assumant publiquement leur homosexualité, tous bords confondus. Pensez-vous qu’aujourd’hui, l’homosexualité reste encore un frein à la quête du pouvoir politique ?  
Cela reste un frein dans l’élite politique, qui vit sur des clichés totalement dépassés. Je pense, en effet, que les Français s’en fichent totalement. L’exemple de Bertrand Delanoë [Maire de Paris, ndlr] est clair, ou d’autres à l’étranger. Aux Etats-Unis, il n’y a jamais eu autant de personnes politiques gay élues qu’aujourd’hui. Une transsexuelle a été élue maire, sans que cela pose de souci, dans un Etat pas forcément urbanisé d’ailleurs. En France, pas un seul député, pas un seul sénateur n’a publiquement fait état de son homosexualité, alors que je connais près de trente parlementaires qui sont gays ou lesbiennes… C’est un vrai paradoxe et on pourrait se dire que le même problème se pose chez nos voisins, mais il y a, en Italie par exemple, des députés qui assument publiquement le fait d’être gay. Il y a un vrai problème dans la classe politique française. Pourtant les Français, eux, sont prêts, ouverts et les sondages montrent qu’une grande majorité d’entre eux élirait, sans problème, un président de la République homosexuel. Je suis persuadé que si Bertrand Delanoë s’était présenté à l’élection présidentielle, son homosexualité n’aurait pas été un inconvénient.

On constate une évolution des mentalités dans la société (couple, mariage, adoption). Mais depuis le PaCS [Pacte civil de solidarité, ndlr], il n’y a pas eu de grandes avancées pour les droits LGBT. Comment l’expliquez-vous ?
C’est là tout le paradoxe d’une société française, qui a évolué sur ces questions et la droite, qui après la période très dure du PaCS, que je raconte dans ce livre, s’est rendu compte qu’elle est allée trop loin. Il va y avoir alors une période où elle va beaucoup avancer. C’est le deuxième mandat de Jacques Chirac, avec un Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre assez ouvert, ce sont les deux lois Perben qui aggravent les peines pour homophobie, c’est la loi pénalisant les propos homophobes, c’est la création de la Halde [Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, ndlr], c’est la reconnaissance officielle de la déportation homosexuelle, de la Journée mondiale contre l’homophobie. Et arrive la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui s’adresse aux gays avec deux propositions (le partenariat, sur le modèle anglais et le statut de beaux-parents). Et curieusement, c’est le retournement. On en revient à la droite la plus homophobe qui crie le plus fort, qui est la plus entendue et, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il ne se passe rien. Nous sommes revenus à un schéma, pour moi désespérant, droite/gauche où la gauche porte les revendications de l’égalité des droits pour les homosexuels et la droite, hormis des exceptions déjà connues (Roselyne Bachelot, Henriette Martinez) qui s’y oppose. D’une manière si forte que l’on entend surtout les membres de la frange la plus dure, Brigitte Barrèges, Christian Vanneste ou encore Jacques Myard, dont les propos homophobes, assimilant, il y a deux mois homosexualité et pédophilie, n’ont suscité aucune réaction de la majorité. J’ai été l’un des rares à faire un communiqué à ce moment là, non repris par l’AFP, qui n’intéressait personne, tellement cela s’est banalisé. L’homosexualité n’est ni de droite ni de gauche, elle est humaine. Et naturelle. Mais comme la droite a laissé le champ libre aux homophobes, je crois que l’année prochaine, il va y avoir un espèce de "boomerang", et qu’une grande partie des homosexuels vont, comme aux municipales qui ont porté Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, voter contre la droite. A l’époque, j’avais aussi voté pour lui, alors que j’étais encore à droite. Et je n’étais pas le seul ! Ils avaient voulu sanctionner ces élus qui avaient tenu des propos homophobes durant le débat sur le PaCS, premier symbole de reconnaissance des couples homosexuels dans le droit français. Malheureusement, la stratégie politique de l’UMP, qui ne veut pas aller aussi loin que les revendications gay, c’est d’entendre les plus "hard" à droite. On va donc avoir un vrai clivage sur cette question. Et comme le montre, à la fin de mon livre, les questionnaires envoyés aux partis politiques sur les questions de droits des LGBT [Tous les partis ont répondu, FN compris, sauf l’UMP, ndlr], tous les partis de gauche, mais aussi le Modem et sûrement les Radicaux de Jean-Louis Borloo, pour la première fois, vont défendre l’égalité, le mariage et l’adoption.

Pensez-vous que l’obtention de l’égalité des droits passe par la victoire de la gauche en 2012 ?

Je le crains, mais cela ne le devrait pas. J’étais à droite auparavant et j’ai rejoint par la suite la gauche. Je trouve cela désespérant que la droite ait cette attitude, qui pousse obligatoirement les personnes qui veulent l’égalité, à ne pas voter pour elle. Je le dis, je ne crois pas que Nicolas Sarkozy soit homophobe et je ne suis pas le seul à le penser. Cependant, s’il pense qu’un discours plus "macho" peut lui rapporter plus de voix, pour moi, c’est un mauvais calcul politique. Il pense, à tort, que son électorat n’est pas prêt à accorder le mariage et l’adoption. Ne pouvant pas aller plus loin que la gauche, il est dans la stratégie de ne pas désespérer les plus à droite. C’est une erreur, car cette droite dure est minoritaire, pas représentative de son électorat. Je pense qu’il va faire décrocher les jeunes, homos ou hétéros, mais aussi la droite modérée, humaniste, qui ne se reconnait pas dans cette frange droitière et souvent très soumise au lobby religieux.

Vous évoquez dans votre livre une étude faite sur les animaux, montrant des comportements homosexuels dans plus de 450 espèces, cela pour démontrer le caractère naturel de l’homosexualité. Pensez-vous que le débat inné/acquis a toujours un sens, de l’intérêt en matière de droit ?
J’ai évoqué cette étude car, dans mon premier livre (2), j’avais écrit un chapitre intitulé "Je suis homosexuel et alors ?", dans lequel je disais ne pas vouloir me poser la question, que je n’en savais rien. Je l’évoque aussi car l’argument de la nature revient tout le temps. Cette étude montre simplement que cela existe, que des animaux de même sexe ont des relations. Sans entrer dans ce débat-là, dont personne n’a la réponse, je tiens à dire que je me suis toujours senti homosexuel. L’autre piège qu’on nous tend est cette question du choix d’être homosexuel. Je n’ai pas choisi d’être homosexuel. Je pense que si j’avais eu à faire un choix, notamment dans l’exercice de mes fonctions politiques, j’aurais fait le choix de la facilité. Cet argument du choix, qui revient régulièrement à dire "vous avez fait cette vie, donc assumez en les conséquences", est souvent mis en avant dans les débats. Je ne l’ai pas choisi, et je ne connais personne dans mon entourage qui m’a dit : "J’ai choisi d’être homosexuel". Au contraire, beaucoup d’homosexuels expliquent cette difficulté d’assumer au début de leur vie cette orientation qu’ils n’ont pas choisie.

L'épidémie du sida aura 30 ans en juin. Quel regard portez-vous sur votre parcours en tant que militant dans la lutte contre le VIH ?
Je constate d’abord que le sida a eu, quelque part, un seul mérite. C’est que la responsabilité qu’ont eue les homosexuels dans les années quatre-vingts, en portant, bien avant les pouvoirs publics, la mobilisation, a changé le regard de la société vis-à-vis d'eux. Cela a été très important et a conduit aux avancées du PaCS. Je crois que quelque part, la responsabilité qu’ont eue les homosexuels en portant le poids de cette maladie, qui ne concernait pas qu’eux, mais d’une manière très forte, a beaucoup modifié la société. Elle a changé le regard sur le malade, que l’on voit moins comme une victime, mais comme un vrai militant, capable de défendre sa propre santé, ses droits. Ce combat est la base de la démocratie sanitaire qui profite aujourd’hui – pas encore assez, malheureusement – à chaque citoyen de notre pays. Maintenant, le côté négatif que je perçois trente ans après, est la difficulté à renouveler un discours militant et à renouveler les militants eux mêmes. J’ai l’impression à chaque réunion sur le sujet de revoir mes amis que je vois depuis vingt ans… Et c’est le regret que j’ai aujourd’hui. Quand je vois le livre que je viens de faire avec ELCS [Elus Locaux Contre le Sida a édité un ouvrage recensant treize témoignages de personnes concernées face à un élu politique, chacun sur un sujet lié au vivre avec le VIH, ndlr], les personnes évoquent toutes la difficulté de dire leur séropositivité. Je pense même qu’il est aujourd’hui plus dur de le dire publiquement que lorsque je l’ai fait et dit à mon entourage en 1987. J’ai eu le soutien de tous mes amis. Aujourd’hui, plein de gens me racontent leur annonce, où on les fait culpabiliser, où la compassion n’existe même plus. Aujourd’hui, cela me fait peur de voir que cette maladie est devenue invisible, et qu’on oublie que derrière elle, il y a des femmes et des hommes, de plus en plus isolés, de plus en plus précarisés, de plus en plus discriminés. Il y a, à la fois, une vision d’une maladie qui a permis à la société d’évoluer sur l’homosexualité, sur la place des malades, une vision qui permet de se questionner sur les problématiques de l’emploi des personnes séropositives, de l’allongement de leur espérance de vie. En même temps, subsiste encore une difficulté à assumer sa séropositivité et à supporter parfois un regard culpabilisateur de la société et des pouvoirs publics. Pour beaucoup, tout ce qu’il faut ce sont des médicaments. Mais cela ne suffit pas. Si la vie s’apparente à de la survie, cela n’a plus d’intérêt, en tout cas pour moi. Ce n’est pas non plus un problème franco-français, mais bien mondial. Nous sommes dans une situation où l’on sait que si l’on soignait toutes les personnes qui en ont besoin, le sida pourrait disparaitre dans trente ans. Sauf qu’on refuse de mettre les vingt-cinq milliards nécessaires, et l’on préfère laisser mourir deux millions de personnes tous les ans dans une sorte d’indifférence glaciale. Quand on voit ce qu’on a pu mettre sur la table pour renflouer les banques, que peut représenter cette somme à l’échelle de l’humanité ?
 

De nouvelles problématiques apparaissent aujourd’hui, par exemple  celle du vieillissement. Comment pensez-vous que cet enjeu doit-être abordé par les militants, les pouvoirs publics ?
Aujourd’hui se dresse déjà le défi de la précarité, avec la difficulté à trouver un travail régulier. Ce qui induit des revenus faibles, avec notamment les personnes qui vivent avec l’AAH [Allocation aux adultes handicapés, ndlr]. D’un autre côté, il y a les discriminations que subissent les personnes vivant avec le VIH. Je constate, dans les témoignages du recueil d’ELCS, qu’elles concernent beaucoup de personnes, que ce soit les personnes vivant avec la maladie depuis le début de l’épidémie ou non, les personnes venant d’Afrique comme les femmes. Concernant le vieillissement, en tant que personne vivant avec le sida depuis plus de vingt-cinq ans, je me sens évidemment concerné. Quand je vois les séquelles sur les personnes devenues séropositives en même temps que moi, la perspective du vieillissement, de la toxicité à long terme des traitements, il y a des inquiétudes à avoir. L’accueil des personnes vieillissantes séropositives pose de plus en plus de difficultés. Il y a des retours de refus d’accès à des maisons de retraite parce que les personnes sont séropositives. L’exemple de la maison de Berlin, qui mélange des jeunes et des vieux gays est très intéressant. Dans une communauté gay où il faut être jeune beau et musclé, il faudrait peut-être s’interroger sur ces enjeux et avoir plus de considération pour ce combat, notamment pour les gays séropositifs. Il est scandaleux d’être discriminé dans l’accès à un endroit où l’on souhaite vieillir. Au niveau des pouvoirs publics, nous avons connu Jacques Chirac qui avait porté la parole des séropositifs comme une question prioritaire, en France et à l’international. Hormis les interventions de Carla Bruni-Sarkozy, on attend encore des gestes forts de la part de Nicolas Sarkozy sur ces questions-là. Il y a, au plus haut niveau de l’Etat, un vrai problème… Je crois qu’on soigne aussi le sida par la politique. Je sais être provocateur en disant cela, mais la parole politique est importante, et elle n’existe malheureusement plus en France sur ce sujet, ou reste très limitée. L’absence de portage des enjeux associés à cette maladie laisse la place aux parlementaires que j’évoquais précédemment pour l’homosexualité, pour s’attaquer aux étrangers malades, à l’AME [Aide médicale d’Etat, ndlr] et au système de santé en général. Nous sommes dans une situation où l’on s’attaque plus aux malades qu’à la maladie elle-même. Pour toutes les questions de société et celle du sida en est une importante, nous sommes à une croisée des chemins. Les prochains mois vont être importants et il va falloir une vraie mobilisation des différents acteurs associatifs, dans tous les domaines, pour que la conjonction de ces revendications soit, surtout s’il y alternance, prise en compte. Les politiques ont tendance à entendre ceux qui parlent le plus fort. On a donc tout intérêt à peser dans le débat politique dans les mois qui viennent. Sinon on court à la catastrophe, surtout quand on voit qu’il n’y a jamais eu autant de personnes séropositives et que les budgets baissent depuis deux ans.

La situation épidémiologique de l’Ile de France est singulière. La région concentre la moitié des personnes séropositives françaises. Face aux retraits des différents dispositifs liés à la prise en charge des personnes séropositives (AME, Droit au séjour pour soins, LOPPSI 2),  par quelles actions politiques pouvez-vous agir dans la lutte contre le VIH/hépatites ?
Le conseil régional d’Ile-de-France est le plus engagé en France dans la lutte contre le sida. Nous en faisons une priorité. Je suis aussi président du Centre régional d’information et prévention du sida (CRIPS). C’est près de cinq millions d’euros de budget, dont près de quatre provenant de la région Ile-de-France [800 000 euros de l’Etat, ndlr]. Le CRIPS a pour vocation d’être un centre documentaire, mais aussi de formation à la prévention dans les lycées et les CFA [centre de formation des apprentis, ndlr]. On forme aussi près de 130 000 lycéens par an, ce qui représente près de 90% d’une classe d’âge sur la sexualité, les hépatites, les addictions et le sida. Nous avons un rôle de prévention absolument clair. Nous sommes également partenaires des Solidays et nous finançons une partie des associations de lutte contre le sida. La région est également aux côtés de celles-ci dans la lutte contre la réorganisation, notamment de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), sur certains services de maladies infectieuses, faites sans réflexion, ni consultation préalable des usagers. A la région, avec Jean-Paul Huchon, nous sommes extrêmement sensibles au fait qu’un malade est toujours un citoyen, qui doit être entendu, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. De la part de l’AP-HP, mais aussi, malheureusement, de l’ARS (agence régionale de santé). La région est un partenaire engagé dans la lutte contre le sida et fait des choses que l’Etat ne fait plus. Former dans les lycées devrait être financé à 100% par l’Etat, notamment l’éducation nationale.

Voyez-vous de la pertinence à pénaliser les injures à caractère sérophobes, lorsque l’on voit que même après la pénalisation des propos homophobes, ces derniers restent d’actualité, même à l’assemblée (cas de la députée UMP Brigitte Barèges) ?
J’ai beaucoup travaillé, comme je le raconte dans "Homopoliticus", en sollicitant à l’époque Jean-Pierre Raffarin, sur la nécessité d’une loi pénalisant les propos homophobes, mais aussi sexistes et sérophobes. Pour moi, les insultes liées à des problèmes de santé, comme le handicap, sont déjà sanctionnables par la loi existante. Mais je n’ai que des mauvaises surprises sur l’application de cette loi. Je rappelle d’ailleurs, dans le livre, que cette loi à d’abord été utilisée contre Christian Vanneste [député UMP du Nord, ndlr], sur des propos homophobes, certains autres étant inattaquables du fait de son immunité parlementaire. Il a été condamné en première instance, où j’étais d’ailleurs témoin, condamné encore en appel, mais la cour de cassation a ensuite décidé que les propos de monsieur Vanneste relevaient de la "liberté d’expression". Il y a un vrai problème, car il n’y a pour moi plus besoin de faire une loi, la loi existe déjà ! Prévoir des textes, c’est bien, mais encore faut-il les appliquer. Pour moi, les propos à caractère sérophobe rentrent dans le cadre de la loi. Peut-être faudrait-il prévoir une circulaire d’application de cette loi, émanant du ministère de la Justice, et aussi mettre dans la Constitution l’interdiction des discriminations liées à l’orientation sexuelle, au genre, au sexe et à l’état de santé. Mais je crains que nous devions attendre les prochaines élections.

Propos recueillis par Mathieu Brancourt

(1) : "Homopoliticus, comme ils disent… : Politique et homosexualité de 1960 à nos jours", Paris, Ed Florent-Massot, mai 2011
(2) : "On m'a volé ma vérité", Ed Le Seuil, juin 2001

Commentaires

Portrait de Amar

Avez vous déjà pensé à créer un compte sur séronet? J'aime le franc parler de Mr Romero, son combat contre le sida est exemplaire, il force le respect et cela lui donne le droit d’être écouter par nos chers hommes politiques à l'Ego parfois sur dimensionné déconnecté de la réalité mais jamais de leurs images... ( Tu m'entends Nicolas ....!!! ) ;-)