La sexualité chez les personnes vivant avec le VIH de 50 ans et plus

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La sexualité chez les personnes vivant avec le VIH de 50 ans et plus. C’est sur ce sujet que porte le second focus réalisé par AIDES pour la conférence de consensus sur le vieillissement et le VIH organisée par l’association en avril 2013. Présentation des données clefs.

"Actuellement je veux me débloquer mais je n’y arrive plus ! J’ai envie de crier à l’aide, et je n’y arrive pas. Et ce qui me fait peur, c’est qu’en vieillissant, ben, ce sera encore plus dur !" Pablo, 51 ans, séropositif au VIH depuis 20 ans.

Le vieillissement engendre des transformations identitaires à de multiples niveaux, dont celui de la sexualité. Or, la sexualité chez les personnes "âgées" est encore peu étudiée par la sociologie (1) Dans la sphère du VIH, la sexualité des personnes d’un âge avancé est souvent étudiée sous l’angle de la prévention de cette population, moins sensible aux messages de prévention et pour qui les découvertes de séropositivité sont tardives : "les découvertes de séropositivité après 50 ans […] concernent environ 1 100 personnes en 2010, soit 18 % de l’ensemble des découvertes. La part de cette classe d’âge a augmenté depuis 2003 et le diagnostic est souvent réalisé à un stade tardif" (2). En revanche, le vécu des personnes vivant avec le VIH de 50 ans est peu exploré. Voici les résultats de l’étude qualitative (52 participants sur 307).

"Moi j’ai plus de rapports sexuels depuis 2003, et je ne suis pas prête d’en avoir. J’ai fait une croix là-dessus parce que je suis trop maigre, donc comme je suis mal à l’aise avec ça et ben je préfère être toute seule […]. En plus, moi, il me faut quelqu'un qui soit séropositif, c’est pas évident de trouver quelqu'un de bien, séropositif. Je veux absolument pas être avec quelqu'un qui soit séronégatif, c’est trop compliqué, on n’est pas sur la même longueur d’onde donc c’est pas la peine, comme j’en ai marre de toujours me protéger, toujours avoir des rapports où il faut se protéger de tout, il me faut quelqu'un de séropositif. Et vu comme maintenant je suis trop maigre et bien ça a réglé le problème". Mathilde, 55 ans, séropositive au VIH depuis 27 ans
 
 Ce récit est une bonne illustration des problématiques liées à la sexualité des personnes vivant avec le VIH de plus de 50 ans parmi les personnes interviewées. Ainsi, on observe la peur de contaminer, la peur du rejet par de potentiels partenaires séronégatifs, la difficulté à utiliser systématiquement le préservatif, la modification de la libido, etc. Le vieillissement et les effets sur le corps du VIH et/ou des traitements affectent l’estime de soi des personnes et leur confiance dans la capacité à séduire, ce qui complique les relations, mais affecte également leur libido. Il semblerait que cela soit plus flagrant pour les femmes et les homes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes interviewés. Alors que certains ont une vie affective et sexuelle satisfaisante, il n’en reste pas moins que d’autres en souffrent, que certain(e)s ont renoncé à une sexualité et que d’autres restent à la recherche d’un compagnon/d’une compagne.

Une sexualité altérée par le VIH et le vieillissement

L’irruption du VIH engendre des conséquences diverses sur la sexualité des personnes. L’annonce de la séropositivité, par exemple, provoque un "blocage" dans la vie sexuelle de plusieurs personnes vivant avec le VIH. Ce blocage perdure encore aujourd’hui pour quinze des personnes interviewées dans l’étude qualitative. D’autres, sans être complètement bloquées, ont fortement mis de côté leur sexualité. La peur de contaminer l’autre pèse sur la sexualité comme une "épée de Damoclès" et c’est une raison importante de cette baisse de l’activité sexuelle des personnes vivant avec le VIH qui s’interdisent d’avoir des relations sexuelles malgré l’utilisation du préservatif.

"Je faisais attention au niveau sexuel, je me sentais comme une bombe, une bombe humaine. Ca a vraiment cassé quelque chose chez moi, ça a cassé ma sexualité". Lucie, 50 ans, séropositive au VIH depuis 27 ans.

Les expériences passées de rejet ou la peur du rejet par de potentiels partenaires freinent les rencontres et les relations sexuelles.

"Moi, c’est encore différent, je ne cherche plus, je ne cherche pas. Ça fait beaucoup d’années que je ne cherche pas. Depuis que j’ai appris que j’étais séropositif, je suis mort intérieurement, et je suis bloqué. Comme je dis, j’essaie de faire des rencontres depuis 1992, j’avais 30 ans, je suis mort depuis 30 ans intérieurement. Encore actuellement je n’arrive pas à me débloquer et ça c’est quelque chose qui est très fort, c’est la pire des choses pour moi, à 30 on est mignon et frais, et même là j’arrivais pas à trouver quelqu'un parce que ça a toujours été rejet, rejet, rejet. Et ça m’a détruit". Pablo, 51 ans, séropositif au VIH depuis 20 ans.

La question de l’utilisation systématique du préservatif est également un aspect important quand il s’agit de la sexualité des personnes vivant avec le VIH. Pour certain(e)s, utiliser le préservatif pour le reste de la vie reste très difficile. Avec l’arrivée de l’avis suisse (3), certaines personnes ayant une charge virale indétectable ont trouvé une sortie leur permettant de reprendre une activité sexuelle. L’avis des médecins concernant cette décision n’est pas toujours le même. En tout cas, face au désir d’avoir des rapports sexuels sans préservatif, les PVVIH interviewées se tournent vers des partenaires séropositifs.

"Quand j’ai rencontré mon ami, comme il est séropositif, on a décidé de ne plus se protéger. Maintenant, la capote basta, et ça a été vraiment énorme de ne plus utiliser ce bout de latex. J’en ai parlé à ma toubib : 'oh la la et la surcontamination vous vous rendez pas compte ! Et vous n'êtes pas ménopausée vous risquez de vous retrouver enceinte !' J’ai dit : 'Ecoutez, j’ai 48 ans, me retrouver enceinte je le sens pas et la sur-contamination pour moi c’est pas possible'. Je lui ai laissé faire son petit sermon et puis voilà, mais elle est montée sur ses grands chevaux de suite. Maintenant j’évite d’en reparler, c’est très bien comme ça, ça fait 4 ans qu’on est ensemble". Pierrette, 51 ans, séropositive au VIH depuis 18 ans.

La baisse de la libido est un changement dont le VIH est la cause à deux niveaux. D’abord parce que certains médicaments antirétroviraux pourraient jouer un rôle direct sur la libido selon certaines personnes ; deuxièmement, parce que les éléments présentés ci-dessus (blocage, peur, fatigue, baisse de l’estime de soi, rejet) jouent sur le désir sexuel des personnes. Il faut noter que des témoignages indiquent que grâce à un partenaire compréhensif on peut retrouver sa libido et, au contraire, le fait d’avoir un compagnon qui n’a plus de libido peut inhiber celle de la/du partenaire. On voit ici les interactions entre VIH et désir sexuel.

Des changements corporels, liés au VIH et/ou au vieillissement, sont décrits par les personnes vivant avec le VIH de plus de 50 ans. Ainsi, plusieurs femmes font état d’une sécheresse vaginale accentuée par certains traitements et par l’avancée en âge, ce qui complique de potentiels rapports sexuels. Les effets indésirables tels que les diarrhées, la fatigue et les douleurs sont également des freins à la sexualité.

Plusieurs personnes ne se sentent pas à la hauteur des attentes de leurs partenaires en raison de la fatigue mais aussi de la baisse de leur libido.

La lipodystrophie chez certaines personnes vivant avec le VIH, auquel le vieillissement s’ajoute, impacte leur capacité perçue de séduire, l’image de leur corps, et freine la possibilité d’avoir des rapports sexuels. Les femmes interviewees rapportent ainsi mal supporter leur corps, au point que se mettre nue devant un(e) partenaire devient impossible. On retrouve ici des résultats similaires à ceux de plusieurs études sur le fait que le vécu du vieillissement est différent selon le genre et l’orientation sexuelle.

"Avoir un rapport c’est très difficile... Avant de faire la rencontre d’une personne, c’est vrai que le fait de savoir qu’un jour il va falloir que je me déshabille devant elle j’en ai l’appréhension". Chimène, 52 ans, séropositive au VIH depuis 25 ans.

Quatre hommes font référence au sujet de la performance sexuelle, dans certains cas, des changements ont déjà commencé, tandis que pour d’autres il s’agit d’un sujet angoissant.

"Est-ce que je serai capable de répondre, est-ce que je serai capable de jouir, est-ce que je serai capable de bander, est-ce que…enfin tu vois ? C’est des sujets très tabous pour les vieux parce que c’est humiliant, c’est des sujets dont on parle quand on est jeune, et on en parle toujours de façon un peu par bravade quoi ! Je bande donc je suis. Si tu bandes plus qu’est-ce qu’il se passe ? Bon. Je pense que c’est un genre de chose qui s’apprivoise aussi, mais qui n'est pas évidente, c’est humiliant". Michel, 57 ans, séropositif au VIH depuis 6 ans.

Michel explique aussi que les pratiques sexuelles changent avec l’âge et que, malgré ce changement, il n’en éprouve pas moins de plaisir. De manière globale, le changement du corps d’un point de vue esthétique et fonctionnel est une inquiétude récurrente face au vieillissement. Enfin, plusieurs personnes mettent également en avant un lien entre la diminution de leur désir sexuel et l’avancée en âge.

Renoncement à la sexualité

Dans l’échantillon, on dénombre vingt personnes n’ayant aucune activité sexuelle ou une activité très réduite. Pour la grande majorité cela est relié au VIH même si des ruptures conjugales, le veuvage et la difficulté de rencontrer de nouveaux et nouvelles partenaires en raison du vieillissement sont également identifiés par les personnes comme des causes concomitantes de cet état.

Parmi ces personnes, treize déclarent avoir "renoncé" catégoriquement à une activité sexuelle. Certains disent se satisfaire de cette situation dont, de toute façon, ils n’arrivent pas à sortir et ont refoulé tout espoir. Cette expression est ambivalente ; ce renoncement est une souffrance qu’ils explicitent lors des entretiens tandis que, ensuite, la plupart des interviewés semble minimiser l’impact de cette absence. Si au début de l’entretien des personnes dissent "avoir mis une croix sur la sexualité" comme si cela n’avait plus d’importance, elles expriment leur souffrance et leur envie d’avoir un partenaire plus tard. Ce n’est alors pas tant l’absence de sexualité que l’absence d’affection qui est déplorée. Dans trois entretiens concernant des femmes contaminées par leur partenaire, on trouve un sentiment de trahison qui génère un refus de tout contact sexuel avec des hommes.  Il ne s’agit pas ici de vouloir avoir un discours normatif disant que l’épanouissement d’une personne ne dépend que de son activité sexuelle mais il est indéniable que cette situation engendre des souffrances chez certaines personnes. 
 
"Je me suis mis asexuel quand j’ai su que j’avais le VIH". Robert, 52 ans, séropositif au VIH depuis 28 ans.

"Moi ça fait 15 ans que je suis célibataire, il n’y a pas d’homme dans ma vie, et ça c’est un regret. Aucun rapport. Plus de libido donc euh…c’est lourd. […] J’ai renoncé mais ça me fait du mal !" Edith, 52 ans, séropositive au VIH depuis 24 ans.

Dans l’échantillon, les femmes n’ayant plus d’activité sexuelle sont plus nombreuses que les hommes. Peut-être faut-il rapprocher ce constat des comportements en population générale : "Des manifestations de ralentissement ou de retrait de la sexualité continuent à se produire dès 50 ans chez les femmes et une dizaine d’années plus tard chez les hommes" (4). Pour finir, il faut préciser que les personnes interviewées identifient sexualité à plaisir et à affection. Malgré les difficultés et la souffrance décrites par certaines, la moitié des personnes rencontrées a réussi à avoir une vie sexuelle active après leur infection par le VIH. Ces personnes sont celles qui souffrent le moins d’isolement, qui sont en meilleure santé et qui sont les plus actives.

La recherche d’un partenaire

Au moment des entretiens, 18 personnes se déclarent en couple et 34 personnes se déclarent célibataires (pouvant avoir des partenaires occasionnels). La recherche de partenaires est un fait qui ressort chez la majorité des personnes même lorsque la sexualité est dite "mise de côté".

Quel/quelle partenaire ?

Il s’agit notamment souvent de trouver un partenaire séropositif. Le dévoilement de la séropositivité, qui est un enjeu toujours présent chez les personnes vivant avec le VIH de plus de 50 ans, n’est alors plus un problème. Les rejets essuyés par plusieurs personnes vivant avec le VIH ainsi que le besoin d’être sur la "même longueur d’onde" (en général compréhension de la fatigue et des effets indésirables qui empêchent les rapports sexuels, meilleure adéquation des libidos) sont des causes de cette préférence. De plus, la peur de contaminer l’autre s’estompe.

Comment le/la rencontrer ?

Les personnes se tournent vers des outils qui permettent de ne pas avoir un refus en face à face et/ou qui leur permettent de faire du séro-triage. Là encore, les femmes et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes semblent être les plus grands utilisateurs de l’outil Internet. Plusieurs personnes signalent utiliser les petites annonces de la revue Remaides ainsi que le site Internet communautaire Seronet.

"Je me suis inscrit sur Seronet parce que j'avais peur de tomber sur des gens qui ne soient pas séropositifs et qui ne comprendraient pas. Oui la peur des réactions et tout et tout". Léo, 59 ans, séropositif au VIH depuis 29 ans.

Plusieurs hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, considérés comme "vieux" de façon prématurée par leur communauté et stigmatisés par ce fait, mettent en avant une séduction qui opère moins. Ainsi, ils cherchent à changer d’approche, ce qui est parfois déstabilisant.

"Je me vois mal aller dans des lieux de drague, c’est difficile, par rapport au temps qui passe. Je ne masque pas les choses, j’ai l’âge que j’ai. […] Si c’est sur Internet les gens me disent qu’est-ce que tu fais là vieux con ? Tu devrais être dans ta maison de retraite !" Patrice, 71 ans, séropositif au VIH depuis 24 ans.

Pour quoi faire ? Avec l’avancée en âge, les personnes qui ont, ou avaient, des relations occasionnelles souhaitent relier la dimension affective et sexuelle. L’envie de construire quelque chose dans le temps avec une personne et de ne pas être seule dans la vieillesse sont les motivations évoquées. Le même argument est utilisé par ceux et celles qui n’ont plus de désir sexuel et/ou ne souhaitent pas de relations sexuelles. La dimension sexuelle est alors dissociée de la dimension affective. C’est en effet le besoin de partage, d’entraide et l’envie d’être entouré-e qui motivent la volonté d’être en couple/avoir un partenaire (même si cela n’est pas toujours suivi d’une recherche concrète).

"C’est vrai je me dis que je reprendrais bien une colocation avec un homme, mais pourvu qu’il n’ait pas de libido… Nan mais bon pourquoi pas ! Chacun sa chambre, on se visite de temps en temps si on a une crise de rajeunissement comme ça qui nous prend". Anne, 53 ans, séropositive au VIH depuis 13 ans.

"Je n’ai aucun désir sexuel depuis au moins 20 ans, j’ai envie d’être tout seul. J’ai pas de désir. En ce moment je suis en amour platonique avec … un copain qui vient me voir tous les jours". Jérôme, 70 ans, séropositif au VIH depuis 25 ans.

Parler de sa sexualité avec un médecin

"Et quand je pose la question au médecin il me dit : il vaut mieux aller voir un sexologue". Luc, 59 ans, séropositif au VIH depuis 8 ans.

Les expériences sont assez diverses concernant la parole autour de la sexualité avec les médecins. Douze personnes ont abordé ce sujet lors des entretiens.

- Six personnes déclarent ne pas avoir eu une écoute adéquate et une bonne prise en compte de leurs difficultés par leurs médecins.
- Trois personnes n’osent pas ou ne trouvent pas la place pour en parler.
- Trois personnes estiment avoir eu une bonne écoute. Pour l’une d’entre elle, le médecin a suivi une formation en sexologie pour être plus à l’aise avec les questions des patients autour de la sexualité.

Libérer la parole des soignants et des PVVIH autour de sujets sensibles comme celui de la sexualité est ici re-questionné.
 
Notes
1 : Bessin M., Blidon M., "Déprises sexuelles : penser le vieillissement et la sexualité", Genre, sexualité & société, 2011
2 : Institut de Veille Sanitaire, Données épidémiologiques sur l’infection à VIH et les IST 1er décembre 2011, 2011
3 : Pietro Vernazza, Bernard Hirschel, Enos Bernasconi, Markus Flepp, "Les personnes séropositives ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle", Bulletin des médecins suisses n°5, 2008.
4 : Bajos N., Bozon M., "Les transformations de la vie sexuelle après cinquante ans : un vieillissement genré", Genre, sexualité & société, 2011.

Commentaires

Portrait de Un homme qui rêve

SOULAGE par ces lecture , j'ai écrit ub billet il ya quelques heures en lien avec le sujet avant de vous lire.

J'ai eu 50 ans le 13 mai,je n'y ai meme pas pensé puisque la réflexion sue ce sujet à débuté il y a quelques années déjà alors que mon ami est DCD en 99. Depuis que je m'en suis remis je vis dans un désert sentimental absolu et suis abstinant total. Je n'en suis pas malheureux mais le questionnement sur ce que peut/doit etre une vie seule ou en relation est très actif dans mes pensées.Je n'ai pas a priori donner une conclusion à mes auto-débats il n'y en aura certainement pas, je reste ouvert aux possibles.En revanche je réalise que le temps passant et moi meme passant à travers les tamis aux mailles de plus en plus fines que les choix se produisent malgré moi, je suis assez lucide pour le remarquer.

Quand je dis les choix je devrais dire les non-choix.Je ne regarde plus l'autre lequel m'aurait attiré auparavant mais baisse le regard , une distance s'est produite comme naturellement mais sais que c'est une construction résultat du dégré zéro du contact en général, car il ne s'agit plus de relations d'homo à homo mais d'individu à individu.

Tout le monde ne meurt ne vit pas le meme age, aussi je crois qu'avoir  50 ans est peut etre la fin le début ou la continuation d'une vie, je ne sais pas.J'osbserve cette évolution avec intéret car très riche en terme de réflexions.

Concernant Seronet il estvrai que je n'arrive pas à me déconnecter défitivement, si quelqun a des infos suis preneur.Bonsoir à toutes et à tous.FRED qui est intéressé de continuer le sujet avec...

Portrait de givin

<p>Je n 'ai plus de vie sexuelle depuis 4 ans Plus d'envie mon corps et mon ame sont mortes Je vis une relation très complexe avec mon conjoint Nous sommes ensemble depuis 11ans 7ans d'amour passion deux grossesses non menées a terme'mort du foetus'Je sais que c'est très difficile pour lui parceque je suis jalouse et j'ai peur de le perdrePeu apeu la tendresse s'éteind lui me soupçonne d'avoir des rapports avec quelqu'un d'autre Moi qui ne peut plus supporter mon physique et tous ces moments difficiles que nous avons connus l'hopital les couches dhiarrés vomissements Nous ne vivons plus ensemble Je ne suis plus une femme a part entière avec l'arret de cette sexualité J'ai commencé ame négligé mon apparence physique puis ce logement que j'excecre ne trouvant pas la force de déménnager Je ne ris plus ne parle plus mais je tiens a lui j'ai besoin de lui

Portrait de ballif

j'ai été détecté hiv + à mon insus au travail comme la secrétaire du centre où je travaillais était tout les midis dans mercédese couleur crème à la vanille elle s'est dit bon ton de dire à tout le centre que j'étais atteinds du sida(aides)

je me posais des questions pourquoi ce rdv l'après midi

puis devant le médecin comme il tourné en rond j'avais envie de lui dire arrête je sais ce que tu vas m'annoncé

il m'a expliqué que mentenant je devrais mettre un préservatif avec une femme encore faut il en avoir une

comme puceau je n'y ai rien compris trois jours après j'ai esseyais de me sisidé par noyade puis la suite aller voir sur mon site indantfiant ballif mot de passe *** le mot de passe a été effacé ***

lors de la mise à jour j'ai eu des tracas eb m'accusant de procénétisme

vous aller découvrir comment violer les enfants en toute impunitée

je suis pris pour un fou et l'udaf ne suporte pas les partouses et les avortemants de travers

je voulais naître trop tôt alors ma mère à eu un traitenant pour arrêté cela en début 2000 avec des soins aux armonique j'ai découvert que je suis né par le siège et que ma mère m'a protitué bébé

cela est sans commentaire comme vous pété tous les plombs

bonne lecture

lanrent

Portrait de gys

Bonjour à tous

Pour moi la sexualité et tout ce qui en découle est + qu'important. Après les problèmes liés à la ménopause, le manque de désir pour mon compagnon que j'ai quitté, j'ai eu plusieurs rencontres qui m'ont conforté dans l'idée que c'est plutôt le ou la partenaire qui fait que la sexualité ou non existe.

Je pensais que c'était dans ma tête et bien non, le désir est là, même si l'orgasme n'est pas tjs au RV ou est long à se déclencher, l'envie de l'autre est présente.

Je me laisse séduire, je séduis et vive la vie.

Après je ne conteste pas le fait que bcp de PVVIH ont des problèmes d'érection, d'absence de désir, pour quelque raison que ce soit, mais la TENDRESSE BORDEL c'est bien aussi..........

Bon courage à tous

1 femme qui aime ça et qui assume

Gys

Portrait de lounaa

Bonsoir , je ne pense pas que tu ai des problémes coquine !

Tu as bien raison d'aimer sa !!!

J'adore sa aussi et pas besoin de viagra , oh que non , juste d'un expert pour la danse qui conduit à la trance  ...

C'est la vie merde , et puis c'est si, si, si,  Bon  de grimper aux rideaux !

Sans oublier la tendresse aussi Bordel ! Wink

Bises la louve

Portrait de cocher-fakir

En attendant, la masturbation soulage grandement et elle permet de retrouver le sourire !

Personnellement, aucune intention de baisser les bras et si l'on doit être patient quelques temps, c'est justement pour faire le nécessaire.

Ce qui blesse davantage est le regard de l'autre, sa lâcheté, son ignorance...

Si on laissait les choses s'intaller, je crois qu'il serait difficile d'en sortir et si l'on devait s'en extirper, alors, l'exercice serait brutal.

J'aime ce proverbe : "il faut souffrir pour être beau !"

Le principal est de se montrer dans toute sa splendeur, en totalité, sans occulter le moindre espace de sa personnalité.

Encore faut-il que l'on nous laisse le temps de s'exprimer !

La séduction est partout...

Les accessoires sont nombreux...

Les scénarios multiples pour ceux qui aiment le jeu...

Et soudain, la sexualité se réveille...

Si la biologie le permet...

Quel plus bel artiste que celui de sa vie...

En toute sagesse...

Portrait de lounaa

Serge en parle si merveilleusement bien ...

Toi aussi Cocher-Fakir , j'aime beaucoup et partage tout ce que tu as écrit ,

avec une plume réaliste et subtile , c'est si beau de lire cela

J'aime ta sensibilité , qui dégage une belle sensualité...

Portrait de cocher-fakir


Grouinement pour Soledad :


" Tout flivoreux vaguaient les borogoves, Les verchons fourgus bourniflaient. "

...

Portrait de lounaa

la séepen volite , côté celasa du cevi , control self de setaxe'l,

tefau à Lewis Carrol , and/ tiquepra Sadness my love ...

Suis heureuse de Te lire ...Wink

Portrait de gys

Dis Sol tu es tjs aussi ludique ! Je constate que ce sujet n'inspire pas bcp de monde...Qu'est ce qui coince ?

Pourquoi ne pas se lâcher, après tout nous sommes entre nous, entre séropos, avec leurs difficultés, leurs probèmes, leurs envies, leurs désirs, la vie quoi !!!

A mon âge je ne fais pas 1 croix sur le sexe, même si mon corps et mon apparence ne correspondent pas à mon esprit, je séduis, je suis séduite, tout le mond ne peut pas être top modèle ! Je ne me considère pas comme 1 salope mais comme 1 femme NORMALE, oui je suis comme les autres femmes avec ce virus en moi...Je ne m'interdis rien, j'utilise les kapotes, si je trouve 1 mec qui accepte ma sérologie non contaminante, pas de kapote...c'est tout ! Il arrive que ce ne soit pas aussi simple mais ne nous arrêtons pas à si peu après les guerres que nous avons vécues...

Il y a des séronautes qui sont plus atteints que d'autres psychologiquement, ne soyons pas jugeants, pratiquons la compassion....

Bonne soirée

Bizzzzz amicales

Gys

Portrait de jest

Un homme qui rêve wrote:

SOULAGE par ces lecture , j'ai écrit ub billet il ya quelques heures en lien avec le sujet avant de vous lire.

J'ai eu 50 ans le 13 mai,je n'y ai meme pas pensé puisque la réflexion sue ce sujet à débuté il y a quelques années déjà alors que mon ami est DCD en 99. Depuis que je m'en suis remis je vis dans un désert sentimental absolu et suis abstinant total. Je n'en suis pas malheureux mais le questionnement sur ce que peut/doit etre une vie seule ou en relation est très actif dans mes pensées.Je n'ai pas a priori donner une conclusion à mes auto-débats il n'y en aura certainement pas, je reste ouvert aux possibles.En revanche je réalise que le temps passant et moi meme passant à travers les tamis aux mailles de plus en plus fines que les choix se produisent malgré moi, je suis assez lucide pour le remarquer.

Quand je dis les choix je devrais dire les non-choix.Je ne regarde plus l'autre lequel m'aurait attiré auparavant mais baisse le regard , une distance s'est produite comme naturellement mais sais que c'est une construction résultat du dégré zéro du contact en général, car il ne s'agit plus de relations d'homo à homo mais d'individu à individu.

Tout le monde ne meurt ne vit pas le meme age, aussi je crois qu'avoir  50 ans est peut etre la fin le début ou la continuation d'une vie, je ne sais pas.J'osbserve cette évolution avec intéret car très riche en terme de réflexions.

Concernant Seronet il estvrai que je n'arrive pas à me déconnecter défitivement, si quelqun a des infos suis preneur.Bonsoir à toutes et à tous.FRED qui est intéressé de continuer le sujet avec...

 

Hello  es tu toujours la?