Le 27 janvier, AIDES dira OUI OUI OUI au mariage pour tous

Publié par jfl-seronet le 27.01.2013
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Droit et socialmariage pour tousmanifestation

Dimanche 27 janvier, les militants de AIDES défileront fièrement aux côtés du collectif Oui, Oui, Oui, car le combat contre le VIH passe indiscutablement par l’égalité des droits. Santé LGBT & friends : nous aussi nous sommes la France !

"Le débat sur le mariage pour tous pose un vrai choix de société, rappelle Bruno Spire, président de AIDES. Voulons-nous une société qui reconnaît à égalité toutes les sexualités, et permet à chacun de s'accepter et de prendre soin de soi, ou faire perdurer un modèle qui enferme une catégorie de la population dans un statut de sous-citoyens ? (...) Notre mobilisation en faveur du mariage pour tous s’inscrit dans la lignée du PaCS pour lequel nous avons âprement milité dans les années 90, rappelle AIDES dans son communiqué (24 janvier). Parce que trop de malades du sida sont morts sans avoir pu transmettre leur patrimoine à leur partenaire, parce que trop de partenaires ont été dépossédés de leur deuil sans aucun droit sur leur histoire commune, nous ne pouvons tolérer qu’aujourd’hui des personnes ne puissent voir leur amour reconnu et leur famille protégée, simplement parce qu’elles forment un couple de même sexe. (...) Nous ne pouvons non plus accepter que des milliers d'enfants, ces mêmes enfants que les "anti" se targuent de vouloir protéger, soient maintenus dans l'insécurité citoyenne et juridique. C’est pourquoi AIDES dit trois fois OUI : oui au mariage, oui à l’adoption, oui à la PMA".

Accouchement dans la douleur

"Mais quel gâchis. Quel accouchement dans la douleur", note l’association. "Car si la loi finit par passer, elle aura ré-ouvert des blessures qui mettront des années à se refermer. Ces torrents d’injures et d'amalgames qui, jour après jour, se déversent sur les homosexuel-le-s, au nom du bien-être de l'enfant agité comme un hochet, ne sont pas sans conséquences sur le pacte social.

Pire, elles ont un impact direct sur l'état psychologique de nombreux homosexuels et d'enfants issus de familles homoparentales. Un élu de la République est-il dans son rôle en déclarant certaines familles plus "légitimes" que d’autres ? Peut-on réellement contester l'égalité des droits sans être homophobe ? Les anti-égalité ont beau sortir du chapeau ballons roses et mines compatissantes, les dérapages en marge de leur mouvement ne trompent pas. Or, nous ne connaissons que trop bien les ravages de l’homophobie : suicide des jeunes LGBT, mal-être, difficulté à assumer son désir, son corps, sa sexualité, et donc à se protéger et prendre soin de soi. (...) Pour toutes celles et ceux qui ont du combattre l’homophobie et le sida, pour tous ceux qui luttent pour une prise en compte de leur sexualité, de leurs pratiques et de leur santé et de leur famille, pour ceux qui doivent affronter à la fois la mort et le deuil, nous marcherons fièrement dimanche", explique AIDES.

Le 27 janvier à 13h30, rejoignez le cortège de AIDES et du collectif Oui Oui Oui au 52 bis Boulevard Saint Jacques, à Paris.

Commentaires

Portrait de fofolette

je sais vraiment,j ai enormement reflechi je suis honnete.je dis oui pour que c couple soit reconnu,normal quand ds hetero vive ensemble ce mari,on a des droit reconnaissance,donc les couple homo on le droit ds memes.le pacs ne ser a rien,en plus pour les emfants ils le faut,car s il arrive quelque chose a un  ds parents,l autre poura le gardez ,la loie est dure