L’épidémie VIH baisse chez les HSH

Publié par Fred-seronet le 24.11.2020
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Chiffresépidémiologie

Dans un article publié le 5 novembre sur le site d’infos LGBT britannique attitude on apprend que l’épidémie de VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) a atteint son niveau le plus bas depuis 20 ans au Royaume-Uni.

Les chiffres des nouveaux diagnostics VIH pour l’année 2019 ont été communiqués dans un rapport publié par Public Health England (PHE), l’agence de santé publique britannique équivalente à Santé Publique France (SPF). Ils révèlent qu’il y a eu 1 700 nouveaux diagnostics VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) au Royaume-Uni en 2019. C’est le chiffre le plus bas depuis l’an 2000 où 1 500 diagnostics avaient été rapportés sur ce public. De façon plus globale, le nombre total de découvertes de séropositivité au VIH a baissé de 10 % au Royaume-Uni passant de 4 580 diagnostics en 2018 à 4 139 en 2019. Il y a eu 1 600 personnes adultes hétérosexuelles dépistées positives au VIH en 2019 au Royaume-Uni, seulement 100 de moins que chez les HSH et ça aussi, c’est une première. Ces bons chiffres sont toutefois à mettre en perspective car le taux de personnes dépistées tardivement reste élevé (42 %), même s’il a diminué passant de 1 900 personnes dépistées tardivement en 2015 à 1 300 en 2019. Le rapport précise que les personnes dépistées tardivement ont huit fois plus de risque de décès que les personnes dépistées précocement.

Par ailleurs, Fraser Wilson, le directeur de la communication du Terrence Higgins Trust, plus grosse association de lutte contre le VIH au Royaume-Uni, a déclaré à Attitude que bien qu’il se réjouisse de cette baisse, il regrette amèrement des années de perdu en raison de freins d’accès à la Prep qui vient tout juste d’être autorisée au Royaume-Uni. L’activiste pointe aussi du doigt le fait que cette baisse des infections VIH concerne principalement des HSH blancs avec une baisse de 22 % dans cette communauté contre 18 % pour l’ensemble des HSH qui vivent au Royaume-Unis, toutes origines confondues. De son côté, Valérie Delpech, épidémiologiste en chef au Public Health England se veut optimiste : « Au Royaume-Uni, nous avons fait de grands progrès pour mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2020. Le dépistage répété, la Prep pour les personnes les plus exposées au VIH et un traitement précoce pour les personnes dépistées positives sont les outils clés pour mettre fin à l’épidémie ». Mais l’épidémiologiste met en garde sur le risque d’une prévention à deux vitesses : « Pour accomplir plus de progrès, nous allons devoir travailler sur les inégalités d’accès à la prévention selon le genre et les origines ethniques et sociales des personnes les plus exposées ». Elle conclue sur l’importance du dépistage afin de dépister et traiter l’épidémie non diagnostiquée : « La façon la plus courante de contracter le VIH au Royaume-Uni est d’avoir un rapport sexuel avec une personne qui ignore sa séropositivité ». En France les chiffres 2019 de l’épidémie de VIH seront communiqués le 30 novembre par Santé Publique France.

Commentaires

Portrait de jl06

Plus de vie nocturne .... plus de vie dans des lieux dédiés aux sexe ...au final le covid gagne !

Même la drague sur le net fait plouf ....Ta beau mettre des photos de toi en train de faire la roue Tongue Out... les mecs sont froids !

quelle époque mais enfants ......me reste plus qu' à rentrer dans les ordres qui sait .....