"Notre santé en danger" : faut se bouger !

Publié par jfl-seronet le 02.10.2012
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santé en dangermanifestation
La santé en danger, plutôt "Notre santé en danger"… cela vaut bien une manifestation. C’est ce qui est organisé à Paris le 6 octobre prochain. AIDES y sera, aux côtés d’autres organisations, pour demander l'abrogation des franchises (la limitation des reste à charges), la limitation des dépassements d'honoraire et l’interdiction des refus de soins. Explications sur cette manifestation qui s’inscrit dans une mobilisation européenne inédite.
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"Notre santé en danger", c’est quoi ?

C’est un collectif informel d’une cinquantaine d’organisations syndicales et politiques (de gauche) et d’organisations associatives. Il a été créé pour défendre le service publique hospitalier, mais plus généralement un système de santé solidaire, l’accès aux soins et la place de la prévention dans la politique de santé en France. Ce collectif évolue dans sa composition. Il propose des actions auxquelles d’autres structures participent sans pour autant faire partie du Collectif. C’est le cas de AIDES qui partage et défend certaines revendications du Collectif, mais pas toutes. AIDES, par exemple, ne pense pas que l’abrogation de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires (HPST) soit la solution pour répondre aux défis et au maintien d’un système de santé solidaire.
 
Pourquoi AIDES y va ?
L’association participe à la manifestation du 6 octobre parce qu’elle partage certains combats et estime que l'abrogation des franchises, la limitation des dépassements d'honoraire et l’interdiction des refus de soins sont des conditions indispensables pour éviter que notre santé ne soit en danger ! AIDES a porté ces revendications pendant les campagnes présidentielle et législatives. Ces franchises, ces dépassements d’honoraire, ces restes à charge, ces refus de soins constituent des freins à l’accès aux soins des personnes les plus éloignées du système de santé…  Sans un accès effectif aux soins pour tous, malgré des efforts en matière de dépistage, il ne sera pas possible, en France, d’aller vers la fin du VIH en 2040. Durant les campagnes, l’association a défendu à de nombreuses reprises des solutions permettant un meilleur accès aux soins, dont la fin des franchises médicales.

Les différents contacts avec le ministère de la Santé à ce sujet ne rendent pas optimistes. Les restes à charge pour les personnes atteintes d’une maladie chronique vivant en dessous du seuil de pauvreté ne semblent pas faire partie des priorités de l’action gouvernementale. Cela mérite bien d’aller manifester aux côtés de toutes les structures qui espèrent obtenir cela de la part des décideurs politiques. Cette suppression n’est pas négociable.
 
Défense de la santé : mobilisation européenne
La manifestation du 6 octobre s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’action européenne pour la défense de l’accès à la santé avec des manifestations notamment en Pologne, Allemagne, Italie, Grèce ; des pays qui ont vu avec la crise leur système de santé considérablement se dégrader ces dernière années. C’est notamment le cas en Grèce avec des répercussions en matière de VIH/sida : une augmentation des cas.
 
"Notre santé en danger", qui en est ?
Des mouvements comme ATTAC, le Planning familial, la Fondation Copernic, la Coordination de Défense et de Promotion des centres de santé, la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Act Up-Paris, AIDES, CADAC, le Manifeste des médecins solidaires, Résistance sociale, UNRPA, Vigilance handicap, NPA, Parti de la Gauche européenne, PCF, la fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Sud Protection Sociale, Syndicat CGT CHU de Toulouse, Syndicat de la Médecine Générale, Sud-Santé AP-HP, Union syndicale CGT de l'AP-HP, etc.
 
"Notre santé en danger", c’est où le 6 octobre ?
La manifestation part des hôpitaux parisiens Cochin-Saint Vincent de Paul et s’achève à Matignon. A l’arrivée, une délégation va demander à être reçue par le Premier ministre pour y expliquer ses revendications dont l'abrogation des franchises (la limitation des restes à charges), la limitation des dépassements d'honoraires et l’interdiction des refus de soins.

Plus d’infos sur "Notre santé en danger" et sur la plateforme de revendications.