Nous réclamons des moyens à la hauteur des enjeux !

Publié par le 06.10.2010
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vhcSOS HépatitesRencontres Mieux vivre avec le VHChépatite C
Un chiffre qui parle de lui-même : 4 millions d’euros. C’est le montant alloué par le Ministère de la Santé au Plan National Hépatites 2009-2012. D’abord ridicule (4 millions d’euros ne représente même pas le coût de 500 traitements anti-VHC sur un an), ce montant est surtout un non-sens économique total : en se privant de programmes innovants en promotion de la santé et en réduction des risques, on augmente le nombre de personnes touchées, et donc le coût pour notre système de soins.

Le volontarisme politique sur de tels enjeux de santé publique se mesure aussi à l’aune des sommes investies. Avec 4 petits millions d’euros, on comprend aisément que la lutte contre l’hépatite C n’est pas une priorité.

Des programmes de recherche à renforcer
Pour améliorer la situation socio-économique des personnes touchées, encore faut-il la connaître. C’est aussi le sens de ces Rencontres Nationales : pallier à un manque de connaissance sociologique des personnes vivant avec le VHC dans notre pays. Lors de la plénière d’ouverture, le directeur de l’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales) Jean-François Delfraissy rappellera l’importance de valoriser la parole des personnes concernées pour faire avancer la recherche. C’est un fait : contrairement au VIH et son programme VESPA, on manque cruellement de programmes de recherche avancés en sciences sociales sur le VHC. C’est pourtant en connaissant les besoins, les conditions de vie, les attentes et les difficultés des personnes touchées que l’on parviendra à élaborer des recommandations pertinentes, dans le champ thérapeutique comme dans la prise en charge médico-sociale.


Dans le champ purement médical (ou viro-biologique), SOS Hépatites et AIDES déplorent l’absence d’une base de données nationale qui permettraient un suivi dans le temps des personnes sous traitement anti-VHC. Prenant acte des avancées majeures que ce suivi a permis dans la recherche sur le VIH, nous souhaitons que ces Rencontres Nationales permettent la création d’une base de données ad hoc sur le VHC.