Nous vivons à une époque désenchantée

Publié par olivier-seronet le 25.10.2009
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religion
Derek, 34 ans, de Montréal, vit avec le VIH depuis 2003

“Nous vivons à une époque désenchantée. Dans le temps, les religions et les mythes nous aidaient à baliser nos vies.  Il y avait des rituels de passage pour nous faire avancer.  Aujourd’hui, qui nous apprend comment gérer nos émotions et nos questions d’ordre moral ?
Je crois que le VIH est comme un symptôme moderne, un moment de crise qui nous force à revoir nos vies.  C’est un moment de passage.  Du moins, c’est comme cela que ça a été pour moi.

Je menais une vie plutôt déséquilibrée.  J’étais pris entre les désirs de mes parents qui m’orientaient vers les sciences et mon côté créatif.  J’ai toujours été attiré par les questions de spiritualité.  Plus jeune, j’allais à l’école du dimanche jusqu’à ce que mes frères décident de ne plus y aller.  Comme j’étais le seul à m’y rendre, j’ai arrêté, mais cela me privait de guide.


Contracter le VIH m’a fait réaliser que quelque chose n’allait pas bien, c’était comme frapper un mur de brique.  Cela me forçait à voir ce qui se passait. C’est là que j’ai véritablement commencé à m’intéresser à la spiritualité, afin de trouver ma place dans tout cela.  En me penchant sur le conflit des religions avec l’homosexualité, je me suis attardé à la méditation, au bouddhisme et aux forces de l’univers et à réaliser que chaque religion avait des choses à nous apprendre.”

Ce témoignage est paru dans le dernier numéro de Remaides Québec. Consultez l'ensemble du dossier "Foi et pratiques religieuses : source de soutien ou non ?".