Nutri-score : un combat gagné contre les lobbies

Publié par Rédacteur-seronet le 31.07.2019
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Initiativenutri-score

Comment la France s’est-elle dotée d’un plan national de santé nutritionnelle ? Dans quelles conditions a été créé le Nutri-Score ? Quels ont été les blocages en France et que se passe-t-il désormais au niveau européen ? Interview de Serge Hercberg, un des meilleurs connaisseurs français des enjeux nutritionnels en santé.

D’où vient votre intérêt pour la nutrition et quand avez-vous compris qu’il s’agissait d’un déterminant majeur de santé ?

Serge Hercberg : De mon expérience personnelle de jeune médecin lorsque je faisais de la coopération médicale au Maroc. J’étais en poste pour soigner des maladies, mais j’ai vite compris qu’au-delà des traitements, il y avait une action de prévention à conduire en matière de nutrition. C’est là-bas que j’ai découvert les problématiques de malnutrition, mais aussi d’obésité. Je dois aussi beaucoup à ma rencontre avec le professeur Henri Dupin, pédiatre et spécialiste de nutrition. La nutrition est un déterminant de santé parmi d’autres, mais c’est l’un des rares sur lequel on peut agir. Nous n’avons pas de moyens d’action sur nos gènes, mais nous l’avons clairement sur le contenu de notre assiette.

Comment définissez-vous la nutrition ?

C’est l’association de l’alimentation et de l’activité physique (pas seulement les dépenses énergétiques).

Quelles ont été les grandes étapes en France d’une politique de santé nutritionnelle effective ?

Jusqu’en 1998, il n’y avait pas de politique de santé nutritionnelle proprement dite ; pas de bureau au ministère de la Santé en charge de cette question. L’alimentation était du ressort du ministère de l’Agriculture. Tout a changé avec l’arrivée du professeur Joël Ménard au poste de directeur général de la Santé (1). Ce médecin, spécialiste de l’hypertension, avait compris que le ministère de la Santé devait s’occuper des problèmes d’alimentation et s’intéresser à l’activité physique. Il en a convaincu le ministre de l’époque Bernard Kouchner. La volonté de Joël Ménard a coïncidé avec une demande sociétale, les premiers signaux que se développait une épidémie d’obésité et que, faute de réaction, nous allions vers une crise sanitaire. De plus, de nombreux travaux scientifiques pointaient déjà ce risque et identifiaient des solutions. C’est grâce à Joël Ménard que nous avons eu, début 2001, le premier Plan national nutrition santé (PNNS). Ce programme de santé publique a, par la suite, été renouvelé et cela quels que soient les ministres de la Santé en poste. Bien sûr, les moyens, notamment financiers, étaient insuffisants, les marges de manœuvre parfois restreintes, les freins importants, mais ce plan a malgré tout été pérennisé depuis 17 ans, puisque nous en sommes à la quatrième version du PNNS, qui devrait être annoncée prochainement. Ce programme a eu des effets intéressants. Il a posé et promu un cadre de référence, certes avec beaucoup de limites, mais avec une certaine efficacité tout de même.

Comment est née l’idée du Nutri-Score ?

On m’a missionné pour réaliser un rapport (2), que j’ai remis à la Ministre de la Santé en janvier 2014. Celui-ci comportait quinze mesures avec des contraintes fortes en matière de réglementation, dont celle de mettre en place un système d’information du consommateur simple, compréhensible et intuitif, permettant d’un coup d’œil de comparer la qualité nutritionnelle des aliments entre eux (3) et de comparer un même produit, selon les marques. Cet outil devait aider le consommateur à savoir face à une étagère de supermarché quel est le produit alimentaire le plus intéressant d’un point de vue de santé. Il devait permettre de comparer, par exemple, différentes pizzas industrielles ou des céréales pour petit déjeuner dont les étiquettes sont bien souvent illisibles. Le Nutri-Score propose une vision synthétique de la qualité nutritionnelle globale d’un produit sur la base d’un algorithme adapté à partir d’un  modèle proposé par des collègues britanniques d’Oxford. Le score sur lequel s’appuie ce dispositif est, lui-même, validé par de très nombreux travaux scientifiques (taux de sel, pourcentage de matières grasses, de protéines, etc.). Nous avons également comparé son efficacité par rapport à d’autres logos qui ont été testés.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans sa mise en place qui a duré quasiment quatre ans ?

Nous avons connu des réserves, puis une nette opposition de différents acteurs dont l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) et la Fédération de la Grande distribution (4). Tous les moyens ont été utilisés pour bloquer la décision politique puis pour retarder sa mise en oeuvre afin de restreindre le plus possible son impact. Dès qu’on touche à la santé publique, on se heurte à des intérêts économiques. On peut faire un parallélisme avec le tabac ou l’alcool. Dans ces trois domaines, les lobbies sont très puissants et d’une grande violence, utilisant la déstabilisation, exerçant des pressions, formulant des critiques sur des domaines parfois surréalistes, utilisant des arguments simplistes et caricaturaux. On allait jusqu’à me reprocher de mettre en péril l’économie française. J’étais responsable de tous les maux. C’est tout juste si je n’étais pas responsable de la mort d’Henri IV ! Ces lobbies sont même allés jusqu’à tenter, en écrivant à différents ministères, de bloquer nos recherches et même d’y mettre fin. Nous étions et sommes encore, dans un rapport de force. Si on regarde au niveau du gouvernement, les lobbies s’appuient traditionnellement sur des ministères qui sont proches des opérateurs industriels, c’est le cas de l’Agriculture, des Finances, de l’Industrie… cela pèse lourd face au ministère de la Santé. Nous avons réussi au final grâce aux médias (Le Monde, Mediapart, Le Canard enchaîné, Cash investigation sur France 2, etc.). Ils ont mis sur la place publique le travail de sape que nous subissions, mené des enquêtes, apporté la preuve des pressions qui étaient exercées, montré que les intérêts de certains industriels, et notamment de grandes multinationales cherchaient à s’imposer sur les enjeux de santé publique de tous. Le rôle des médias a été majeur. Il l’est encore dans la mobilisation citoyenne lancée par différents acteurs pour rendre obligatoire le logo nutritionnel Nutri-Score dans toute l’Europe. D’une certaine façon, tout s’est un peu apaisé, du moins en France. L’arrêté concernant le Nutri-Score a été signé. Un certain nombre d’industriels jouent le jeu ; d’autres restent dans une opposition très forte. Le combat se mène désormais au niveau européen.

Quel bilan faites- vous du Nutri-Score et quels retours avez-vous des consommateurs-rices ?

De nombreux tests et études ont été conduits en amont, par exemple, sur la compréhension ou l’impact sur les achats. Le travail préalable à la mise en place du Nutri-Score a été important et s’est avéré rassurant, parce que ce logo apparait comme le plus efficace et bien supérieur aux autres logos proposés, notamment ceux créés par les groupes de pression opposés au Nutri-Score. Ce sont plus de 116 entreprises qui ont adhéré à ce jour (5). Les industriels qui acceptent de l’afficher ont  un délai de deux ans pour écouler les stocks avec l’ancien étiquetage, mettre en place les nouveaux emballages avec le Nutri-Score qui doit figurer sur l’ensemble des produits de leur marque. Concernant la perception du dispositif par les consommateurs, Santé publique France a réalisé un test il y a un an auprès de 2 000 personnes : 91 % d’entre elles soutenaient cette initiative ; 91 % trouvaient le Nutri-Score facile à comprendre, et à trouver sur les emballages. Le taux était également élevé concernant la confiance dans l’information nutritionnelle ainsi délivrée. Par ailleurs, 70 % des personnes avaient, grâce à cela, une meilleure image de la marque. Enfin, 87 % demandaient que cette mention devienne une obligation au niveau européen, ce qui n’est actuellement pas le cas. C’est la raison pour laquelle, en France, nous sommes obligés de nous appuyer sur le volontariat des industriels. La France et la Belgique appliquent le Nutri-Score ; ce sera bientôt le cas en Espagne. Dans d’autres pays, le lobbying contre cette mesure s’organise. C’est le cas en Allemagne où un des adversaires actifs est la ministre de l’Agriculture. Enfin, d’autres pays sont tentés de s’engager sur d’autres logos pour à la fois bloquer notre initiative ou du moins marginaliser notre logo.

Avez-vous des craintes concernant cet outil ? Je pense à la récente tribune que vous avez signée interpellant les sénateurs-rices à propos de l’obligation de mentionner le Nutri-Score dans les publicités de produits alimentaires ?

Nous avons une inquiétude effectivement. Il s’agit d’un amendement porté par le député Olivier Véran [majorité parlementaire, ndlr]. À l’Assemblée nationale, l’amendement a été largement adopté le 21 février dernier [50 députés-es sur les 51 présents-es en séance, ndlr], mais le gouvernement y était opposé. Cette tribune (6) a été faite parce que nous craignons que le Sénat ne se saisisse de la proposition de Loi et ne l’enterre. Nous jugeons indispensable que la mesure aille jusqu’au bout du processus législatif. Les lobbies ne l’ont pas vu venir ce qui explique ce vote assez large. Il reste cette nouvelle étape dans l’hypothèse où cette mesure qui fait partie d’une proposition de loi soit inscrite au calendrier parlementaire. Quoi qu’il en soit, nous espérons, que cet amendement revienne dans le débat parlementaire lors du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale qui sera débattu cet automne.

En matière de santé nutritionnelle, on a l’impression de vivre ce qui se passe en matière de climat : une remise en cause, une contestation systématique des données scientifiques. Comme l’expliquez-vous et comment le contrer ?

La stratégie de nos opposants est de jeter le doute. Le Nutri-Score s’accompagne d’un dossier scientifique particulièrement conséquent. Nous nous sommes appuyés sur de nombreux travaux scientifiques. Il a été réalisé de grands progrès des connaissances scientifiques sur les relations entre alimentation et santé. Par exemple, nous savonsuels sont les seuils de consommation à ne pas dépasser concernant la viande, la charcuterie. Des études nous disent à partir de quelle quantité journalière consommée on voit le risque de cancer colorectal augmenter. Il est vrai que dans notre domaine, on peut difficilement faire des essais randomisés [qui permettent de comparer deux groupes dont les caractéristiques sont communes, ndlr], mais il n’en demeure pas moins que les recommandations actuelles en France comme au niveau international sont fondées sur une accumulation de travaux dont la robustesse des résultats est avérée et qui sont cohérents. J’expliquais déjà en 2005 que si dans de nombreux cas, les arguments disponibles ne permettent pas (encore) d’affirmer la réalité du lien entre le facteur nutritionnel suspecté et certaines maladies, dans d’autres, au contraire, la convergence des arguments est telle qu’elle fait l’objet d’un consensus international, et permet d’être traduite en termes de recommandations de santé publique.

Dans un texte de 2014, vous défendiez l’idée qu’il fallait une nouvelle impulsion et de nouvelles mesures en matière de santé nutritionnelle avec deux grands objectifs : réduire les inégalités sociales dans le domaine de la nutrition et répondre aux enjeux préventifs et thérapeutiques des maladies chroniques. Faites-vous le même constat aujourd’hui et que préconisez-vous ?

Effectivement, ce sont deux éléments prioritaires. Responsabiliser l’individu, cela profite aux populations qui ont compris le message. C’est-à-dire celles qui sont en capacité de traduire dans leurs actes les informations qu’elles ont reçues. Cela ne concerne que les populations les plus favorisées et contribue donc à creuser  les inégalités en termes de santé. Il faut donc en parallèle des mesures systémiques ; mesures qui font appel à des contraintes. Par exemple, le logo Nutri-Score est efficace, mais il ne joue pas sur l’accessibilité économique des produits [le logo dit que c’est bon pour la santé, pas que c’est bon et bon marché, ndlr]. On peut imaginer qu’une réponse pour corriger ce problème serait la taxation des produits de moins bonne qualité nutritionnelle et l’attribution de subvention à ceux de meilleure qualité nutritionnelle. On pourrait aussi réglementer le marketing en matière d’alimentation. Tout cela pourrait permettre aux industriels du secteur de remettre sur le métier leurs recettes, d’innover et, au final, d’améliorer l’offre alimentaire. Informer, éduquer les individus est indispensable, mais pas suffisant pour que les choses s’arrangent. Il faut d’une part conseiller les consommateurs en matière de demande et de l’autre créer les conditions d’une amélioration de l’offre qui doit devenir plus favorable. C’est cela qui permet la création d’un environnement alimentaire qui favorise les choix raisonnables à la santé. Aujourd’hui, tout est fait pour stimuler la consommation d’aliments de faible qualité nutritionnelle: prix bas record pour le Nutella, promotions de douze viennoiseries pour le prix de dix, etc. Je n’étais pas initialement un fan de la réglementation, mais nous assistons clairement à l’échec de l’autorégulation dans ce domaine. On ne peut qu’en passer par la réglementation à tous les échelons : composition nutritionnelle, marketing, publicité, vente, etc. et à la mise en place de moyens pérennes notamment financiers pour un vrai changement. C’est une question de volonté politique, avec comme on l’a vu des intérêts contradictoires.

À quelles études feriez-vous référence ? Quels conseils donneriez-vous pour convaincre une personne vivant avec le VIH ou une hépatite virale que la santé nutritionnelle est un élément clef de sa prise en charge, de son suivi ?

Difficile de répondre précisément… On sait que la nutrition joue dans de très nombreuses fonctions dont l’immunité, le processus d’inflammation. Cela est démontré par de nombreux travaux scientifiques. Une santé nutritionnelle optimale est, de façon générale, un bon moyen d’optimiser la qualité de ses défenses. Nous manquons de travaux sur le lien entre alimentation et VIH. Ce que nous savons, c’est qu’une alimentation saine préserve d’une façon générale des effets néfastes sur de nombreux organes et de multiples fonctions… survenue des maladies cardio-vasculaires ou de certains cancers par exemple. Ce qui est certain, c’est que ce sujet doit être davantage travaillé.

(1) : Ancien directeur de recherche à l’Inserm, le professeur Joël Ménard a été directeur général de la Santé (DGS) de 1997 à 1999. Il est l’auteur d’un rapport sur hypertension artérielle, alimentation et mode de vie, dans le cadre du PNNS.
(2) : Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé, novembre 2013.
(3) : « Mesure n°2 : Mettre en place un système d’information nutritionnelle unique sur la face avant des emballages des aliments : « l’échelle de qualité nutritionnelle du PNNS », page 43 du rapport de novembre 2013.
(4) : la Fédération du commerce et de la distribution est une organisation professionnelle qui regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution. C’est le lobby des grandes enseignes.
(5) : Les premiers groupes qui se sont engagés étaient Fleury-Michon, Auchan, Intermarché, Leclerc, etc.
(6) : Alimentation : « Chers sénateurs, n’enterrez pas l’obligation du Nutri-Score dans les publicités », par les professeurs-es Didier Courbet, Serge Hercberg et marine Friant-Perrot, Le Monde, 14 mars 2019.

 

Qui est Serge Hercberg ?
Depuis 2001, le professeur Serge Hercberg dirige l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren) rattachée, notamment, à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il a mené de très nombreux travaux épidémiologiques dans différents pays et publié plusieurs centaines d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture. Il est l’un des principaux artisans du Programme national nutrition santé (PNNS) qu’il préside. Il a été le coordinateur de l’étude Nutrinet-Santé, qui constitue l’une des plus vastes initiatives autour de l’évaluation des comportements alimentaires qui étudier les relations entre la nutrition et la santé. On lui doit aussi la recommandation : « 5 fruits et légumes, et trente minutes d’activité physique par jour ». Il est le créateur du logo Nutri-Score. Il a travaillé aux États-Unis et au Canada. Serge Hercberg est également enseignant à l’Université Paris 13 et au Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam) et membre du Haut conseil en Santé publique.


Pour rendre le Nutri-Score obligatoire en Europe !
« Forcer la commission européenne à rendre obligatoire le logo nutritionnel Nutri-Score dans toute l’Europe » ; « Contraindre les industriels qui refusent la transparence sur la qualité nutritionnelle de leurs produits à l’afficher ». C’est dans cet esprit de défense de la santé publique qu’a été lancée (1), l’initiative citoyenne européenne Pro-Nutriscore. Au terme de plusieurs années de combat, le logo nutritionnel Nutri-Score a été adopté officiellement par la France et plusieurs pays européens (Belgique, Espagne…) pour être apposé sur la face avant des emballages des aliments. Son but est d’informer, de façon simple et compréhensible, les consommateurs-rices sur la qualité nutritionnelle des aliments et les aider ainsi à orienter leurs choix vers des aliments plus favorables à la santé. L’autre effet attendu est que ce logo incite les fabricants à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs aliments pour être mieux positionnés sur l'échelle du logo. Autrement dit, l’industrie agro-alimentaire fabrique plus sain et les personnes consommatrices y gagnent en santé. Aujourd’hui, l'apposition du Nutri-Score sur les emballages des produits alimentaires « dépend de la bonne volonté des industriels qui peuvent refuser de jouer le jeu de la transparence », rappelle le professeur Serge Hercberg. Actuellement, une réglementation européenne (Inco) adoptée il y a quelques années (sous la pression de puissants lobbys) interdit aux États de rendre obligatoire l'apposition d'un logo comme le Nutri-Score sur les produits alimentaires, cela limite de fait son efficacité. « C'est pour cela que, si certains industriels ont accepté de le faire, de grosses multinationales ne l'affichent pas sur leurs produits », rappelle Serge Hercberg sur son blog. Certains de ces industriels ont fait du Nutri-Score leur bête noire et s’efforcent de le torpiller au niveau européen. Pour que l’initiative citoyenne européenne Pro-Nutriscore puisse imposer ce logo sur les produits alimentaires européens, il faut rassembler, un million de signatures, réparties dans au moins sept pays de l’UE. C’est l’unique moyen de « se faire entendre auprès de la communauté européenne pour que cette mesure de santé publique soit mise en place, malgré les lobbys qui s'y opposent », et ainsi rendre obligatoire le Nutri-Score au niveau européen.Pour consulter la pétition, la signer, la faire circuler autour de vous. En cliquant sur ce lien, vous serez dirigé sur le serveur sécurisé de la Commission européenne pour enregistrer votre signature. Les données exigées pour signer la pétition (numéro de carte d'identité ou de passeport) découlent de la réglementation sur l’initiative citoyenne européenne. Elles sont hébergées par la Commission européenne dans un espace sécurisé et ne font, bien évidemment, l’objet d’aucun échange ou transfert, rappelle Serge Hercberg sur son blog. « C'est une opportunité exceptionnelle pour les citoyens de peser sur la communauté européenne pour que les aspects de santé publique soient pris en compte et l'emportent sur la défense d'intérêts économiques », conclut-il.


(1) : L’initiative citoyenne européenne (Pro-Nutriscore) a été lancée à l'initiative de sept associations de consommateurs-rices : UFC-Que Choisir (France), Test-Achat (Belgique), VZBV (Allemagne), Consumentenbond (Pays-Bas), Ocu (Espagne), Federajca Konsumentow (Pologne) et Ekpizo (Grèce).

 

Commentaires

Portrait de jl06

Mais les lobbyistes auront la peau de Nutri Score ....

les riches se servent déja dans le top des aliments ...est ont en trouve pas mal déja sur les marchées locaux ,  juste que pas vraiment à la portées de toutes les bourses .....

reste la majoritées des EU ,à qui ils ne reste que les grandes surfaces est leur putin de caddy ....ont ne peut que le regretté 

tout comme le climat et leur cop 21 .... du pipo ! ici ont n,arrete pas les pétitions contre les Maires ,

oui, oui , Nice Cannes en jet privée .... hier soir devant le chateau du Roi d, Arrabie ont croyé voir un Paquequebot iluminé , et ont va encore demande aux pékins de bases de faire des éfforts ...

vous parlez de quoi au gouvernement enfin disont plutôt que vous gesticulées beaucoup ....

je crois que la Terres n,a pas encore données assez de signe d, alerte  pour que les peuples se souléve vraiment ,je perd pas espoir ...

quoique , s,il ils ont leur telphonne  (les peuples ) les Ricains ,  chinois ,   se charge de les lobotisées ....