Présidentielle : les candidats encore interpellés sur les hépatites

Publié par jfl-seronet le 24.03.2012
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santé en campagne 2012hépatites
Décidément, tout le monde écrit aux candidates et candidats à la présidentielle pour y défendre ses revendications et attirer l’attention de celles et ceux qui briguent l’Elysée sur leurs combats. C’est le cas du Collectif Hépatites virales (CHV) qui a récemment adressé une lettre ouverte intitulée : "Hépatites A, B, C, D, E… : Une volonté politique forte s’impose au plus haut niveau de l’Etat".
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"Comme vous le savez peut-être, les hépatites virales constituent un véritable enjeu de santé publique, pointe d’abord le Collectif Hépatites virales (CHV). Actuellement, on estime que 500 000 personnes sont infectées par ces virus en France métropolitaine. Parmi celles-ci, 4 000 décèderont dans l’année tandis que, simultanément, 5 000 nouvelles personnes seront contaminées. Ces pathologies deviennent la principale cause de transplantations hépatiques, à l’heure où les greffons manquent cruellement. Chez les personnes vivant avec le VIH, la co-infection avec une hépatite est devenue l’une des premières causes de mortalité". Voilà pour le tableau d’ensemble. Evidemment pour les associations qui composent ce Collectif (1), face à ces défis, il est temps de changer de braquet. Autrement dit, les plans nationaux sur les hépatites sont pertinents sur le fond, mais quasiment jamais suivis d’effets. Autrement dit, cela ne sert pas à grand-chose… hélas. Pour le CHV, il est donc temps que soit pris un "engagement au plus haut sommet de l’Etat", un engagement que le Collectif juge "nécessaire pour combattre cette pandémie".
Pour le CHV, l’urgence est "de soigner tous les malades qui en ont besoin, et ce dans les meilleures conditions possibles, en aidant et en soutenant les patients, que ces maladies et les traitements associés affectent profondément et durablement". Le Collectif évoque bien entendu l’arrivée récente de deux nouvelles molécules qui "vont permettre de traiter de nombreux malades, jusqu’ici en impasse thérapeutique avec le traitement standard". Mais c’est pour rappeler qu’il est "crucial que l’état soit capable de faire face au nombre croissant de personnes qui peuvent maintenant être soignées. Elles doivent pouvoir bénéficier des progrès thérapeutiques dans de bonnes conditions, avec un accompagnement adapté à la lourdeur des traitements, et ce sur tout le territoire français".


Mais pour le CHV, les efforts à fournir ne concernent pas uniquement la prise en charge. Ils portent aussi sur la prévention. "Le grand public et les médecins généralistes ne sont pas suffisamment informés sur les hépatites, note le CHV. On estime qu’actuellement à peine la moitié des malades est dépistée. Aujourd’hui, pour l’hépatite C, c’est deux fois plus de malades et dix fois moins de tests de dépistage que pour le VIH, pour lequel tout le monde s’accorde à dire que c’est insuffisant. Investir dans ce domaine permettra à moyen terme d’épargner des vies humaines (et à long terme de réaliser des économies considérables). Au niveau international, le Fonds Mondial ignore les hépatites, alors que les mêmes médicaments peuvent traiter le VIH et l’hépatite B. Il est indispensable que le Chef de l’Etat français intervienne en faveur de l’intégration des hépatites, au même titre que le VIH, le paludisme et la tuberculose, dans la lignée de la déclaration de l’OMS du 21 mai 2010".
(1) Les membres du CHV sont Actif Santé, Arcat, l’AFH, Nova Dona, Sida & Hépatites Info Service, SOS Hépatites, Transhépate, Actions traitements, ASUD.

Commentaires

Portrait de KRIS3

KRIS3 J'ajouterais qu'étant moi-même co-infecté et A2 F4 depuis 2009 , et de surcroît arrivé à ce stade très rapidement , le sujet me concerne tout particulièrement ; Homo et aujourd'hui ex-parisien sans avoir jamais touché à aucune drogue , je soupçonne mes pratiques sexuelles à risques de m'avoir entraîné jusque là ; Je pense aussi que certains dans le milieu homosexuel parisien se font un malin plaisir à devoir enfoncer des doigts sanguinolents dans le postérieur des fonds de backroom , à la limite du viol !!voire du sperme volontairement ou pas ! tant d'agressivité dans la boîte de nuit le Dépôt à Paris m'a déjà été souvent rapporté ! mais j'assume parfaitement ce que j'ai fait pour autant dans ce lieu ! ce que je dis c'est que hélàs le Sida comme les hépatites peuvent aussi se transmettre de cette façon ou même par le sperme ; la raison pour laquelle j'insiste sur ce point , est que le doute s'est'installé rapidement quand des mon 1er RASH à Cochin en 2008 , l'inspection de mes pieds par le chef de service , me mettait sur la piste d'un soupçon d'addiction aux drogues de ma part ! Or le regard colérique que je voyais à ce moment là ne me disait rien qui vaille ! je n'ai tout simplement pas envie en plus de ma condition d'homo d'être pris pour un drogué! j'ai toujours souhaité faire attention à ma santé même si je n'ai pas été suffisamment attentif à mes rapports sexuels ! en deux mots être co-infecté me semble encore plus difficile à assumer et à faire prendre en compte que de n'être '' que'' séropositif ! Bref ,avec tout ça il va falloir que je reparte pour une autre session de soin , une deuxième après l’Échec des 4 mois de traitement à la Ribavirine et Interferon en 2010. J'espère que les moyens vont être mis en place par les autorités pour prévenir les co-infections car elles pourraient augmenter avec une certaine désespérance instillée par un lieu comme le Dépôt à Paris ! Merci de m'avoir lu .