Prévagay : 7 sur 100 !

Publié par jfl-seronet le 15.02.2010
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Chiffres
"Plus de sept hommes sur 100 fréquentant des bars spécialisés parisiens [comprendre des bars gay] se contaminent en une année par le virus du sida, contre 1 % pour l'ensemble de la communauté homosexuelle". C'est ce qu'indiquent de nouveaux résultats de l’enquête "Prévagay" publiés le 11 février dernier.

Cette enquête est menée par l’Institut de veille sanitaire avec le soutien de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et en partenariat avec le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg) et le Centre national de référence du VIH (à Tours). Elle s’est déroulée à Paris d'avril à juin 2009 dans des établissements gay. Cette enquête a deux objectifs : faire une estimation du nombre de personnes séropositives chez les gays et bisexuels fréquentant ces établissements (la prévalence) et d'autre part déterminer l'incidence du VIH dans ce groupe (c'est-à-dire le nombre de nouvelles infections par an). Selon les résultats : "Le pourcentage de personnes séropositives dans cette population a été estimé à 17,7 %".  Environ 900 gays et bisexuels ont participé à cette enquête et accepté un prélèvement biologique (chaque personne se prélevait elle-même une goutte de sang au bout du doigt). L'utilisation du test d’infection récente sur ces prélèvements a, selon le communiqué officiel, permis d'estimer le taux d’incidence du VIH dans cette population à 7,5 cas pour 100 personnes par an. Autrement dit, il y a (dans ce groupe) plus de 7 personnes sur 100 séronégatives qui se contaminent en une année.
"L’incidence du VIH dans l’enquête Prévagay (7,5 %) est beaucoup plus élevée que l’incidence du VIH pour l’ensemble de la population homosexuelle en France (1 %)", indiquent les responsables de l'enquête qui estiment que "l'incidence estimée dans cette population" (celle qui va dans ses lieux) ne "peut pas être généralisée à l’ensemble de la population des [gays et bisexuels] en France. Ce chiffre, jugé "préoccupant", montre que la "transmission du VIH est très élevée au sein de ce groupe de population". "Ce chiffre d’incidence de 7 %, c’est la fourchette haute de l’estimation à laquelle nous pensions. Il faut rappeler que la population qui a participé à Prevagay est plus active sexuellement et n’est sans doute pas représentative de l’ensemble de la population homosexuelle en France", a expliqué de son côté Caroline Semaille de l’Institut de veille sanitaire interrogée par le site Yagg.
Plus d'infos sur www.prevagay.fr