Soins funéraires : la levée sera pour 2016 !

Publié par jfl-seronet le 15.05.2014
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Droit et socialsoins funéraires thanatopraxie

Le 6 mai dernier en séance publique au Sénat, la sénatrice (EELV) Aline Archimbaud a posé une question orale à la ministre des Affaires sociales sur la levée de l’interdiction des soins funéraires pour les personnes décédées séropositives pour le VIH et les hépatites virales. On connaît la date sur laquelle s’est engagé le gouvernement : le 1er janvier 2016. Jean-Luc Romero trouve ce délai beaucoup trop long.

La sénatrice écologiste a d’abord rappelé que "L'article 2 de l'arrêté du 20 juillet 1998 interdit de pratiquer des soins funéraires sur des personnes séropositives, alors qu'il n'y a aucun risque si ces soins s'exercent en respectant les précautions universelles préconisées par l'Organisation mondiale de la santé. Pourtant, la pratique des autopsies à visée scientifique est autorisée sur ces personnes à condition de respecter ces précautions afin d'éviter toute contamination du personnel ou de l'environnement". Pour la sénatrice, s’il est possible de pratiquer "une autopsie sur un séropositif en toute sécurité, pourquoi cela ne serait-il pas le cas pour des soins funéraires ?". Aline Archimbaud a également rappelé qu’une pétition lancée par les Elus locaux contre le sida demandant la levée de cette interdiction a recueilli plus de 95 000 signatures.

Le gouvernement s’engage pour janvier 2016

C’est Laurence Rossignol, la secrétaire d’Etat à la Famille qui assurait le remplacement de Marisol Touraine. Laurence Rossignol, pour le gouvernement, a répondu ceci : "Cette réforme est dépendante de nombreuses concertations et nécessite des dispositions législatives. Les ministères impliqués se sont engagés – c'est la réponse à votre demande de calendrier – à faire aboutir cette réforme pour le 1er janvier 2016 (…) Etant, comme l'ensemble du Gouvernement, déterminée à lutter contre toutes les discriminations, en particulier contre celles qui frappent les personnes atteintes du VIH ou de l'hépatite virale, la ministre des affaires sociales et de la santé, par sa décision, a souhaité ainsi répondre à la douleur des familles concernées et permettre aux proches des défunts de disposer enfin d'obsèques dans la dignité".

2016… c’est bien loin

Contrairement aux usages de l’Assemblée Nationale, au Sénat, on peut répondre aux ministres. C’est donc ce qu’a fait la sénatrice Aline Archimbaud : "J'ai noté la date du 1er janvier 2016 comme un engagement à partir duquel les dispositions en question entreraient dans les faits. Mais j'entends aussi avec une certaine inquiétude que des mesures législatives seront nécessaires, ce qui implique un examen par le Parlement dans des délais assez brefs". Et la sénatrice d’ajouter : "Par cette question, je veux aussi me faire le relais d'un grand nombre de citoyens qui s'émeuvent des rumeurs, des peurs, des fantasmes qui sont propagés de façon récurrente à propos des malades séropositifs et qui contribuent à leur stigmatisation. Seuls les pouvoirs publics ont le pouvoir et aussi la responsabilité de prendre, sur ce sujet, des décisions claires par rapport aux propos démagogiques et discriminants qu'on entend parfois. Je comprends parfaitement qu'il faille mettre en place un certain nombre de dispositions. Les personnels doivent sans doute être rassurés et formés, mais mettre un terme à cette discrimination m'apparaît comme une mesure de justice importante, vous l'avez rappelé, vis-à-vis des familles qui sont déjà douloureusement et lourdement affectées. Je retiens la date du 1er janvier 2016, mais aussi pour nous, parlementaires, l'exigence législative. Donc, il faut maintenant aller vite".

Des professionnels opposés à la levée
Il fallait s’y attendre. Des thanatopracteurs professionnels montent au front et publient interviews et tribunes, notamment sur les sites des professionnels des soins funéraires, contre la levée de l’interdiction sur laquelle s’est engagé le gouvernement. Deux d’entre eux, Claire Sarazin et Sébastien Boukhalo, ont écrit à Manuel Valls, Premier ministre, et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé : "Contre l'autorisation des soins de Thanatopraxie sur les porteurs de VIH et d'hépatites B et C". Ils avancent notamment que : "Il n’est pas question de discrimination dans l’opposition à pratiquer des soins sur les corps des défunts atteints de maladies transmissibles, mais simplement d’une peur de la contamination (…) L’enjeu n’est pas comparable avec les soins médicaux apportés à un malade, nous parlons d’un défunt qu’il s’agit de présenter à ses proches. Les conséquences d’une contamination par le VIH ou une hépatite B ou C sont trop importantes pour que l’on n’applique pas le principe de précaution". Eux aussi ont lancé leur pétition !

Commentaires

Portrait de Muffin64

Pourquoi 2016? et pas 2017? Évidemment si la droite repasse ce sera pas a avant l'alternance en 2022 ou 2027...

Portrait de YOYETTE

c'est quand meme odieux,lamentable ce probleme me mets dans une rage telle....... quand je dis que l'écologie n'a pas sa place au gouvernement,,,,,suis outrée

Portrait de unepersonne

bah putain ils ont pas fait un exploit !

de toutes manieres les thanatopracteurs ont une tenue de travail bien specifique, blouse , gants, masque avec ou sans visiere donc aucun risque pour eux de contamination ou je ne sais quoi

dommage qu'il ait fallu attendre tout ce temps pour que les choses soient regularisées, je pense juste aux sero qui sont partis dans l'au delà sans soins funeraires

apres peu importe comment on arrive de l'autre coté de la vie car que l'on soit un beau cadavre ou pas on est mort !

Portrait de passion4you2

je me demande si il y a pas de tanato homo hiv+ moi je me propose car cela me gene pas .

Portrait de basique

Ahhh ca va moins vite que le decret pour Alsthom !..faut dire que c'est tres compliqué...! Le vih ne survit pas en dessous de 30 degres... Et j'ai rarement vu un mort a la sortie du frigo etre plus chaud que ca!!
Allez soyons positifs heureusement qu'ils n'interdisent pas aux médecins de nous soigner...

Portrait de lolothanato

Bonsoir,

Je voulais reagir en tant que thanatopracteur. Contraiment au milieu medicale, où les medecins sont entourés d'infirmieres et les medecins legistes d'assitants, nous travaillons seul.

Les medecins travaillent dans des locaux specialisés et avec du materiels stériles et jettables. Nous travaillons dans des chambres funeraires pas toujours au dernieres normes, dans des domiciles à même le lit, et dans les chambres mortuaires des hopitaux, qui n'ont rien d'espace dediés. Comme nous sommes toujours en deplacements entre ces lieux, nous ne pouvons pas toujours nettoyer notre materiels, qui n'est pas jettables. Nous réutilisons nos scalpels et nos aiguilles. Et si les locaux dans lequels nous travaillons ne sont pas équipés correctement (comme un domicile) nous partons avec nos instruments souillés. 

Donc on pense que faire des soins de conservations (injection de formol et retrait des liquides et des gaz, que nous évacueons dans nos DASRI, mais que nous transportons dans nos véhicules) peut etre dangeureux pour nous. Si nous nous coupons ou nous piquons, on pense qu'il y a un risque que certains de mes collegues (pas tous) et moi même ne voulons pas prendre.

En contre partie, nous ne sommes pas d'accord avec le fait de ne pas pouvoir presenter le defunt à sa famille et amis, comme c'est le cas actuellement (mise en biere immediate).

Nous sommes pour pouvoir faire une toilette funeraire (nettoyage, habillage) avec une presentation sur une table refrigérée (pour conserver le corps). Dans ces conditions nous ne sommes pas exposés au sang, et avons beaucoup moins de risque de nous piquer ou couper, puisque nous n'avons pas à injecter ni ponctionner quoi que se soit.

Nous ne sommes en aucun cas contre les personnes malades. Nous ne voulons simplement pas prendre de risques.

Voilà, j'espere que vous comprendrez mon de vue.

Portrait de basique

pardon,  je n'aime pas parler de moi, mais pour expliquer que je connais un peu le sujet, je précise avoir été professionnel de santé pendant plus de 25 ans comme infirmier de réa puis infirmier anesthésiste (ISAR),ou j'ai notamment travaillé dans des ambulances du SAMU pendant 5 ans ou nous ne connaissions pas souvent les risques infectieux propres des blessés auxquels nous portons assistance .

 

Oui, des précautions sont a prendre lors des manipulations de liquides biologiques mais il en va du VIH comme de n'importe quelle pathologie infectieuse. Je ne vois pas en quoi les précautions a prendre valables pour la plupart des maladies infectieuses seraient obsolètes au motif que le mort était porteur du VIH. Qu'on m'explique !

D'ailleurs, sauf à ce que les choses aient bien changées, l'intervention des thanatopracteurs ne se fait pas dans un délai si court après le décès au point que la température interne du mort, reste au delà de 30°... et je ne parles pas là de ceux qui sont passé par les frigos de la morgue à l'hôpital.

 

C'est une discrimination, une de plus, qui démontre bien le caractère particulier et la peut qu'engendre le VIH. Pourquoi ne pas faire pareil pour les bactéries multi résistantes, le SRAS ? Qu'est ce qui explique ce traitement particulier ?  

 

Se protéger est une chose, et celà obéit à des règles professionnelles strictes, et c'est bien normal. traiter les PVIH comme des pestiférés en est une autre..

 

Quand à l'argument de l'intervention "seul" au domicile, elle ne tient pas plus que pour l'infirmière d'HAD qui à face à elle elle des virus et des bactéries bien vivantes, et qui aussi, place les déchets dans des containers prévus à cet effet, et sachant qu'une paire de gant n'a jamis protégé d'une piqure accidentelle.

 

Pourtant combien de personnel de santé ont été contaminés par le VIH dans le cadre de leur exercice professionnel ? très peu au regard du nombre de patients traités.. Et combien de thanatopracteurs ? j'aimerai bien savoir tiens !! La thanatopraxie ? Un métier à si haut risque ? Voyons, c'est juste de la peur par ignorance... Il ya plus de policiers tués dans l'exercice de leur fonction que de thanatopracteurs.. et pourtant on ne leur demande pas de ne plus interpeler de gangsters armés?

 

 

 

 

Portrait de alsaco

protection individuelle      GANTS   - TABLIER     - VISIERE 

pour le MATOS   se servir  d 'ustensils jetables  ou non    Où est le problème    ils sont utilisés  sur des personnes mortes  donc non contaminantes   

Portrait de alsaco

a mon avis  vous feriez  mieux de vous battre  pour avoir  des espaces   adéquat  et travaillez   convenablement   .

et surtout   vous payez  du matériel  jetable 

les soins  post  - mortem  sont tout de même  largement   retribués 

Portrait de lolothanato

http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/hcsp/2009_morgue_rapportHCSP...

Voici un lien interressant que vous devriez lire. Les cas de VIH et d'Hepatite ne sont pas les seuls cas interdisant les soins.

Concernant le SRAS, il y a eu un seul cas en france (a ma connaissance) et je ne pense pas qu'on lui ai fait des soins. Ne comparer pas un cas unique à des milliers de personnes. 

Excusez nous de vouloir nous proteger. On recommande à toute la population de porter des preservatifs, on créer des salles de shoot pour eviter les echanges d'aiguilles et nous c'est pas grave si on se pique. 2 poids 2 mesures.

De plus il m'arrive d'intervenir sur des defunts décedeé il y a moins de 5 heures. Donc sa temperature n'est pas encore sous la barre des 30°C.

Et si il n'y a pas de thanatos contaminés lors de soins, c'est parce que au jour d'aujourd'hui, les soins sont interdits. Par contre il fort probable que des soins aient été fait sur des personnes malades, car la personne elle même n'éatit pas au courant, ou que le medecin ayant declaré le décés ne le savait pas non plus (accident de la route ou autres). Mais celà reste des cas isolés.

Concernant les prix des soins, il faut savoir que les 3/4 des thanatopracteurs sont des sous traitants des pompes funebres. Nous avons le statut d'artisan. Il y a trés peu de pompes funebres qui ont leur propre thanatos. Du coup les pompes funebres marges sur nous. Les soins se vendent entre 110/200 € au PF et ils les revendent 280€/400€ (et c'est ceux qui les achetent 110€ qui les revendent 400€).  Si nous devons utiliser du materiels jettables le prix des soins augmenterait considerablement.

Excite t il un rapport, que tout le secteur medical approuve, qui dit que si je me pique sur un defunt atteint de VIH ou d'hepatite, je ne risque absolument rien ? Et qu'en rentrant chez moi je n'ai aucun risque de contaminer mon conjoint ? 

Pour le moment j'ai toujours des ecchos contradictoires. Donc pour le moment je ne prend pas de risque.

Et on ne considere pas les personnes malades comme des pestiferer, car l'on propose un service de toilette funeraire, pour les proches puissent se receuillir. Si vraiment on considerer les personnes atteintes de VIH ou d'hepatite C comme des pestiferer, on mettrait ces personnes dans des cercueuils hermetiques dessuite aprés leur décés. Et personne ne pourraient les voir. 

Et je vous assure qu'on se bat aussi pour travailler dans de meilleurs conditions.

Portrait de basique

"Excite t il un rapport, que tout le secteur medical approuve, qui dit que si je me pique sur un defunt atteint de VIH ou d'hepatite, je ne risque absolument rien ? Et qu'en rentrant chez moi je n'ai aucun risque de contaminer mon conjoint ? "

 

j'ai du mal a saisir la logique... je te retourne ta question par analogie: " existe-il une certitude de ne jamais mourir en traversant la route ?"... Non .. n'est ce pas ? Pourtant tu les traverse bien les rues?

 

bon ben je te souhaite d'exercer un métier bien moins dangereux (et si mal payé... ) que celui que tu pratique avec tant de compassion... Ceci dit le S+ qui sera mort ne t'en voudras pas de ne pas l'avoir préparé, vu qu'il sera déjà occis... c'est au moins un avantage du métier...

 

Une dernière remarque.. !!! Contrairement à ce que tu écris, nous sommes bien des pestiférés aux yeux des gens comme toi.. c'est d'ailleurs exactement comme ça qu'on tratait les morts de la peste.. sans leur rendre leur dernière dignité et en les envellissant dans un trou direct et recouverts de chaux vive...

Portrait de Muffin64

Et les soins sont fait. Tu le dis toi même : Pas de contaminations. Fais gaffe on mords mais uniquement vivant :)

Portrait de Piicsou

*Accidents exposant au Sang, elles sont faites pour qui?

Si accident :

Hépatite B : vous êtes censé être vacciné... sinon sérovaccination aux urgences

VIH : au pire, un passage direct aux urgences dans les 48h et un traitement post exposition très efficace peut être donné

Hépatite C : certes pas de protection immédiate mais une surveillance et une hépatite C découverte et traitée dans l'année de contamination sera guérie rapidement.

 

Je travaille dans une unité de prise en charge du VIH et des AES depuis 6 ans, je n'ai eu que 2 fois le cas d'une thanato (toujours la même) et aucune mise sous traitement et aucune contamination.

Alors soit les AES ne sont pas (assez) déclarés dans votre métier et là il y a un vrai travail à faire de votre côté soit c'est très rare...

Portrait de Piicsou

Vous pouvez également vous déplacer avec un kit AES pour désinfection  et nettoyage de la plaie si jamais vous vous blessiez.

Combien de fois vous êtes vous blessé dans votre carrière?

Si c'est arrivé que rarement, c'est seulement l'angoisse qui vous fera faire des erreurs dans votre pratique et vous faire prendre des risques.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Morlat_2013_Mise_en_ligne.pdf

Page 392 du PDF

Vous devriez le lire aussi pour avoir une idée des risques lors des AES qu'ils soient professionnels ou sexuels...

Portrait de frabro

Il y est écrit ceci à propos du VIH :

"Il se multiplie et est présent au niveau de nombreux liquides 

biologiques, tissus et organes : LCR, muqueuses génitales, digestives, tissu nerveux, 

ganglions….où il persiste même alors qu’il n’est plus détecté dans le sang. Le virus est sensible 

aux désinfectants (dérivés chlorés). Il persiste dans l’environnement pendant quelques jours à 

quelques semaines selon les supports. Il est présent sous forme réplicative dans les tissus et 

organes d’un cadavre pendant quelques jours. "

 

Et ce dans un rapport du Haut Conseil de Santé Publique de 2009...

Qui dit des conneries ? Ce rapport ou toutes les personnes qui prétendent que le vih meure aussitôt qu'il n'est plus dans un corps vivant ? Si le rapport a raison, ça change pas mal la donne sur la prévention par rapport au discours ambiant...

Au passage, une rectification : le virus HIV survit très bien au froid, c'est à la chaleur au dessus de 60° celsius qu'il est sensible.

Je vais me répéter, mais la question est surtout financière : pour être pratiqués sans risques, les soins funéraires devront être faits quelle que soit la cause du décès par des praticiens formés et dans des lieux ad'hoc, ce qui en augmentera sensiblement le coût et réduira considérablement le nombre de praticiens autorisés. 

Portrait de Muffin64

Mais le rapport date aussi de 5 ans...je fais plus confiance a la réalité de Picsou. Le virus ne survit pas a l'air libre plus d´une 30 de secondes..!!! Alors qui croire? 

Portrait de basique

Ce n'est pas la bonne façon d'aborder la question .. La question en vérité la suivante :" pourquoi si des soignants qui travaillent dans une unité infectieuse, des laborantins dans un labo, des infirmières dHAD seules au domicile, etc...  qui sont eux  souvent exposée à une blessure accidentelle avec des agents infectieux bien vivants, soignent les patients sans distinction..., celà ne serait t-il pas possible avant 2015 pour les thanatoprateurs? ce qui est bon comme mesure de protection pour un classe d'agent infectieux sévères pour les uns ne le serait pas pour les autres ?? "

Franchement si c'est pour la fourniture gratuite de quelques kits à usage unique... Inutile d'attendre 2015.. payons les kits.. que Jean luc Roméro lance une grande opération de quête.. et payons les kits et les formations à ces gens

Portrait de lolothanato

Contrairement au laborentins qui manipulent des tubes de sang, mais n'on pas de piquant/tranchant pour faire leur analyse, les infirmiéres seul en domicile, ne sont pas systematiquement exposés au liquide biologiques et qui utilisent du materiels steriles et jettables, nous nous sommes à chaque opérations exposés aux liquides et aux piquants/tranchants. Et pour le materiels jettables, finaçierement c'est pas possibles. Nous n'utilisons pas seulement une aiguille et et un scalpel (en soit c'est faciles d'avoir ça en jettables) mais toutes nos pinces, ecarteurs, canules, tuyaux, tubes de ponctions, ciseaux,......... le prix du soins exploserait. A celà il faut rajouter le prix du traitement de ces dechets supplmentaires. De plus nos voitures seraient chargés de matériels de rechanges et de dechets. Nous faisons jusqu'à 6 soins par jours (certains plus) et nous avons nos dechets dans nos voitures. Et se promener avec encore plus de dechets est un risque supplementaire.

Pourquoi devrions nous prendre des risques en plus ?

On vous propose une toilette mortuaire, pour que les familles puissent se receuillir et voir leur defunt jusqu'au jour des obseques. Tout le monde ne fait pas de soins de conservations. Suivant le souhait, les moyens, et les croyances, il y a beaucoup de défunts qui n'ont pas de soins à l'heure actuel.

C'est dejà mieux qu'une mise en biére immediate.

Concernant les AES, la contamination est moindre à l'heure actuel car les soins ne sont pas autorisés.

Et si on peut eviter de prendre des traitements lourds en prevention (une amie c'est coupé lors d'un soin, elle a eu droit à une prise de tritherapie qui l'a flingué pendant 2 jours, et un suivit pendant 6 mois) on prefere éviter. Sans compter le stresse qu'elle a eu en attendant les résultats d'analyses.

De façon général nous faisons quand même attention pour eviter les accidents, mais comme sont nom l'indique, un accident reste un accident.

Une journée difficile (en tant qu'indepandant je travaille 24h/24 et 7j/7)  avec beaucoup de soins et beaucoup de route (je travail dans un rayon de 100km autour de chez moi, comme beaucoup de mes confréres), un peu de fatigue, est un accident est vite arrivé.

Donc pour moi c'est de la prévention. Tout simplement.

Portrait de alsaco

je pense  que vous pourriez vous mettre a plusieurs   pour vous payez   AUTOCLAVE  -  BACS  A ULTRASONS ou STERILISATEUR   (poupinel )  de 400  a 4000  euros  

AFIN   de vous prevenir  complètement  c 'est pourtant facile  de ne prendre aucun risque  .  tu n 'arretes pas de parler de FRIC    - 

Si le cout de matériel  est trop élevé  Fo pas venir  se plaindre   -  tous les parametres  propres a l 'hygiène  peuvent être  résolus  

bonne journée

Portrait de basique

Pardon mais Une infirmiere a domicile liberale par exemple visite 25 a 35 patients par jour pour des soins dont au moins la moitie sont soit des injections, des perfs, des pansements... Sa remuneration a l acte va de 6 a 15 euros... Avec cela elle se paie elle son materiel a uu.. Alors si comme dit plus haut par lolo un thanato en voit 6-7 a plus de 100 euros chaque...cela fait si je ne m abuse 600 a 700 euos par jour de recettes.. Pas de quoi faire pleurer dans les chaumieres sur la precarite de ces pauvres artisans, et assez pour se payer des kits a uu et des moyens de decontamination...bon on a compris ... Tout est bon pour lolo, sauf les pvih....encore que... Si j'ai bien compris en y mettant le prix....

Portrait de lolothanato

Admettons 700€ par jour ce qui est loin d'etre mon cas. Le RSI (secu des indepandants) te prend 50%. Ensuite il faut payer le gasoil (300 km/j au moins avec 6/7 soins), les Dasris à évacuer, les fluides que tu injectes et tous les consommables (gants, coton, alleses, fils, poches, repas...). Il reste encore les impots sur les sociétes, la csg, le telephone, les assurances, ..........et mon salaire (et sur mon salaire il reste les charges communnes à tout le monde). 

Augmenter le prix d'un soin n'est pas le probleme. Il faut pouvoir le vendre derriére. 

Concernant l'achat d'un autoclave c'est un investissement. Pourquoi pas. Mais je ne peux l'utiliser que le soir chez moi. Donc durant les 6/7 soins, mes instrus ne seront pas stérilisés. Je change de lieux de travail aprés chaque soin. En comptant large on va dire 2h de soins et 1h de route. Je fais quoi. Je le branche chez le client aprés le soin et j'attends que ça stérilise. Puis je repars chez le suivant. Quand je fais un domicile, je le branche dans la cuisine aprés mon soin et je papote avec la famille en attendant que mon matos se stérilise ?

Ca ne peut fonctionner que si je travaille dans un lieu unique toute la journée. 

Et pour s'y mettre à plusieurs il faudrait que j'ai un collégue qui bosse pas loin. Ce n'est pas toujours le cas. Et la plus part du temps si il est proche c'est un concurrent.

Et la derniére fois qu'une infirmiere est venu chez moi, le matériel qu'elle a utilisé (compresses, medicament,...)avait été acheté par nous à la pharmacie, au frais de la secu. Nous nous fournissons tout.

Et les injections que font les infirmiéres sont trés loin de celles que nous faisons. Je vous assures que leurs risques aux AES sont bien moindre que nous.

Par contre à part critiquer un métier que vous ne connaissez pas, pouvez vous me dire se qui arrivera le jour où je me pique pendant que je fait une suture sur un défunt malade ? Pouvez vous me garantir que je ne risque absolument rien ? Jusqu'à present je vous explique comment fonctionne notre métier et je vous fournis des documents disants clairement que c'est dangereux de faire des soins. Et vous quels sont vos arguments ? A part me dénigrer ?

Vous pourrez toujours me dire que je peux avoir un accident de la route, vu que je roule beaucoup, mais justement c'est dejà un risque. Donc limitons les risques.

Et puis qu'est ce qui vous derange dans les toilettes mortuaires ? Car personne n'a réagi à ce sujet !

Portrait de lolothanato

Cherchez sur youtube et vous verrez comment ça se fait un soin de thanatopraxie. Malheureusement il y a plusieurs videos en ligne. 

Portrait de frabro

Il me semblait que c'était clair : ce qui nous dérange est que nous sommes discriminés sous des prétextes d'un autre age, et que trente ans de connaissance de la maladie et de ses modes de transmission n'ont pas encore aidé  à détruire dans le grand public.

Par ailleurs, il me semble indispensable que la profession de thanato soit strictement réglementée, quitte à ce que la pratique à domicile soit interdite et qu'elle ne puisse plus se faire pour tous quelle que soit la cause du décès que dans des lieux sanitairement équipés pour éviter tous les risques infectieux. C'est d'ailleurs ce qui est préconisé par les experts les plus sérieux, et c'est sur ce point que les "artisans" tentent de bloquer un processus qui les obligera à s'équiper et à travailler de façon véritablement professionnelle.

J'ajoute que, pour ma part, je ne suis pas partisan de la conservation des corps et que je refuse la pratique sur moi quand le moment sera venu. Mais c'est la liberté de chacun de choisir, dès lors que toutes les conditions sont réunies pour que les risques soient minimisés et l'égalité devant la mort respectée.

Portrait de lolothanato

Concernant la fin des domiciles, perso je suis pour. Plus de mal de dos et des conditions d'hygiène meilleures pour nous et les familles. En plus on est le seul pays au monde à faire des soins au domicile. Mais c'est parfait dans des régions où il y a des chambres funéraires à proximité. Dans les régions de montagne ou de campagnes (à faible densité de population), où la première chambre funéraire est à 80km, qui va payer le déplacement du défunt ? Car le pompe funèbres, ne va pas se déplacer gratuitement, pour faire  160km (80 aller et 80retour). Et là ça n'a rien à voir avec la thanato. Celà fait une charge supplémentaire au famille des défunts (malade ou pas).

Alors maintenant admettons qu'on travaille tous dans des labos suréquipés au dernières normes, avec du matériels stériles et jetables et avec tout notre équipement ( Charlotte, blouse, tablier jetables, manchettes, sur chaussures, lunettes de protection, masque à gaz et 2 paires de gants au nitrile). Que se passera t'il si je me pique en faisant une suture ? Quelqu'un peut il me fournir un rapport disant que je n'ai aucune chance d'attraper quoi que ce soit ? Si oui je veux bien le lire.

Si non, je reste toujours sur ma position.

Dans l'absolu, seriez vous prêts à prendre une aiguille, piquer un défunt malade et ensuite piquer un de vos proche avec cette même aiguille ? ( ce qui porterai une grave atteinte au défunt quand même)

Portrait de Piicsou

lolothanato wrote:

Que se passera t'il si je me pique en faisant une suture ? Quelqu'un peut il me fournir un rapport disant que je n'ai aucune chance d'attraper quoi que ce soit ? Si oui je veux bien le lire.

Si non, je reste toujours sur ma position.

Dans l'absolu, seriez vous prêts à prendre une aiguille, piquer un défunt malade et ensuite piquer un de vos proche avec cette même aiguille ? ( ce qui porterai une grave atteinte au défunt quand même)

 

Et sinon vous l'avez lu le chapitre sur les AES que j'ai mis en lien?

Le risque 0 n'existe nul part !!!

En + les aiguilles à suture sont des aiguilles pleines non? donc moins de risque encore qu'avec une aiguille creuse!

 

Et je vois pas le rapport avec piquer un défunt malade et piquer un de nos proches...

Si c'est comme ça alors plus aucune infirmière en service de prise en charge du VIH ne devrait prendre le risque de piquer un malade... Bah oui surtout s'il a une charge virale élevée !!!

Ca fait parti du métier d'avoir ce genre de risque alors pourquoi discriminer les personnes malades même encore dans la mort?

Portrait de vivement

Les thanatopracteurs veulent des garanties sur les risques auxquels ils sont exposés et on ne peut que les rejoindre la-dessus.

Mais comment la profession distingue-t-elle un seropositif d'un séronégatif ? d'un contaminant à un non-contaminant ?


Beaucoup de personnes meurent aujourd'hui sans connaitre leur statut sérologique ou meurent d'un AVC loin de leur infectiologue, suicides, accidents,... ça fait donc 30 ans que les thanatopracteurs prennent des risques sans s'en émouvoir ? En tant qu'ancien maire-adjoint devant signer le bon de transport de corps sur des temps de permanence, j'ai souvent assisté à la rédaction d'un certificat de décès par le médecin lors des décès au domicile, j'en ai vu AUCUN demander si le défunt était porteur du VIH même si la case est prévue (avec, de mémoire, une sous-case pour les porteurs de kaposi...). Pourtant ils seraient potentiellement à risque !

Et puis il y a les seropositifs "connus" dont la charge virale est indetectable, donc réputé non-contaminant, et qui devraient subir cette ultime discrimination en se décomposant jour après jour sous les yeux de leurs proches ? J'ai vécu ça pendant 10 jours pour Bruno-Pascal, faute de créneau disponible en crématorium et fêtes de fin d'année.

Plus jamais !

Pourquoi 2016 ? Parce que, comme à chaque fin de règne, on va nous expliquer, à l'échéance, qu'il n'y a plus de place dans l'agenda législatif. A moins que d'ici là, on en fasse un mot d'ordre inter-associatif au 1er décembre par exemple 





Portrait de alsaco

esthétitiennes et dentistes !!!

MEME  COMBAT 

Quelles précautions dois-je prendre si je suis porteur du virus de l'hépatite C ?

Dans la vie courante, il ne faut donc pas partager les objets de toilette pouvant être en contact avec du sang : rasoir, ciseaux à ongles, coupe-ongles, brosse à dents, matériel de détartrage dentaire et matériel d’épilation. Il n’y a pas de risque de contamination par le baiser ou lors du partage de la vaisselle. Les objets usuels tel que les couverts ou les verres ne nécessitent pas de désinfection particulière.

Portrait de clarithanato

Bonsoir, je suis Thanatopracteur et co auteure de cette pétition. Les réactions sont vives et ça part un peu dans tous les sens. Je pense avoir ma part de responsabilité parce que le texte qui accompagne la pétition a été rédigé trop rapidement et s'adressait sans doute davantage aux Thanatopracteurs qu'au grand public. J'avoue que je n'avais pas essayé de me mettre à la place d'une personne séropositive qui lit ce texte. Je l'ai fait depuis et je comprends le sentiment de rejet et la révolte que ce malentendu peut provoquer. Je parle de malentendu parce que c'est le cas. Notre propos est mal compris et c'est normal parce que nous sommes à peu près les seuls à savoir ce que nous faisons réellement. Je suis toujours contre la levée de l'interdiction et il ne s'agit en aucun cas de discrimination, les choses sont plus complexes qu'elle ne le paraissent. Ce que nous souhaitons à présent, c'est ouvrir le dialogue avec les associations de défense des malades afin de pouvoir avancer. Les échanges d'injures ne mènent à rien, il faut élever le débat.

Portrait de Piicsou

Si lors du décès de l'un de vos proches vous apprenez qu'il est séropositif au VIH ou porteur d'une hépatite (et oui, tout le monde ne le dit pas à son entourage), comment réagiriez-vous que l'on refuse de pratiquer ces soins sur le corps? La conscience professionnelle prendrait-elle le dessus pour le soutien au confrère ou la douleur de la perte et ce manque de dignité pour le proche défunt vous ferait réagir? 

Portrait de lolothanato

Si c'etait l'un de mes proches et qu'on ne puisse pas faire de soins, je lui ferai moi même une toilette mortuaire. Ce n'est absolument pas un manque de dignité. De plus il m'est arrivé de faire une toilette sur un membre de ma famille. 

Je ne vois pas en quoi c'est un manque de dignité. La personne est présentable et la famille peut se receuillir. Où est le manque de dignité ?

Donc pour vous tous les defunts qui n'ont pas eu de soins de conservation, ont perdus leur dignité ?

Donc les familles qui dans leur religion, leur principes ou par manque de moyens ne font pas faire de soins, et ne font faire qu'une toilette mortuaire, vous pensez sincerement que ces gens là, manquent de rescpect à leur défunt ? Mais alors que doit on penser des gens qui ne font faire qu'un simple habillage ?

Les soins de conservations ne sont pas obligatoires. 

Portrait de Mumbly

solution simple pour empecher les discriminations: on interdit les soins de conservation, comme ça tout le monde il est content et personne ne prend de risque... et tant pis pour les thanatopracteurs, non, c'est trop extrême comme solution? Moi, ça me paraît pas mal! Tongue Out

Portrait de Piicsou

Si le reste de la famille souhaite les soins de conservation, vous faites comment? Si on estime que les soins de conservation font partie intégrante de la dignité en fonction de nos convictions...

C'est dingue de devoir tout détailler alors qu'il suffit de réfléchir un peu pour remettre le contexte à sa place...

D'ailleurs, évitez de traverser la route hein vu que le risque 0 n'existe pas... on sait jamais...

Ca commence à m'agacer sérieusement et pourtant je suis séronégative!!!!!!!!!!

Portrait de basique

Moi aussi cela m'agace.. Il n'y a pas d'arguments dans les reponses de ces professionnels, et dès qu'on leur fait remarquer que ceux qui connaissent les risques et y sont le plus exposés (les professionnels de sante), soignent sans discriminations, on nous rétorque l'exception "thanato"... Mais quelle est donc cette exception ? Intervenir seul ? Ils ne sont pas les seuls... Etre confronte aux liquides biologiques? Ils ne sont pas les seuls ? Ils n'ont pas de matériel a usage unique et/ou il faudrait steriliser a chaque fois ? Ca se règle très simplement...
Ce que je crois, c'est qu'ils n'ont pas de formation suffisante en matière de prévention du risque infectieux, et que ce faisant, ils imaginent un Vih bien plus virulent et fantasmé qu'il n'est en réalité...
Nous sommes là dans une sorte de revendication catégorielle... Ou l'aspect economique est en filigramme de la plupart de ces posts... Messieurs les thanatos, ne vous trompez ni d'adversaire.... Ni de client...
La bêtise est souvent plus contagieuse que le vih...

Portrait de Piicsou

Ils le disent bien : c'est la PEUR!

Si tout le monde devait avoir peur, effectivement il n'y aurait plus de soignants pour les PVVIH et porteurs d'hépatites!

Comme déjà dit plus hait : hépatite B : censés être protégés, au pire y'a la sérovaccination, VIH il existe le traitement post exposition et le VHC il n'y a pas de protection directe mais une surveillance et s'il y a contamination, elle se guérit très bien qd elle est traitée dans l'année.

Certes ce sont des traitements lourds à supporter...

J'attends toujours la réponse à ma question sur le nombre de fois où lolothanato s'est blessé dans sa carrière... J'ai juste eu l'exemple d'une collègue à qui c'est arrivé 1 fois...  

Faut se renseigner réellement sur les pathologies et les avancées pour avoir moins peur!

Portrait de lolothanato

En 5 ans d'activité je me suis piqué 2 fois. Je n'ai pas eu droit à la tritherapie à l'epoque. 6 mois de prise de sang et retour aux capotes aprés 10 ans de mariage. Certes il y a pire. Mais 6 mois à se poser des questions, à chaque accident.

Mais c'est comme, pour les accidents de la route. Il suffit d'une fois. 

Portrait de Piicsou

Ce n'est rien!

S'il n'y a pas eu de trithérapie, c'est qu'il n'y en avait pas besoin et qu'il fallait surtout surveiller le risque pour le VHC puisque vous êtes censé être protégé pour le VHB.

Depuis 6 ans que je travaille dans l'unité de prise en charge du VIH et des AES, en ce qui concerne le personnel de l'hôpital et parfois du personnel extérieur certains se piquent beaucoup plus souvent...