#STOPSÉROPHOBIE

Publié par jfl-seronet le 26.04.2023
2 159 lectures
Notez l'article : 
0
 
InitiativeJCLS 2023

Ne jamais cesser ! Une fois encore, AIDES se mobilise dans le combat contre les préjugés et les discriminations avec une campagne lancée lors de la Journée contre la sérophobie. À l’occasion de la troisième édition de cet événement, le 29 avril, AIDES dévoile du 24 au 30 avril une campagne autour du hashtag #STOPSÉROPHOBIE.

Le Tasp encore méconnu

Alors que les évolutions thérapeutiques permettent, en 2023, aux personnes vivant avec le VIH sous traitement de ne pas transmettre le virus, elles continuent pourtant d’être quotidiennement sujettes à des discriminations et stigmatisations. En rendant visible la sérophobie ordinaire qu’elles subissent, l’association a voulu interpeller sur les préjugés toujours présents et rappeler que « lutter contre la sérophobie, c’est aussi lutter contre le VIH ». Aujourd’hui, une personne vivant avec le VIH (PVVIH) qui dispose d’un traitement ne transmet pas le virus : c’est la révolution Tasp (Treatment as Prevention ; traitement comme prévention) que l’on connaît aussi sous le sigle « I = I » pour « Indétectable = Intransmissible ». Grâce aux antirétroviraux pris, la présence du virus dans l’organisme est si faible qu’elle n’est plus détectable. Le virus est alors intransmissible, notamment par voie sexuelle. « Cette réalité essentielle dans la lutte contre le VIH/sida souffre pourtant d’une cruelle méconnaissance auprès du grand public », explique AIDES, dans un communiqué. Les chiffres sont évocateurs : 73 % des Français-es ignorent qu’une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne transmet pas le VIH. De plus, 63 % d’entre elles-eux considèrent également que la séropositivité constitue un critère important pour se lancer ou non dans une relation sentimentale. Par ailleurs, 25 % pensent enfin qu’une personne séropositive peut représenter un danger en exerçant une profession de santé.

Dans tous les domaines du quotidien

Ces a priori et idées erronées engendrent des discriminations à l’encontre des personnes séropositives : c’est la sérophobie. Celle-ci peut s’exprimer dans tous les domaines du quotidien. C’est ce que révèle la campagne #STOPSÉROPHOBIE portée par AIDES. Les peurs irrationnelles qui génèrent la sérophobie sont également responsables d’un éloignement du dépistage, par crainte d’un résultat positif. En France, on estime qu’environ 24 000 personnes ignorent leur séropositivité. Or, sans traitement, elles peuvent inconsciemment transmettre le virus et risquent de voir leur santé individuelle se dégrader. Cette campagne de AIDES a choisi de mettre l’accent sur les expériences sérophobes vécues par des personnes vivant avec le VIH. Le dispositif déployé dans le cadre de #STOPSÉROPHOBIE se décline sous la forme de trois animations d’échange de messages d’apparence anodine. À travers celles-ci, AIDES illustre la sérophobie ordinaire rencontrée par les PVVIH à différents moments de leur vie quotidienne : au détour d’une conversation sur un site de rencontres, par le refus de soins d’un médecin, ou encore dans le débriefing d’un date entre copains-ines. Ces animations seront visibles sur les réseaux sociaux de AIDES, sur les écrans digitaux de plusieurs villes de France et dans les centres commerciaux de vingt-trois villes de métropole. Imaginée à la suite des nombreux signalements de personnes victimes de harcèlement sérophobe, cette campagne a pour objectif de sensibiliser à l’existence du Tasp et entend inciter les personnes séronégatives à repenser leurs façons de communiquer autour du VIH/sida.