Suisse : Les gays pourront-ils donner leur sang ?

Publié par jfl-seronet le 08.01.2010
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don du sang
Le Portugal, l'Italie et la Suède ont déjà décidé d'autoriser les homosexuels à donner leur sang. La Suisse pourrait suivre, comme l'explique un récent article de La Tribune de Genève.

Aujourd'hui, les gays sont toujours interdits de dons du sang en Suisse. D'autres groupes sont aussi exclus. C'est le cas des personnes usagères de drogues par injection ou des hétéros ayant des relations sexuelles avec un partenaire connu depuis moins de six mois. D'un point de vue sanitaire, ces restrictions existent pour "réduire au maximum (…) les risques de contamination par transfusion, du sida ou de l’hépatite". "Mais le vent est en train de tourner", constate La Tribune de Genève qui pointe notamment la récente décision de la Suède qui lèvera l’interdiction en mars 2010, à condition que le donneur n’ait pas eu de rapport avec un autre homme durant l’année précédente. Qu’en est-il en Suisse ? "Notre pays ne fait malheureusement pas partie des Etats courageux, critique Jean-Daniel Tissot, médecin-chef du Service vaudois de transfusion sanguine, cité par La Tribune de Genève. Certains principes de précaution sont pourtant inutiles". "Il n’y a ainsi pas davantage de risques à accepter le sang d’un homosexuel qui a une relation stable que celui d’un hétérosexuel", poursuit Jean-Daniel Tissot. L'exclusion des homosexuels du don de sang pourrait être supprimée d'ici un ou deux ans. "Un groupe de travail planche sur la question au sein du Service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge suisse, qui chapeaute les centres et évalue les critères de dons, dont les minimaux sont fixés par le Conseil de l’Europe. Ses conclusions sont attendues l’an prochain", note La Tribune. Certains médecins s'attendent à ce que la Suisse adopte le modèle suédois. "Un tel changement de pratique serait bien accueilli par les militants homos et les professionnels de la prévention sida. "Il est vrai que les gays restent la population la plus touchée par le VIH, explique Deborah Glejser, porte-parole du Groupe sida Genève dans La Tribune de Genève. Mais le problème est que le questionnaire médical auquel doivent répondre les donneurs se base sur l’appartenance à un groupe et non sur le comportement effectif des gens. Il est temps de se rendre compte que les gays peuvent avoir des relations fidèles".

Commentaires

Portrait de frabro

Que celle de la Suède, si elle accepte au don du sang les homosexuels à condition qu'ils ne pratique pas leur sexualité ! Donc, si tu veux donner ton sang, sois abstinent pendant un an en pensant que c'est pour le bien de tous... Je trouve cela d'une stupidité sans nom. Sois on donne l'égalité totale dans ce domaine comme dans d'autres, soit on ne donne rien, mais se donner bonne conscience en donnant un droit restrictif c'est encore une fois faire injure aux gays dans leur ensemble et laisser penser qu'ils sont tous irresponsables. Je partage l'idée exprimée dans la dernière phrase : que c'est le comportement qui compte et non l'appartenance à un groupe.
Portrait de romainparis

que les gays sont des humains et que toutes exclusions infondées ne sont qu'hypocrites discriminations.