Swiss, Sex and Sun

Publié par olivier-seronet le 13.10.2009
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sérophobie
Le sexe, c’est la vie, c’est le plaisir, c’est beau, c’est fort, c’est tendre, c’est le pied ! Surtout depuis mai 68. Sauf que ça s’est arrêté en 84. L’effet sida a tout stoppé.
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Ce que l’on appelle souvent la “libération sexuelle” représente comme un début avorté de révolution pour nos libertés à tous et toutes, notre droit à jouir quand on est un homme hétéro, bi ou homo ou quand on est une femme hétéro, bi ou homo, notre droit d’avoir ou pas des enfants. Nos baby boomers ont imposé une culture neuve et dépoussiérée de la morale religieuse et de la censure. Ce fut un élan majeur vers l’égalité des sexes et des sexualités. Seulement voilà, alors que la syphilis était contrôlée et les contraceptifs bien rôdés, le sida a permis à la morale de revenir au galop. La lutte contre le sida : outil des conservateurs, me direz-vous ? Peut être bien que oui ! Quel séropositif n’a pas senti un regard pesant lorsqu’il évoquait sa situation, éprouvé le malaise en entendant défiler tous ces noms d’oiseaux : pédé, toxico, et bien d’autres. Il semble aujourd’hui nécessaire de parler encore plus de sexualité, mais pas pour dire aux gens de s'en protéger, aux jeunes de s'en protéger… A trop insister sur les règles du safer sex pour tout le monde, l’effet négatif n’est-il pas finalement que l’on se protège plus de l’autre que du virus ? Et l’autre, n’est pas un ennemi, mais un partenaire. L’autre n’est pas un malade, mais peut être une personne séropositive hautement responsable. A y regarder de plus près, les relations entre séropositifs et séronégatifs montrent un besoin urgent d'échanges et le plus bel exemple de partage entre séropositifs et séronégatifs, ce sont les couples sérodifférents qui nous le donnent chaque jour.