Un point d’ancrage au sein d’un inattendu !

Publié par olivier-seronet le 25.10.2009
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religion
Richard, 53 ans, de Montréal, vit avec le VIH depuis 13 ans

“Le 26 octobre 1996, mon médecin m’annonce, alors que j’étais sûr du contraire, que je suis séropositif et que le virus est virulent… trithérapie immédiate ; c’est un choc et je ne sais pas quoi dire !  C’est comme si ma vie venait de se couper de la moitié ;  tant de sentiments montent en même temps : colère, découragement, peur, honte, peur de la réaction des gens.  Comment surmonter ces sentiments et apprendre à vivre avec cette situation nouvelle ?  J’ai toujours été une personne croyante et la foi a toujours fait partie de ma vie : un ancrage intérieur où je peux retrouver une sérénité et un calme au sein de la solitude qui parfois m’entoure.  Des temps de méditation au coeur de la nature ou dans un endroit propice au silence et à l’intériorité ont été, sur mon parcours, des ancrages de paix et d’espoir.  Je dis bien Spiritualité, cette force intérieure qui me permet de surmonter des moments où l’espoir semble, parfois, ne plus être au rendez-vous ! C’est une relation à une Présence !  Beaucoup de personnes vivant avec le VIH font face à de l’incompréhension, du jugement, du rejet… Accepter de faire cette démarche intérieure et de laisser la foi prendre place à ma table me permet de reconnaître toute ma dignité et tout le potentiel qui m’habite pour vivre cette réalité qui est la mienne dorénavant… Le désarroi fait place à la confiance, le désespoir cède à une espérance qui ne demande qu’à ’épanouir, la peur s’ouvre à un avenir inattendu.” 

Ce témoignage est paru dans le dernier numéro de Remaides Québec. Consultez l'ensemble du dossier "Foi et pratiques religieuses : source de soutien ou non ?".