Une histoire de plante

Publié par olivier-seronet le 09.04.2010
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cannabis thérapeutique

Le chanvre (connu sous son nom latin cannabis) est une plante largement utilisée, notamment en médecine, depuis des siècles dont l'usage a été interdit ou fortement réglementé au cours du XXe siècle. Ses propriétés sur le physique et le psychisme l'ont classé comme drogue. Le cannabis consommé en Europe provient principalement du Maroc (région du Rif). Le cannabis peut se présenter sous plusieurs formes : des fleurs et feuilles séchées (marijuana), de la résine de cannabis (le haschich) qui est un produit dérivé de la plante séchée, de l'huile de cannabis, etc. Le cannabis est généralement consommé avec du tabac dans des joints. Mais on peut aussi le manger (gâteaux, sauces, crèmes, etc.) ou le boire en infusions (avec du beurre ou du lait). Ces modes de consommation ne présentent pas les dangers liés au fait de fumer : goudrons, oxyde de carbone, etc. La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudron et de monoxyde que le tabac... La consommation à l'aide d'une pipe à eau augmente très fortement l'absorption de produits toxiques. Les effets du cannabis varient en intensité et en durée, en fonction du mode de consommation, des teneurs respectives en THC (ça dynamise) et CBN (ça rend stone) ainsi que de la personne, de son état physique et psychique, si elle est à jeun, etc. Les effets peuvent durer entre quelques minutes (lorsqu'on le fume) et quelques heures (lorsqu'on le boit ou le mange). Même si les effets durent en général quelques heures, le cannabis reste entre 18 à 24 h dans le sang et l'élimination de celui-ci par le corps est particulièrement lente : plus d'une semaine pour éliminer la moitié de la dose absorbée. Les effets psychiques sont très liés à la personnalité de la personne qui le consomme. Une accoutumance physique existe, même si elle est moins marquée que pour d'autres produits. Une consommation prolongée peut parfois provoquer des troubles du sommeil, des rêves. Une dépendance psychique est possible si la personnalité de la personne qui consomme montre une fragilité à ce sujet. Aucune surdose due au cannabis n'a encore été enregistrée et c'est ce qui contribue le plus à sa réputation de “drogue douce”.