Vacances, voyages et VIH : j’oublie rien !

Publié par jfl-seronet le 19.06.2023
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Pas de panique : voyager, partir en vacances et vivre avec le VIH ne sont pas incompatibles. Encore heureux ! Pour autant, comme dans de nombreux champs de la vie quotidienne avec le VIH, il est conseillé d’anticiper, de se préparer. Il est même recommandé de se renseigner en amont d’un déplacement ou d’un séjour, a fortiori s’ils sont longs. Parfois, on doit même faire quelques démarches administratives avant. Vous aurez ainsi toutes les cartes en mains afin que tout se passe pour le mieux ; ce qui vous permettra de partir l’esprit léger avec l’assurance de profiter au mieux de vos vacances. Infos, trucs et conseils.

Docteur-e, je pars… en vacances !

« Faire un bilan avec son médecin avant le départ ». C’est ce que préconise Actions Traitements dans ses conseils aux voyageurs-ses. En dehors de certaines situations (CD4 inférieurs à 200 CD4/mm3, charge virale VIH non contrôlée), il n’y a pas de contre-indication à voyager à l’étranger quand on vit avec le VIH. En fait, tout dépend de l’état de santé général (nombre de CD4, CV indétectable ou non, présence de comorbidités, initiation très récente d’un nouveau traitement, etc.), de la durée du séjour et de la destination — certains pays appliquent encore des restrictions au séjour ou à l’installation à l’encontre des PVVIH. De façon générale et par « précaution », il est utile d’échanger avec votre médecin traitant ou spécialiste en amont d’un voyage et séjour à l’étranger, surtout s’ils sont longs. C’est important. En effet, des pays (c’est aussi le cas de quelques régions françaises lorsqu’on vit en métropole) rendent certaines vaccinations obligatoires (hors certains vaccins, comme celui de la fièvre jaune, sont contre indiqués chez les PVVIH qui ont des CD4 trop bas) ; des séjours dans certains pays nécessitent la prise de traitements préventifs (par exemple, contre le paludisme) ou le respect de règles d’hygiène particulières (alimentation, eau potable, etc.). Certaines vaccinations et traitements préventifs (antipaludéens notamment) devront être anticipés bien avant la date du départ. Cela ne sert à rien de se vacciner la veille de prendre l’avion. Des schémas vaccinaux complets sont recommandés ; par exemple, la vaccination contre le Mpox (monkeypox ou variole du singe) lorsqu’on est un homme gay ou bisexuel.

Autre point de vigilance, si vous êtes sous traitement injectable, il faut bien caler votre date de retour en fonction de la date de renouvellement du traitement injectable pour éviter les problèmes. Par exemple, pas de retour la veille de votre rendez-vous pour l’injection, au risque de rater votre rendez-vous (avion annulé, grève, etc.) Avant de partir, pensez aussi à demander à votre médecin : une ordonnance, si possible dactylographiée pour être bien lisible, précisant la durée de votre traitement (plus une marge de sécurité… dans le cas où vous seriez bloqué-e à l’étranger), votre traitement rédigé en DCI (dénomination commune internationale ; la DCI correspond au nom de la molécule et non au nom commercial d’un médicament, qui peut changer d’un pays à un autre). Selon votre destination, il pourra être utile de faire traduire cette ordonnance en anglais ; un certificat médical attestant, si besoin, que vous avez besoin d’injections (seringues et aiguilles) ou encore de médicaments sous forme liquide. Cela pourrait vous être utile pour passer les contrôles de sécurité à l’aéroport, conseille Actions Traitements. Une copie du dernier bilan biologique, voire un compte rendu médical succinct avec les faits les plus marquants, peuvent s’avérer utiles dans le cas d’un long séjour.

ARV : prévoir le nécessaire

Il faut prévoir largement assez de médicaments pour la durée du séjour. Une procédure dérogatoire applicable par le-la pharmacien-ne permet de délivrer, en une seule fois, une quantité de médicaments correspondant à une durée de traitement supérieure à quatre semaines, à un-e patient-e qui part à l’étranger pendant plus d’un mois. Dans les faits, le médecin peut indiquer sur l’ordonnance une délivrance pour deux ou trois mois. Les informations réglementaires concernant les pharmaciens-nes se trouvent sur ameli. Il est possible d’obtenir son traitement pour trois mois (des conditionnements trimestriels de médicaments sont disponibles pour certaines pathologies chroniques), mais au-delà, il faut un accord préalable de l’Assurance Maladie (plutôt facile à obtenir, en s’y prenant à l’avance), ou demander à son-sa pharmacien-ne qui peut l’accepter. Il est recommandé de se munir de son ordonnance, de sa carte Vitale et de son attestation de carte vitale, pour obtenir ses ARV dans toute pharmacie de ville (parfois avec un délai de 24 heures) ou d’hôpital. Il peut être utile de prévoir comment on va prendre son traitement pendant le séjour (horaires, présence d’autres personnes).

Voyager avec un décalage horaire

Si vous devez séjourner dans un pays lointain et que le changement d’horaire est important, vous devez anticiper ce décalage pour votre prise de médicaments. Et ce, parfois quelques jours avant votre départ, explique Actions Traitements. Pour cela, votre pharmacien-ne peut jouer un rôle important. Il y a, en effet, beaucoup de paramètres à prendre en compte pour déplacer la prise d’un ou plusieurs traitements et votre pharmacien-ne pourra vous aider à réaliser un schéma de prise afin de faciliter votre observance. Voici néanmoins quelques infos sur le sujet. Les personnes suivant un traitement pour une maladie chronique et soumises à un décalage horaire doivent penser à adapter le rythme de leur prise en fonction des nouveaux horaires et du nouveau rythme de vie qui seront les leurs à l’étranger, de façon à conserver l'efficacité des médicaments et à l'opposé, à ne pas s'exposer à un surdosage. Idéalement, cette adaptation doit être anticipée et préparée avec son-sa médecin traitant-e ou spécialiste, notamment en cas de voyage de plus de 48 heures et avec un décalage horaire de trois heures ou plus.

Deux cas de figure : adaptation immédiate et adaptation progressive. Certains traitements nécessitent une adaptation immédiate, même pour des séjours courts (traitements pour le diabète par exemple) au nouveau rythme des repas et aux nouvelles habitudes alimentaires. Si vous séjournez longtemps dans un pays situé dans un fuseau horaire différent de celui de votre domicile, il est possible de modifier l’horaire habituel de prise de votre médicament. Parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien-ne avant de partir : l’idéal est de décaler, petit à petit, l’heure de prise. L’adaptation peut être faite progressivement sur quelques jours, elle peut commencer avant le départ et se poursuivre dans le pays de destination. Si le séjour ne dure que 48 ou 72 heures, il n’est pas nécessaire de modifier son organisation et il est recommandé de prendre son traitement à l’heure habituelle de son lieu de résidence initiale. L’adaptation progressive concerne tous les traitements de longue durée. La méthode consiste à anticiper lʼhoraire de la prise du médicament. Par exemple, si vous devez prévoir un décalage horaire de six heures, vous pouvez commencer à décaler les prises de deux heures chaque jour, pendant trois jours avant le départ : en cas de vol vers lʼOuest (États-Unis, Canada, Amérique du Sud…) : prise du traitement deux heures plus tôt chaque jour ; en cas de vol vers lʼEst (Moyen-Orient, Asie, Australie…) : prise du traitement deux heures plus tard chaque jour. Si le décalage est de quatre heures, faire la même chose mais sur deux jours seulement. Si vous n’avez pas changé vos horaires de prise de médicaments avant de partir, faites-le dès votre arrivée à destination. Décalez votre prise de deux heures chaque jour de votre séjour. Cela vous permet d’avoir un traitement efficace et des prises de médicaments en journée. Vous trouverez des infos plus détaillées ici.

Médicaments : cabine ou soute ?

Ces dernières années, certains aéroports et compagnies se sont singularisés par une hausse incroyable de pertes de bagages, tout particulièrement lorsque votre trajet comporte des correspondances. Lors d’un voyage en avion, il est conseillé de garder les médicaments (si possible dans les emballages d’origine) dans un sac que vous aurez avec vous en cabine, y compris les seringues à usage médical et non dans vos bagages en soute. Cela vous évitera tout problème de perte ou de retard. Actions Traitements recommande aussi d’avoir « toujours sur vous une « dose de secours », c’est-à-dire deux ou trois jours de traitement, car vous n’êtes pas à l’abri d’un oubli de vos affaires en cabine ou ailleurs ». Il est aussi conseillé de prendre plus de médicaments que nécessaire en cas de retour retardé pour des raisons imprévues (vol annulé, grèves, problèmes météo, etc.). « Si vous voyagez avec vos traitements (comprimés, injections) en cabine, vous n’aurez pas obligation de les sortir de votre sac lors du passage des portiques de sécurité », explique Actions Traitements. « Pensez tout de même à garder sur vous votre ordonnance, au cas où ». Point de vigilance aussi sur la conservation des traitements puisque certains doivent être conservés au frais. Dans ce cas, on peut utiliser une trousse isotherme avec une brique réfrigérée (en plastique bleu), à condition de pouvoir mettre la brique au congélateur ou freezer toutes les douze heures. Les comprimés ARV n’aiment pas les fortes chaleurs. Il ne faut pas les laisser dans la voiture ou derrière une vitre en plein soleil.

En cas de problème… qui contacter ?

En France : avec les numéros habituels : le 15 pour les urgences médicales (Samu), le 18 pour les accidents, malaises nécessitant secours à personnes (Pompiers). Il peut être utile d’avoir les coordonnées de l’hôpital le plus proche de votre lieu de résidence pour les vacances. En Europe : le numéro de téléphone 112 vous permet d’être mis en relation immédiatement avec les services d’urgence locaux. Attention, en zone frontalière depuis un mobile, votre appel peut aboutir sur le pays voisin, prévient Actions Traitements. Autre point à signaler, la personne répondant à votre appel parlera le plus souvent anglais, mais pas toujours. Par ailleurs, il existe dans quasiment tous les pays des associations locales de lutte contre le VIH/sida qui peuvent, selon les situations, apporter aide et soutien aux PVVIH. En amont, il sera utile de partir avec les coordonnées de son-sa médecin traitant-e et du-de la médecin spécialiste, ainsi que des coordonnées d’un hôpital prenant en charge les personnes séropositives dans le pays où vous résiderez.

Vacances à l’étranger : où s’informer avant le départ ?

En dehors de l’Union européenne, quelle que soit sa destination, il est toujours utile (et plus prudent) de se renseigner sur le pays dans lequel on séjourne, notamment sur d’éventuelles restrictions d’entrée et de séjour. En effet, certains pays imposent des restrictions à l’entrée ou au séjour pour les personnes vivant avec le VIH. Dans les faits, il y a peu de restrictions pour les courts séjours (moins de un à trois mois) ; cela se complique dès lors qu’on vient pour des études (Chine, par exemple), du travail (Chine, Australie, Liban, etc.), des longs séjours (Qatar, Yémen, etc.), des demandes répétées de visa (Russie, par exemple). C’est une atteinte aux droits humains. D’autant plus intolérable que le VIH n’est ni un virus de l’étranger, ni un virus contagieux, mais un virus transmissible, contre lequel il existe des moyens de prévention très efficaces : le préservatif, le Tasp et la Prep. Cela alourdit encore l’atmosphère de stigmatisation et de discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH et peut décourager tant les nationaux que les étrangers-es d’avoir recours aux services de prévention, de dépistage et de prise en charge du VIH. Si un pays impose ce type de restrictions, il est utile d’avoir réfléchi à la stratégie face aux contrôles (douanes, frontières). On trouve les informations, actualisées, sur les régions ou pays concernés par ces politiques discriminatoires sur le site HIVTravel.

En France, le site du ministère des Affaires étrangères donne des informations sur les pays et zones déconseillés, voire interdits pour des raisons de sécurité (conflits armés, risques terroristes, risques sanitaires, etc.) aux voyageurs-ses. On y trouve aussi la liste des ambassades et consulats français (utiles pour certaines démarches administratives ; par exemple, en cas de perte ou de vol de passeport…) à l’étranger. Côté infos de santé, on peut consulter le site Healthy Travel.ch qui propose des conseils médicaux aux voyageurs. Le site de l’Institut Pasteur publie des recommandations sanitaires par pays. La plupart des informations sont disponibles dans la partie « Préparer son voyage ». Autre excellente source d’informations, le numéro spécial annuel du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France qui présente les recommandations sanitaires actualisées pour les voyageurs-ses et notamment les pages vaccination ; bien qu’on puisse regretter que dans la partie sur les risques liés au VIH, le Tasp et la Prep ne soient pas du tout mentionnés. La version 2023 ne devrait plus tarder… elle devrait être disponible sur le site de Santé publique France ou sur celui du Haut conseil de la santé publique.

Point de vigilance sur certains questionnaires officiels, parfois remis dans l’avion, à remplir et à présenter au passage aux frontières… qui peuvent comporter des questions relatives à l’état de santé.

Quelle couverture santé à l’étranger ?

En Europe : la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) permet de bénéficier d’une prise en charge des soins médicaux, dans certains pays de l’Union européenne (UE : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, etc.) ou de l’Espace économique européen (EEE : Norvège, Islande, Liechtenstein) et en Suisse. Tous les pays de l’Union européenne ne sont pas signataires d’une convention avec la France et il est donc indispensable de se renseigner avant le départ pour savoir si cette carte est valable sur votre lieu de vacances. Vous pouvez faire la demande de cette carte européenne en ligne depuis votre compte personnel, puis l’onglet « Mes démarches »), par téléphone (au 36 46, horaires variables selon les départements) ou directement au point accueil de votre caisse d’Assurance Maladie. Vous n’aurez aucun document à fournir ; vous devez en faire la demande au moins quinze jours avant votre départ. Si votre départ est imminent, votre caisse primaire d’assurance maladie vous délivrera un certificat provisoire, valable trois mois, en attendant de recevoir votre CEAM. Cette carte (délivrée par la France) est valable deux ans et chaque membre d’une même famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de plus de 16 ans. Pour les pays hors Europe ou n’acceptant pas la CEAM : vous pouvez consulter le Cleiss (Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale) afin de vous informer sur les accords entre la Sécurité sociale et le pays concerné. Pour tous les frais médicaux avancés dans les pays hors de l’UE ou de l’EEE, il conviendra de conserver ses feuilles de soins, factures et prescriptions de médicaments acquittés sur place pour permettre un possible remboursement au retour en France. Toutefois, il se peut qu’il soit nécessaire de prendre une assurance privée spécifique pour votre voyage afin d’avoir une couverture optimale. À noter que le site de France Assos Santé (FAS) propose une excellente fiche d’infos sur la prise en charge des soins à l’étranger ; elle est consultable et téléchargeable gratuitement. Elle a été actualisée en 2022.

Vacances, on (s’) assure !

Vérifier que vous avez une assurance assistance pour soins à l’étranger (souvent comprise dans l’assurance de votre maison, ou celle de votre auto ou le contrat de la carte bancaire avec laquelle vous aurez payé les billets et le séjour). Il faut demander le numéro à appeler depuis l’étranger. C’est mieux de le faire chez soi avant de partir que de faire des recherches depuis l’île minuscule mal connectée au sud de la Thaïlande où vous passiez un séjour idyllique ; préciser que c’est pour une pathologie préexistante au voyage, et non pour des soins imprévisibles, accident ou maladie survenant sur place. La prise en charge est variable selon les pays, les durées de séjour et si le voyage est professionnel (dans ce cas, il peut y avoir une assurance liée à l’entreprise).

Laissez groupés… les petits papiers !

Checklist : le passeport (attention à la date de validité, les fameux six mois avant échéance), la carte d’identité, le permis de conduire, la carte de paiement… et aussi le carnet de vaccination (surtout si une vaccination est exigée pour entrer dans le pays), les dernières analyses biologiques, l’ordonnance précisant la durée du traitement (avec les DCI), éventuellement traduite en anglais, les coordonnées du-de la médecin traitant-e et du-de la spécialiste du VIH ou des hépatites, la carte européenne d’assurance maladie, les numéros de téléphone de l’ambassade ou du consulat de votre pays d’origine (émetteur du passeport) ; une photocopie de vos pièces d’identité, de vos billets d’avion, de vos analyses ; une mini-fiche avec les coordonnées d’un-e proche au courant de votre situation de santé et à prévenir en cas de problème. Si possible en anglais. Conseil : regroupez tous ces documents dans une pochette que vous gardez avec vous dans un bagage à main (jamais en soute) et pensez à les scanner avant votre départ et à vous les envoyer par mail. . Autre astuce : avoir une version numérique de tous ces documents que vous rangez dans un drive numérique (Google Drive, par exemple, qui est un outil assez simple et gratuit) et qui sera accessible facilement de partout dans le monde depuis votre smartphone.

Au retour

Évidemment, tout le monde n’a pas besoin d’un examen médical après un voyage. Pour autant, des experts-es expliquent que lorsqu’on vit avec une maladie chronique, un contrôle chez le médecin traitant au retour de voyage est recommandé. C’est notamment le cas si vous avez consulté un médecin ou si avez été hospitalisé-e durant votre voyage, vos vacances. Il peut être utile de noter avec précision les symptômes présentés, les mesures prises, les médicaments qui ont été administrés. Rapportez, dans la mesure du possible, le dossier médical ou d'hospitalisation, les coordonnées du médecin consulté et les emballages des médicaments que vous avez reçus. Certains signes doivent inciter à consulter le médecin traitant : une fièvre supérieure à 37.5°C (même plusieurs mois après le retour), surtout si vous avez séjourné dans une zone où le paludisme est endémique ; de fortes diarrhées répétées, des douleurs abdominales aiguës ou persistantes, des démangeaisons importantes ou persistantes, des maux de tête inhabituels, des sueurs nocturnes, une perte de poids involontaire, des symptômes d’IST, des personnes qui ont voyagé avec vous et qui sont tombées malades, etc.

Du plaisir malgré tout

Tellement de choses à penser, à prévoir, à faire en amont… c’est à se demander si cela vaut le coup de partir en vacances, de faire des voyages… c’est l’impression que l’on pourra voir à la lecture de cet article. Dans les faits, ces infos, trucs et conseils doivent permettre de limiter les risques de faire des voyages de cauchemar et de vivre des vacances ratées, même si l’écrivain anglais Arnold Bennett aimait à rappeler que « rien de tel que des vacances ratées pour vous réconcilier avec une vie de labeur ». Bien sûr, le penseur chinois Lao Tseu expliquait qu’un « bon voyageur n’a ni plans établis ni destination », cet article montre qu’un-e voyageur-se heureux-se le sera d’autant plus qu’il-elle aura mis toutes les cartes de son côté.

Conseils pratiques

Régulièrement, l’association Actions Traitement publie des vidéos pédagogiques destinées aux personnes concernées par le VIH et/ou les hépatites : patients-es, entourage, associatifs-ves et professionnels-es de santé. Une de ces vidéos est sur le thème : « Voyages et VIH : conseils pour se préparer et bien gérer ses antirétroviraux ». À la veille des grands départs en vacances, la Dre Juliette Pavie, infectiologue au service d'immuno-virologie de l'hôpital Hôtel-Dieu à Paris (AP-HP) apporte des conseils pratiques pour bien gérer ses traitements antirétroviraux (ARV) quand on part en voyage et qu'on vit avec le VIH. Prescription, préparation avant le voyage, transport et conservation des médicaments, contraintes selon les pays et conseils pratiques. Tout est dans la vidéo.