Warning : Hirschel parle

Publié par jfl-seronet le 08.10.2009
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prévention par le traitement
On ne présente plus Bernard Hirschel. Le professeur et médecin suisse participait à la conférence de l'IAS (septembre dernier) où il co-animait une session de travail. Warning propose sur son site une interview de lui particulièrement intéressante. Bernard Hirschel y revient longuement sur le grand débat du moment : le traitement comme outil de prévention. Extraits.
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Ce qui est pratique avec Bernard Hirschel, c'est qu'il parle clairement et résume efficacement les enjeux de la lutte contre le VIH et de sa prévention aujourd'hui. C'est à ce spécialiste du VIH et à certains de ses collègues suisses qu'on doit d'avoir lancé, il y presque deux ans, le débat qui préoccupe désormais tous les acteurs de la lutte contre le sida dans le monde : l'utilisation du traitement anti-VIH comme moyen de prévention. Bernard Hirschel reconnaît dans l'interview à Warning que : "Beaucoup de chemin a été fait depuis les premières réactions outrées. Tout le monde s’est maintenant habitué à l’idée que le traitement a un effet préventif. Et c’est l’objet d’un très fort intérêt car cela permet de résoudre deux problématiques très différentes. D’abord, celle des autorités sanitaires qui cherchent de nouvelles méthodes pour contrôler l’épidémie (…) Ensuite, celle des personnes vivant avec le VIH, qui se soucient fortement de ne pas transmettre le virus tout en souhaitant ne plus être stigmatisées." Bernard Hirschel affirme d'ailleurs que si le débat n'est pas clos, "la question est maintenant de savoir comment mettre en œuvre en pratique [cette donnée scientifique] et comment communiquer." Il note d'ailleurs des évolutions sur ce sujet dont celle de l'Organisation mondiale de la Santé : "L’OMS a reconnu que l’effet préventif du traitement pouvait être un bon moyen pour réduire le nombre de nouvelles infections. Si l’on accepte une réduction du risque au niveau collectif, il faut aussi l’accepter au niveau individuel". Il constate aussi des blocages et même un "conservatisme", celui de la Direction générale de la Santé par exemple, mais aussi celui d'acteurs associatifs. "Le fait est que ce qui marche contre le VIH, ce n’est pas seulement d’exhorter les gens à mettre des capotes. Ce sont aussi les médicaments, même si on ne les aime pas", affirme Bernard Hirschel. La lecture de l'interview vous permettra de prolonger la réflexion et de voir ce que ce spécialiste du VIH pense du traitement pré exposition ou du vaccin préventif.
LIEN SUR L'INTERVIEW :
http://www.thewarning.info/article.php?id_article=0285