28 ème

Publié par frabro le 01.12.2021
1 048 lectures

C'est aujourd'hui, pour ce qui me concerne, le 28ème premier décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, dont j'ai réellement conscience.

J'avais découvert ma séropositivité deux ans auparavant, en même temps que mon compagnon de l'époque, qui en est décédé le 29 novembre 1993. Ses obsèques se sont déroulées le 1er décembre de cette même année, et c'est ce jour là que j'ai pris conscience de ce que voulais dire le 1er décembre pour le monde entier et non pour moi seul.

En ces temps où seul le covid a droit de cité sur les chaînes d'information, il me semble utile de rappeler que des millions de gens vivent avec le VIH, et que des millions en sont mort depuis son appartition au début des années 80.

 

Solidairement,,

François

Commentaires

Portrait de jl06

JOURNÉE MONDIALE DU SIDA

Les athlètes qui ont combattu le sidaCe mercredi 1er décembre est la Journée mondiale de lutte contre le sida afin de soutenir ceux qui souffrent de cette maladie et de se souvenir de ceux qui sont morts de ses conséquences. Aujourd'hui, nous nous souvenons des athlètes qui ont lutté contre la maladie et qui, dans de nombreux cas, ont contribué à la déstigmatiser.Juanma Leiva AS PhotographieMis à jour le : 1 décembre 2021 11:28 CET  1 

  • Magic Johnson (basket) Magic Johnson (basket)

    Le 7 novembre 1991, Earvin Magic Johnson a fait une annonce qui a choqué le monde : il a été infecté par le virus VIH. Bien qu'il ait d'abord pris sa retraite, la maladie ne l'a pas empêché de jouer le NBA All Star cette année-là et de faire partie de la Dream Team de Barcelone 1992. Depuis qu'il a annoncé qu'il était infecté, Magic, qui a maintenant 62 ans, a conduit à réaliser une infinité d'initiatives pour sensibiliser à la sexualité sans risque, ainsi qu'à la prévention et à la lutte et la coexistence avec elle.

    PHOTO : Jayne Kamin-Oncea (AFP)

    1 /17

  •  

Portrait de Big Bad Badaboum

Le 1 er décembre 1990 , soit un peu plus de trois mois après la découverte de ma séropositivité, naissait notre fils.

Sa mère et lui même ont eu la chance de ne pas être porteur du VIH, pour mon plus grand soulagement.

Tous les ans, lorsque nous fêtions son anniversaire, nous restions partagés entre un grand sentiment de joie et une profonde amertume ( j'utilise le passé simple car notre fils est décédé en janvier 2016, sans rapport avec le VIH).

Aujourd'hui, il ne me reste qu'une profonde tristesse et souffrance psychologique, exacerbées par cette date doublement symbolique, que toi aussi Frabro, tu dois, si ce n'est ressentir, du moins parfaitement comprendre.

La vie continue...

 

 

 

Portrait de balwin

On a un peu oublié le quotidien des long term survivors, l'histoire qu'ils portent. Ca n'est pas facile d'être porteur du vih et de son époque. Etendard ? Portefaix ?

Il est très vrai que depuis la chronicisation de la maladie, il n'y a plus de prise en compte des anciens.

Je sais bien qu'on vieillit prématurément, mais c'est pas une raison ! 

Surtout, on vieillit et il est urgent de penser infrastructures, ehpad avec personnel formé, explorer la dégénérescence cognitive accélérée.

Il y a presque une nostalgie de l'élan de solidarité qu'il y a eu à l'époque.

Penser à ceux sur qui c'est tombé en 80, à leur stupeur, leur peur, leur calvaire souvent, associé au rejet et pires élucubrations, les chambres exigües, les placards, les internes habillés en cosmonautes (pas tous).

Il y a une histoire du sida, une histoire qui convoque bcp de questions.

 

Il y a un devoir de mémoire. Pas de motification ni de victimisation, mais de souvenir ce dont le 1er décembre porte le nom.

Certes, on ne pense pas pareil selon que l'on prend une Prep ou du Crixivan.

Portrait de concombremasqué

souvenons nous !!

Portrait de Lowie

J'ai pas mal dialogué avec la psychiatre sur ces deux notions antagonistes au premier abord . Ma mémoire d'évènements douloureux de mon passé envahissait de façon négative mon présent . Ma contamination au VIH fait parti de cette mémoire , entre autres . J'ai loupé toutes mes tentatives de suicide ; la vie ne veux pas me laisser partir . C'est évident mais pas clair dans mon esprit il y a encore deux ans .

La proposition d' " oubli " de sa part m'a surpris : << Vous me demandez d'effacer de ma mémoire mes souvenirs ? >> . Avec l'excés d'alcool j'y arrivais de plus en plus , " black out " . Des souvenirs disparaissent , je ne m'en souviens même pas . Disparition des souvenirs récents pas de la mémoire ancienne aprés avoir buché le phénomène . L'oubli n'est pas la disparition du souvenir mais la disparition de la douleur ( traumatisme ) que celui-ci induit à retardement et de façon récurrente voir obsessionnelle dans mon présent . 

Je me suis accordé ce droit sans pour autant perdre la mémoire .

J'ai bénéficié des progrés de la recherche médicale grâce à l'action de toutes celles et ceux qui n'ont pas eu cette chance . Mourrir du VIH , personnellement n'est plus d'actualité , je n'en mourrais pas . Il y a encore des femmes , des enfants et des hommes qui meurrent du SIDA sur la planète . Je n'oublie pas celles et ceux qui sont morts du SIDA , je pense à ces humains qui meurrent aujourd'hui du SIDA . Qui poursuivre en justice pour le motif de " non assistance à personnes en danger de mort " ?

Bien à Nous , Lohic .

Portrait de jl06

Quarante ans après les premiers cas, plus de 10 millions de personnes restent sans traitement en Afrique, en Asie et en Amérique latine ; il y a 1,5 million de nouvelles personnes séropositives chaque année et 800 000 autres meurent.

Et pourtant, le VIH semble appartenir au passé ; Ce n'est plus un sujet de conversation ni d'alarme, mais ça tue quand même.

Il pourrait y avoir 30 000 personnes séropositives non diagnostiquées en Espagne. C'est le maillon faible de la lutte contre le virus. en france ?

Portrait de Lowie

Comme le nuage menaçant de Tchernobil , les virus ne s'arrêtent pas aux frontières des pays . A l'époque actuelle les échanges entre différentes parties du monde est une réalité , échanges commerciaux , intellectuels et physiques . Les virus ne sont pas nationnalistes ni obéissants ils veulent juste se déciminer . Nous connaissons leurs fonctionnements et malheureusement nos directives sanitaires pour se protéger de leur nuisance est incomplète . L'épisode COVID actuelle démontre notre incapacité à régler une épidémie mondiale en n'y apportant que des solutions locales . 

L'OMS constate la situation et donne des directives pour endiguer les épidémies . Les pays développés sont à même de mettre ces actions en oeuvre et réduire la catastrophe . Certains pays n'ont pas ces moyens sanitaires et se retrouvent comme des " closter " potentiellement dangereux . Si nous ne changeons pas notre fonctionnement en pensant la santé de façon mondiale nous ne résoudrons aucunes pandémies actuelles et futures . Le VIH est toujours un problème mondial , plus en France . 

L'homme est-il disposé de dépasser son égoïsme ? Suis-je disposé à mettre de côté mon propre égoïsme ? J'y travaille et c'est très difficile . 

Je vous aime ( ??? ) , Lohic .