C. Rendu 2 ateliers santé BBK "fin de la saison 1"

Publié par vincent58 le 11.01.2010
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Ateliers fin de saison 1 SUITE 

III Bilan collectif des participants sur les 12 ateliers.

Les 3 derniers ateliers (Oct, Nov, Déc) ont rassemblés chaque fois entre 10 et 13 participants. Depuis Décembre 2008 et le premier atelier il y a eu une moyenne de 14 participants. Le noyau du groupe est constitué d'une vingtaine de fidèles participants et le nombre de gays différents ayant participé au moins une fois est d'une quarantaine.

Le constat est fait que depuis la rentrée de septembre le nombre de participants est en baisse et qu'une lassitude s'est installée liée au fait que nous n'avançons plus sur nos projets et que les thèmes de nos échanges finissent par se répéter.

Nous avons proposé aux participants de ce jour de dire quels avaient été les points positifs et les points négatifs des ateliers tout au long de l'année 2009, leurs ressentis et sentiments. Le bilan fait à l'oral sera complété par un questionnaire d'évaluation diffusé par email aux gays ayant participé au moins une fois aux ateliers. Les informations recueillies seront analysées et compilées dans un rapport d'évaluation.

Les principaux points positifs : en lien avec le fait d'être dans un cadre non stigmatisant, de prendre soin de soi physiquement et moralement, de faire de l'échange d'expériences sur le VIH, les hépatites, IST, traitements. Pouvoir s'assumer, se sentir accepté quelque part, dans la vie réelle pas que sur Internet. Le soutien public de AIDES. 

Les principaux points négatifs : l'absence d'implication de militants de AIDES 75 dans la réalisation de la plaquette de communication sur le barebacking élaborée par le groupe. La décision de AIDES Paris de ne pas soutenir tel qu'il avait été présenté le projet de plaquette sur le bareback. La difficulté de mobiliser des bbk dans la durée et au sein d'une assoc VIH. Les discours et écrits stigmatisant de certaines associations.

IV Perspectives 2010 pour les ateliers santé sexualité BBK

Suite au bilan collectif oral, il a été proposé aux participants de s'exprimer sur la façon dont ils voyaient évoluer le groupe en 2010 dans et/ou hors de AIDES.

Les participants du 3 décembre décident de continuer leurs échanges en dehors de AIDES afin  de mener à bien certains de leurs projets.

Cette question avait déjà été évoquée lors des ateliers d'octobre puis de novembre. Face à la décision de AIDES Paris de réinterroger avec le groupe et son animateur le contenu et les objectifs de la plaquette, réinterrogation conduisant à un non soutien pour sa publication immédiate, les participants font savoir qu'ils ne participeront plus aux ateliers santé sexualité bbk proposés par AIDES Paris. Ils vont créer une nouvelle forme de mobilisation hors Aides.

Le président de Warning propose de soutenir les participants, si ces derniers en font la demande dans le cadre de fonctionnement d'un groupe autonome, ces derniers devant aussi s'engager bien sur à continuer leur mobilisation. Warning propose plus largement de soutenir le groupe dans son désir de continuer ses activités, soutien qui peut prendre la forme d' un  partenariat avec le groupe BBK, pour la création d'outils de com, actions de sensibilisation et de visibilité au sein de la communauté gay et plus particulièrement le souhait de communiquer en tant que gays ayant une sexualité de préférence sans latex auprès des gays qui ont une sexualité de préférence sans latex. Les participants après discussion demandent donc le soutien de Warning pour éditer la plaquette en y apportant les modifications nécessaires (soutien politique et financier).

En proposant la constitution d'un groupe hors Aides, les participants souhaitent pouvoir agir plus rapidement pour mener à bien leurs projets, en y apportant une dimension identitaire. 

Ils tiennent néanmoins à remercier AIDES pour l'organisation des ateliers et le soutien public qui a été apporté aux participants des ateliers.

Il pourrait être intéressant d'avoir une saison 2 des ateliers santé sexualité BBK au sein de Aides Paris afin de continuer à échanger sur la santé et la réduction des risques sexuels.

Pour certains participants il est envisageable de continuer des rencontres au sein de AIDES mais de manière moins régulière et cela ne pourra se faire qu'en relançant une réelle communication.

Cela permettrait par exemple de pouvoir travailler sur des outils de com en lien avec la RDRs.

  • Les gays qui sont intéressés pour intégrer un groupe BBK hors Aides pour mener des actions, travailler sur des outils de com, continuer à échanger sur ce sujet peuvent prendre contact avec les membres du groupe à l'adresse suivante http://groups.google.com/group/gay-bbk_orga
  • Ceux qui veulent participer et construire un nouveau temps de rencontres et d'échanges entre gays n'utilisant pas systématiquement la capote peuvent prendre contact à l'adresse suivante vcoquelin "@" aides.org  afin de voir comment cela s'organisera au sein de AIDES Paris.

Je ne serai pas présent dans l'animation de la Saison 2.  Merci à toutes celles et ceux qui ont apportés un soutien aux ateliers BBK, aux internautes et séronautes qui ont participés par leurs écrits et permis de débattre plus ou moins sereinement parfois sur le sujet du bareback, encore merci à AIDES pour son soutien.

Vincent58

Commentaires

Portrait de nathan

Bonjour Vincent,

Tu signales  ceci :

"Le constat est fait que depuis la rentrée de septembre le nombre de participants est en baisse et qu'une lassitude s'est installée liée au fait que nous n'avançons plus sur nos projets et que les thèmes de nos échanges finissent par se répéter."

Mais en même temps, les participants ont sans doute pu mieux appréhender la réalité qu'ils vivent en la rendant plus "consciente". D'une certaine façon, ils deviennent des "experts" pour agir sur le terrain. Car n'est-ce pas maintenant sur le terrain que leur façon de parler du bareback, éclairée par ces rencontres, pourra être la plus utile ?

J'ai le sentiment et un peu l'expérience que, sur le terrain, les choses bougent un peu et que le sujet n'est plus totalement tabou. Et que c'est peut-être là que le travail doit se poursuivre.