"Certaines victimes l'ont dit à leurs parents et se sont fait gifler"

Publié par jl06 le 05.10.2021
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Voila pour moi la messe et dite ! + de 60 ans aprés allé vous plaindre .... tu te reconstrui temps bien que mal et basta ,
quand ça remonte à la surface ,hop Léxomil ,+ champagne ....les gens me trouve toujours joyeux s,ils savait ! ,

Pour les plus jeunes une bonne occasions dans finir avec ce putin de fardeau ...aprés la pédophilie tu la retrouve de partout ,en général les milieux intéllos sont demandeur ( pas généralisé bien sur )

Il a la parole rare, rageuse. Contenue, énervée. Les phrases sortent d'une traite. Un silence, puis celle d'après. François court, toujours entre deux rendez-vous, raccroche, rappelle dix minutes plus tard, toujours en courant. Depuis 4 mois, il n'arrête pas. 

François Devaux est l'un des membres fondateurs de la Parole libérée, association qui fédère les victimes de prêtres pédophiles, notamment celles qui affirment avoir été abusées par le père Bernard Preynat, responsable scout de 1970 à 1991 dans le diocèse de Lyon. Le collectif a été créé en décembre dernier. Le site Internet se veut un espace pour briser l'omerta. Secouer ce silence. Erafler ce mur. Depuis 4 mois, les témoignages, les mails, les récits, abondent sur cette plateforme qui est peu à peu devenue une porte ouverte pour les victimes de prêtres pédophiles.

"Être une victime, c'est être un boulet. La victime dérange"

Les agressions datent d'il y a plus d'un quart de siècle parfois. Mais la parole ressort aujourd'hui. La Parole libérée recense pour l'instant 69 victimes des agissements du père Preynat. François Devaux, la quarantaine aujourd'hui, a été une de ses victimes entre l’âge de 9 et 12 ans. Il l'a dit à ses parents. C'est aussi lui qui a contacté le diocèse de Lyon, en juillet 2014, pour dénoncer le prêtre . Mais il sait que pour la plupart des victimes, il est dur de parler. C'est pour cette raison, qui peut étonner, que les faits ne ressortent que des années après. Pourquoi si tard, parfois trop tard, quand les faits sont prescrits ?

"Être une victime, c'est être un boulet. La victime dérange", explque François Deveaux, contacté par metronews.. "Il y a aussi souvent la culpabilité, l'impression d'avoir fauté." Parfois aussi, la victime reste dans le déni, traumatisée, perturbée dans sa sexualité, parfois paranoïaque.

"Certaines victimes l'ont dit à leurs parents et se sont fait gifler"

"Je pense que l'innocence d'un enfant, sa construction s'arrêtent à ce moment-là. Après, on essaie de se reconstruire", dit François Deveaux."Mais tout un équilibre est ébranlé, qui engendre chez les victimes une perte totale de confiance en soi." A cela s'ajoute "la honte de pouvoir avoir été victime" : "Quand on est un homme dans notre société, pouvoir s'afficher comme étant faible, est quelque chose de douloureux, il faut le porter."

Souvent aussi, les conséquences de cette "parole libérée" peuvent faire peur. "La pédophilie est un véritable tabou dans la société, qui plus est dans l'Eglise", estime notre interlocuteur. "Quand la pédophilie est pratiquée au sein d'une famille, qu'elle prend la forme de l'inceste, ça ébranle toute une famille. Au sein de l'Eglise, c'est pareil : nous sommes les enfants de cette Eglise. Si nous sommes entrés dans les scouts, c'est parce que nos parents nous y ont mis, qu'ils avaient confiance dans cette structure." François, lui, avait parlé tout de suite, et ses parents l'ont soutenu. Pour d'autres, le sujet est resté clos. "Certaines victimes l'ont dit à leurs parents et se sont fait gifler. Pour d'autres, leurs parents n'ont pas réagi et remis leurs enfants en contact avec le prêtre accusé..."

bonne journée JL

Commentaires

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Pédocriminalité dans l'Eglise : 216.000 victimes depuis 1950 selon le rapport Sauvé

PEDOPHILIE Le rapport, qu'on attendait accablant, fait état d'un nombre vertigineux de victimes d'actes pédocriminels de la part des clercs ou religueux dans l'Eglise catholique française

20 Minutes avec AFP - Publié le 05/10/21 à 09h56 — Mis à jour le 05/10/21 à 09h56 Le rapport de plus de 300 pages est le résultat de deux ans et demi d'enquête.Le rapport de plus de 300 pages est le résultat de deux ans et demi d'enquête. — ERIC CABANIS / AFP

On s’attendait à une déflagration, à des conclusions sans appel et accablantes. Le chiffre est vertigineux. Selon le rapport Sauvé, fruit de deux ans et demi d’enquête sur l’ampleur de la pédocriminalité entre les années 1950 et aujourd’hui, 216.000 victimes d’actes pédocriminels au sein de l’Eglise catholique française ont été recensées.

Une donnée avait déjà été révélée par Jean-Marc Sauvé, qui préside la commission d’enquête à l’origine du rapport : le nombre de prédateurs. Il a été évalué à « 2.900 à 3.200 », hommes – prêtres ou religieux – sur la période de 70 ans, une « estimation minimale ». Silence coupable ? Poids du cléricalisme ? La commission donnera son jugement sur l’action de l’institution ecclésiale, après avoir évalué les « mécanismes, notamment institutionnels et culturels » qui ont pu favoriser la pédocriminalité.

 

je suis éffrondré ,mais je me relérerai  encore une foi !

 

 

 

Rapport Sauvé : l’épiscopat exprime « sa honte et son effroi » et demande « pardon »

D’après la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise qui publie son rapport, mardi, au moins 216 000 personnes ont été victimes de clercs ou de religieux depuis 1950. Leur nombre passe à 330 000 en comptant les victimes de laïcs travaillant dans les institutions de l’Eglise (catéchisme, aumônerie).

 

 L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté.

 

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Face aux membres du clergé réunis, le Lyonnais a déclaré n’avoir « aucun doute » sur ce que le rapport Sauvé allait « révéler » : « je sais que c’est de l’enfer que vous revenez », a-t-il lancé, évoquant « ce qui ressemble à s’y tromper à une fosse commune des âmes déchiquetées de l’Église ».

Face à ce bilan, « le mieux que vous auriez à faire : vous taire et commencer à vous exécuter avec ardeur et célérité », a-t-il déclaré, assurant aux responsables ecclésiastiques qu’il faut à présent « refonder le système dans une dimension considérable ».

« La tâche est abyssale », a prévenu François Devaux, appelant à un concile « Vatican III », qui ne serait pour autant qu’un « point d’étape ». « Peut-on raisonnablement penser que l’Église en est seulement capable ? », s’est-il interrogé face à un auditoire silencieux.

La Parole Libérée

Évoquant le rapport de la commission Sauvé, il a déclaré : « Vous apportez enfin aux victimes une reconnaissance institutionnelle de toute la responsabilité de l’Église, ce dont les évêques et le pape n’ont pas été capables à ce jour ».

 

François Devaux avait été cofondateur d’une association, La Parole libérée, créée en 2015 à Lyon par des victimes d’un aumônier scout du diocèse de Lyon, Bernard Preynat. Elle a été dissoute en mars dernier. Leur combat avait été raconté en 2019 par le film de François OzonGrâce à Dieu.

François Devaux, qui a été la première victime interrogée par la Ciase, a rappelé sa volonté de voir également mis en place un processus d’indemnisation à destination de toutes les victimes dans un délai raisonnable. La Commission, composée de 22 membres bénévoles a été créée en 2018, à la demande de l’épiscopat et les instituts et congrégations religieux.

 

JE DOUTE FORT QUE L,ARGENT SOIT UNE DELIVRANCE  .....

 

pourquoi la bataille et perdu d,avance ? 

La différence abyssale entre l'Église française et espagnole : elle refuse d'enquêter sur les abus passés"Il y a deux attitudes différentes : l'une proactive et l'autre lâche", accusent les victimes, qui attribuent la position des évêques et des ordres religieux à la passivité de la société civile et des catholiques de base.

IDEM POUR L,iTALIE ,PORTUGAL ETC .......

 

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LA VÉRIFICATION - Les propos de Mgr Éric de Moulins-Beaufort sur le secret de la confession font polémique. Mais que dit le droit français à ce sujet ?

LA QUESTION - Interrogé sur France Info au lendemain de la remise du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Église, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, était interrogé en particulier sur le secret de la confession. «Vous dites que le secret de la confession est plus fort que les lois de la République?» lui a demandé le journaliste Marc Fauvelle, en référence à l'une des propositions du rapport de la CIASE, préconisant que le secret de la confession puisse être levé «en cas d'abus sexuels sur des mineurs ou sur des personnes vulnérables». À quoi le prélat a répondu : «Le secret de la confession s'impose à nous et il s'imposera…» Le journaliste l'a alors relancé : «Il est plus fort que les lois de la République ?», et l'évêque a repris : «En ce sens-là, il est plus fort que les lois de la République parce qu'il ouvre un espace de parole libre qui se fait devant Dieu».

 

Ces propos ont déclenché une vive polémique, certains

 

Zemmour s’étranglait en évoquant le fait que de jeunes musulmans jugeaient ”la loi de dieu” supérieure aux lois de la République. On attend ses commentaires sur les propos scandaleux de l’évêque au sujet du secret de la confession.
Nul doute que le prélat sera absout par le non-candidat, un évêque, ça ne se critique pas. On verra si Zemmour est doué pour la casuistique.

"La France est une République Indivisible, Laïque, Démocratique et Sociale" Article 1er de la Constitution.
De la composante laïque de la République, les lois de la République priment et primeront toujours sur les lois religieuses quelque soit la religion

 

 

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Quand l'Église se libérera-t-elle du sexuel? - BLOGÀ quand des femmes curés, des évêques ouvertement homosexuels et une Église enfin libérée de ses mensonges?Par Joseph AgostiniPsychologue clinicien et psychanalyste07/10/2021 12:32 CEST   //www.huffingtonpost.fr/entry/quand-leglise-catholique-se-pensait-en-societe-parfaite-et-intouchable-blog_fr_615dbcede4b045b6fab03fa7" role="link" data-ylk="subsec:paragraph;g:eaaefb55-7d9d-3600-9113-d49b21dd1191;itc:0;cpos:__RAPID_INDEX__;pos:__RAPID_SUBINDEX__;elm:context_link">imposture</a>, l’utopie d’une Église qui a justement fait le pari de la sublimation totale des pulsions sexuelles au nom de Dieu. C’est ainsi toute cette doctrine qui a mené aux dérives que l’on connaît, émanant d’individus qui à force de vouloir réfréner leur libido, ont chuté dans les affres de la pédocriminalité. THOMAS COEX VIA GETTY IMAGESLes chiffres ahurissants de la Commission Sauvé révèlent l’imposture, l’utopie d’une Église qui a justement fait le pari de la sublimation totale des pulsions sexuelles au nom de Dieu. C’est ainsi toute cette doctrine qui a mené aux dérives que l’on connaît, émanant d’individus qui à force de vouloir réfréner leur libido, ont chuté dans les affres de la pédocriminalité.

PÉDOCRIMINALITÉ - Le rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’église est un véritable séisme pour les dirigeants catholiques, sommés d’enfin rendre des comptes sur les pratiques secrètes de milliers de gens d’Église, qui sous couvert de bienveillance, se sont adonnés aux conduites perverses les plus viles.

Monseigneur Gaillot, ancien évêque d’Évreux, connu pour ses engagements progressistes conciliant la foi et une pensée moderne, était l’invité de mon podcast “Un ciel superbe” cette semaine. Révoqué par l’église pour avoir pris la parole en faveur des migrants, pour avoir prôné haut et fort le mariage des prêtres ou encore celui des homosexuels, Jacques Gaillot nous alerte sur l’incapacité du clergé à respecter les paroles les plus importantes de l’Évangile. “Jésus prend d’abord soin des pauvres, des faibles et des exclus. Or, on se soucie davantage du riche et du puissant”, rappelle celui qui fut longuement reçu par le Pape François, sans doute plus iconoclaste et courageux que les autres.

Le refoulement de la sexualité a entraîné un désastre indéniable

Ma rencontre avec Monseigneur Gaillot, au moment précis où le rapport Sauvé est révélé, m’a beaucoup questionné en tant que psychologue psychanalyste. En effet, le refoulement de la sexualité, qui reste l’une des pierres angulaires de l’Église, a entraîné un désastre indéniable désormais.

En psychanalyse, nous appelons sublimation la capacité qu’a l’être humain de ne pas directement vivre ses pulsions, mais de les transformer, par l’intermédiaire de l’art ou de l’intellect. La sublimation, disait Freud, est le mécanisme le plus noble et le plus parfait de la psyché dans la mesure où elle nous permet de nous extraire d’une forme d’animalité pour atteindre les cimes de la créativité, de la contemplation, du plaisir esthétique… Mais Freud posait une question essentielle: “Est-il possible de tout sublimer? N’y a-t-il pas un reste de jouissance intraitable, avec lequel nous devons pactiser?”

Les chiffres ahurissants de la Commission Sauvé révèlent l’imposture, l’utopie d’une Église qui a justement fait le pari de la sublimation totale des pulsions sexuelles au nom de Dieu. C’est ainsi toute cette doctrine qui a mené aux dérives que l’on connaît, émanant d’individus qui à force de vouloir réfréner leur libido, ont chuté dans les affres de la pédocriminalité. L’enfant, cette figure pure, idéalisée, à l’image de cette Mater Dolorosa mythique, éternellement éplorée sous la Croix…

 Les non-dits et pactes de déni génèrent de souffrances psychiques

Or, le rapport Sauvé nous révèle l’envers de cet angélisme de façade, construit sur un clivage de l’identité et une toute-puissance des pères de l’Église, laissant cette question parfaitement impensée. La psychanalyse nous enseigne combien les non-dits et pactes de déni génèrent de souffrances psychiques, dont les voies de dégagement peuvent parfois être celles de la perversion.

Or, c’est bien sur ce socle d’interdits moraux éculés que repose l’Église du XXIe siècle, une Église dans l’incapacité de trouver une autre dialectique désirante, à la fois capable de véhiculer une croyance, une espérance et de vivre le sexuel.

Le Pape François avait promis une révision de la curie romaine. À quand, comme Monseigneur Gaillot le souhaite, des femmes curés, des évêques ouvertement homosexuels et une Église enfin libérée de ses mensonges?

Portrait de concombremasqué

Portrait de jl06

Je ne sais si je doit te remercier ....

Jy réfléchi , 

Bises Jean-Louis