CHEMSEX CINQ HOMOS PARISIENS RACONTENT LEURS WEEK-ENDS DE BAISE PLANANTS

Publié par Sisang66 le 02.03.2016
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26 Février 2016

Les adeptes de « Chemsex » enchaînent les plans cul, souvent sans capote, où se mêlent rails de coke, GHB et piquouse. Applis et sites de rencontres ont popularisé cette pratique dans la communauté gay.


Assis dans un bar du 19e, Alexandre*, salarié dans le milieu associatif, déroule le récit de son dernier week-end de baise. Comme souvent les soirs de fin de semaine, il se connecte sur Grindr vers 3 – 4 heures du mat’ en quête d’un plan cul. Sa recherche est précise : un plan « chems », pour « chemical » en anglais. Les partenaires mêlent baise et défonce pour augmenter le plaisir sexuel. Au menu, selon les goûts ou addictions de chacun, cocaïne, GHB (link is external) , crystal meth’ (link is external) et autres molécules de synthèse non-homologuées.


« Comme d’hab’, j’y suis allé cash. Je dis : “qu’est-ce que t’as ? – Moi, j’ai ça”. »


Dans un appart’, il retrouve ensuite 3 autres mecs qui alignent les rails de C – il consomme majoritairement de la coke. « Avec la cocaïne tu bandes à moitié, donc il ne s’est rien passé sexuellement », admet le petit brun.

Et de regretter :


« Tout le monde avait les yeux fixés sur les applis de rencontres : je me suis fait la réflexion, il faut que j’arrête ce type de plans. »


LE CHEMSEX A LA COTE


Sur Paname, Alex est loin d’être le seul adepte de chemsex. Il y aussi le slam, la version « hard », où les partenaires s’injectent des produits de synthèse par intraveineuse. Les applis et les sites de rencontre de cul ont redonné un coup de boost à ces pratiques sexuelles. A tel point que le corps médical et le milieu associatif tirent la sonnette d’alarme (link is external), inquiets des risques accrus de dépendance aux produits et de transmission du VIH et de l’hépatite C. « Ça a toujours existé dans le milieu pédé, mais la drogue est beaucoup plus accessible qu’auparavant. Je n’ai jamais de mal à trouver les mecs qui cherchent des plans chems », confirme le presque quadragénaire, qui en paraît dix de moins. « Il ne faut pas se voiler la face, c’est une pratique trompe la mort. On prend de la drogue pour flirter avec l’illusion », reconnaît Dominique d’entrée de jeu. Ce jeudi soir pluvieux de février, il est venu donner un coup de main au Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues (Caarud) des Halles. Tous les jeudis soir depuis 2013, les bénévoles de l’association de lutte contre le sida Aides tiennent une permanence sur le chemsex.


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