Effet domino : Privés de Miss Nationale

Publié par Ferdy le 10.11.2011
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Après la série de démissions plus ou moins contraintes du grec Papandréou et de l'italien Berlusconi, notre Geneviève de Fontenay nationale perd au tribunal l'occasion de faire sortir ses filles.

Lorsque, sur un coup de tête, il y a quelques années déjà, la célèbre entraîneuse du Poitou et du Limousin avait cédé sa société protectrice des jeunes filles en fleurs, l'élection Miss France, au groupe Endémole, elle ne se doutait pas en être un jour débarquée.

C'est ainsi qu'elle avait eu l'idée de riposter, avec son talent de maquerelle inné, en créant ce nouveau concours de la meilleure godiche, Miss Nationale.

Et pourtant, on l'aime bien Geneviève, éternellement chapeautée, drôle, souvent un peu ivre, soutenant Arlette, mais pas souteneuse pour un rond. Indéfectiblement accro à la promotion des plus jolies filles de France et des territoires d'Outre-Mer, elle bénéficie d'une popularité aussi évidente que Yannick Noah qui n'a pourtant rien fait de bon pour la variété française. 

Ce succès, comparable au Grand Prix de l'eurovision, tenait pour beaucoup à sa fidélité vintage, à ses jeunes majorettes diplômées, au faste et à l'opulence qui leur étaient promis. Imaginez un peu, incarner la beauté d'un pays riche en variétés de fromages quasi infinies, d'un vignoble prestigieux, et d'une industrie du luxe à nul autre pareil, durant une année civile tout entière, c'était un rêve, rythmé par les grosses caisses, le glamour de fête foraine et la reconnaissance d'un être à part, éblouissant et mystérieux, capable d'afficher des mensurations idéales et un QI au-dessus de 25.

Mais voilà, Endémole a fait jouer la clause de non concurrence conclue lors du rachat de la société de Fontenay et fils, maison fondée en 1971. Les filles devenaient ainsi propriété exclusive du groupe spécialisé dans les médias récréatifs. Il n'y aurait pas assez de sponsors et de droits de retransmission télé, si l'affaire devait ainsi se fragmenter et produire, avouez que c'est un comble, deux jeunes femmes impeccablement maquillées afin d'incarner la beauté-étalon nationale.

Le moindre tripot gay a son concours " super bo mec de l'année", mais l'heureux vainqueur ne reçoit la plupart du temps qu'une ou deux consommations offertes et le droit de figurer, en bonne place, dans la rubrique publicitaire des sites gratuits.

Mme de Fontenay avait créé, avec son fils Xavier, une petite entreprise ambitieuse, incontournable et scintillante. Même les dauphines recevaient des lots de consolation qui en feraient baver plus d'un(e). La seule contrainte étant pour elles de ne pas trop se dénuder dans la presse people et de poursuivre un cursus universitaire à la fois crédible et convaincant.

Je regretterai Geneviève (tu permets que je t'appelle Geneviève ?), toujours souriante, prenant à coeur la mission qu'elle s'était fixée : faire monter sur un podium une beauté venue de nulle part et qui pleure...

Commentaires

Portrait de lilo42

Je n'ai jamais aimée le concours miss france  trop girly girl a mon goût . Mais j'ai une tendresse pour genenviève je la trouve drôle et pas si ringarde que ça !!!!!!

Entre elle et dave je dois dire que mon coeur balance ( oui on parle pas assez de dave et pourtant )