Faut-il toujours un épilogue ? (dans un mois....fin)

Publié par Unan le 04.03.2012
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Alors….Ou en étais-je ?…ah oui : faire les comptes. Chapitre sur la contamination, ok ; La renaissance c’est fait ; Celui de l’émotion, casé. L’idée d’un semblant de similitude, évacuée… Me reste donc quoi ?? Bien sur !! La mutation. Et si j’étais moi ? Si je me la jouais perso pour une fois, en solo. Être Un. En chasse pour un nouveau pseudo, en quête d’une virtuelle identité, d’un être «séronetien»… Je veux quelque chose qui me concentre, me rassemble. Un nom scénique qui puisse m’en dire quelque chose. A la fois un pare feu, une couverture, un masque, sans pour autant être un écran de fumée, une affabulation. Néanmoins une arme, une armure, tout à la fois un bouclier. Contre ce qui m’est différent autant que contre ce qui m’est semblable. Le danger est précisément là où on l’attend le moins, tel un serpent, lové. Je serais donc Unan. «Un» breton. Et quand un virtuel ami s’amuse à me rappeler que c’est aussi l’union nationale d’associations de navigateurs, je ris….. Car d’un autre coté, pourquoi pas ? Du gosse blondinet boudiné de 3 ans planté sur les remparts de la citadelle de Maclow, à mes 40 de plus les pieds nus ensablés dans la passe aux bœufs fasse aux fantômes des pontons prisons, quelle(s) différence(s), si ce n’est la couleur de mes cheveux ? Mon humeur, mon intérieur ont-ils changés ? J’ai toujours couru à contre vents. Je joue toujours aux billes, aux courses de vélos sur les pistes de sable, à mes guerres étoilées. J’ai soutenu Arthur en lui tendant l’épée, protégé mon anneau au Gouffre de Helm, aimé Zia pour ses cités mystères. D’errances spatiales grecques, j’ai pu voyager avec les plus qu’humains, échappé aux planètes interdites, aux trous noirs. J’ai déchiffré la dimension du 4éme et le tunnel du temps. Je peux témoigner de ce que fut la nuit des enfants que l’on prenait pour des rois, des morts de Gwen Stacy, Ka-el, Jean Grey ou d’Akira. Voguer auprès des passagers du vent, épauler chevaliers et ligues, esquiver Langoliers et Cujos, je sais faire. Alors j’échapperai à mon ça, sans pour autant en faire une destinée.

 

http://www.youtube.com/watch?v=56s50H0UWas

 

Combien nous faut-il de révolutions, d’épilogues, de conclusions ? Combien nous faut-il de moments pour nous dire que la page est à tourner. Le livre en main, inlassablement, page après page, on effeuille la vie d’une autre ou d’un semblable. Et comme à chaque fois, nous finissons toujours par arriver au dernier feuillet. J’ai toujours trouvé cet instant d’un confort étonnant. Cette prise de connaissance de la dernière phrase de l’histoire qui nous a été offerte. Parce que quelqu’ait été le voyage, l’épopée, le suspend, l’ennui, que la fin soit heureuse ou non, la libération se fait sentir. Elle s’offre. Et dans le point d’orgue qui suit, elle donne le signal qui permettra de passer à l’euphorie suivante. Quand le livre se referme, la 4éme de couverture nous livre ce que l’auteur a pu être. En 10 lignes une vie entière, une synthétique substance. Quelques traits d’un passé lointain. Peut-être une photo. Un trois-quarts de profil. Une ombre. Né en telle année ici, mort en telle année là. De quoi donc ? D’une longue maladie ?? Non. D’âge, d’histoires, de vie. A aussi écrit ceci ou cela. S’est engagé pour soutenir une lutte contre un mal qui traversa toute une génération. A pris une retraite sous un ciel d’enfance. Non, le combat n’était pas fini. Bien au contraire. Disons que parfois, de guerre lasse, quand une bataille manque d’idéal, qu’il n’est pas dans l’intérêt des protagonistes qu’elle se finisse, que l’on a bien compris cela mais que l’on a peu de résistance à offrir, inutile de mourir d’épuisement. Il faut savoir se retirer. Laisser les autres (faire semblant de) se salir même si les guérillas font (rarement) des tâches. Combien me faut-il de temps pour tourner cette page ? Peu. Je n’aurai pas 20 ans cette année. J’aurais l’âge que j’ai en 2012, déduction faite de mon année de naissance. Une simple soustraction. En fait, cette épreuve m’a juste traversé. J’ai fini pas remettre de l’ordre dans la pagaille qu’elle a créé. Il est temps de ranger mes craies et d’effacer ce tableau. Comment dit-on déjà au théâtre quand la pièce est finie ? Ah oui….. « Noir ».  

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZWmrfgj0MZI

 

Merci à celles/ceux qui ont pris le temps de me lire. Merci à celles/ceux qui ont pris le temps de me dire bonjour. Merci à celles/ceux qui sans le savoir m’ont aidé et soutenu, par leur écoute,  leur indifférence ou leurs insultes. Merci celles/ceux qui savent m’avoir aidé. Le soleil est aidant quand le sourire touchant… Voguez moussaillons…. Bonne route à vous. 

Commentaires

Portrait de louve85

Bonne route à toi aussi :) . Diane.
Portrait de frabro

Où le vent te pousse !

Bisous

Gruiky 

Portrait de HD 93

ont te voyais plus beaucoup , tu n'avais plus le gout , bonne chance a toi
Portrait de filigrane

les gens applaudissent encore... reviens saluer où même faire un numéro en bonus. Please....