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Publié par jl06 le 17.07.2021
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Apprendre à vivre avec «Les Intranquilles»

Joachim Lafosse se penche sur une pathologie peu explorée au cinéma, les troubles bipolaires

Leïla Bekhti dans «Les Intranquilles», de Joachim Lafosse. — © Stenola Productions Puisqu’il faut toujours un denier, c’est le Belge Joachim Lafosse qui cette année est l’ultime réalisateur à présenter son film en compétition, dix jours après Leos Carax et sa comédie musicale Annette. Pas facile d’arriver en 24e position, mais Les Intranquilles a au moins le mérite de s’intéresser à un sujet peu vu: les troubles bipolaires. A travers l’histoire simple d’une famille unie que les phases maniaques du père vont désunir, il met parfaitement en lumière une pathologie qui reste encore souvent peu comprise. 

Lorsqu’il entre en crise, Damien (Damien Bonnard, excellent) se prend pour le roi du monde, il ne dort plus, peint, répare, cuisine, nage, multiplie les activités, prend tout le monde dans les bras, n’a plus aucun filtre. Seule solution, l’hospitalisation et une médication lourde. Lorsqu’il retrouve le domicile familial où l’attendent une épouse inquiète (Leïla Bekhti, très juste) et Amine, un jeune garçon qui peine à trouver sa place (Gabriel Merz Chammah, charismatique), il est pour quelque temps un légume au discernement atrophié.