Jeudi 1er déc

Publié par Ferdy le 29.11.2011
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Sur 365 jours, près de 240 sont affectés à la célébration d'une cause, pouvant aller de la plus sérieuse à la plus farfelue (une journée sans mobile),

c'est l'occasion de saisir les consciences et les médias, rappeler, réveiller, alerter, affirmer : nous ne sommes pas encore morts, et nous tenons à vous le faire entendre, donc, ce 1er décembre, nous fêtons 30 ans de pandémie, et à défaut de pouvoir nous congratuler, nous aurons quelque raison aussi de nous réjouir d'être encore en vie, avec tout ce que cela suppose d'avantages et d'invénients, de désirs et de déception, 

à l'approche de cette date anniversaire, les publications concernant le VIH se multiplient, prospèrent, hier, je découvrais un rapport assez curieux émanant de l'Observatoire régional de la santé d'île-de-France : les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/sida en Idf en 2010. 

J'essaierai de mettre le lien dans un prochain post.

"Ce sont les jeunes de 18-30 ans, pour la première fois en 2010, qui maîtrisent le moins bien les mécanismes de transmission et de protection." (...) "toujours aussi nombreux qu'en 2004, 21% des personnes interrogées, pensent que le virus peut se transmettre par une piqûre de moustique." etc.

C'est aujourd'hui, mardi 29/11, que le candidat François Hollande va tester dans ses rangs les éléments de langage qu'il compte employer lors de sa campagne au sujet du sida. 

Autour du 1er décembre, il règne une certaine fébrilité autour de ce problème sanitaire, à gauche, ça rappelle de mauvais souvenirs (1981, le sang contaminé, etc.), à droite, il embarrasse par principe, et le mouvement associatif ne lui est guère favorable, doux euphémisme.

VIH/VHC, ces virus induisent aussi un certain poids électoral, les modes de contamination, de dépistage, de sensibilisation, de traitement et de prise en charge sociale sont des sujets politiques, économiques et sociaux, à charge pour eux de laisser entrevoir la fin d'une discrimination, ou stigmatisation, qui prospère au même rythme que l'épidémie.

Evidemment, c'est un sujet politique comme un autre, au même titre que la politique agricole européenne ou la vaccination contre la grippe. 

Le désintérêt de ce gouvernement dans des domaines aussi déterminants que la prévention et le déboulonnement du système hospitalier, ajoute à son bilan un constat d'échec de par son désengagement, voire même de sa trahison.

Mais je ne voudrais pas heurter la sensibilité d'un lecteur de droite, ça doit bien exister, car je me mérifierai davantage encore de promesses parvenant du PS, aux seules fins d'être en phase avec 200.000 personnes qui doutent, dans ce pays, de ses droits et de ses devoirs, en raison de la spécificité de son infection virale.

J'essaierai de choper dans la journée les déclarations du candidat Hollande, dans ce carcan supposé ou réel de l'austérité, quel genre de promesse un homme sensé pourrait-il offrir de satisfaisant à des aspirations légitimes, comme de voir effacer du prochain budget cette augmentation des taxes sur les mutuelles, c'est du concret ça, ça nous concerne tous, et je me fiche de savoir si le prochain président élu s'affichera dans les gazettes en compagnie d'un ex top-model ou d'une journaliste, mais je serai en droit d'attendre qu'il se prononce clairement vis-à-vis de ces questions bien réelles. Parce que les beaux discours indignés, pleins de tendresse et de compassion, sur ce sujet comme sur tant d'autres, ce n'est pas un engagement. C'est une berceuse.

Pour les plus distraits d'entre nous, rappelons les mensonges et autre virevoltes électoralistes appliquées du président Sarkozy. Le dernier en date : le droit de vote des européens aux élections locales. Quelle histoire, quel symbole ! Donc, si le candidat de 2006, alors ministre de l'Intérieur, y était favorable, le président sur béquilles de 2011, affirme cette fois y être hostile, qu'a-t-il bien pu se passer dans sa petite tête pour changer en si peu de temps d'opinion, le FN n'aurait pas le monopole de la xénophobie ? une filiale de l'UMP, la droite populaire, ratisserait les mêmes prometteuses parcelles de l'opinion publique ?

Si je ne me fais aucune illusion, quant au prochain scrutin électoral, j'aspire moi aussi à une espèce de changement, autant l'avouer immédiatement, je n'y crois absolument pas, et c'est terrible, car j'ai fait récemment mon changement de domicile sur les listes électorales, convaincu de me rendre dans l'isoloir, mais dans une telle irrésolution à l'heure d'aujourd'hui, qu'il me sera difficile de me réjouir d'avoir accompli mon devoir électoral lorsque mon pauvre bulletin sera tombé dans l'urne,

bonne journée quand même...

F Embarrassé