P... de B... de M... ça recommence !

Publié par frabro le 17.11.2022
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Depuis deux ans j'étais suivi par un infectiologue à l'hôpital de Montélimar, avec lequel ça se passait très bien. Je l'ai vu hier après qu'il ait avancé le rdv d'un mois et je sais pourquoi : il m'a annoncé son départ pour un autre département, à 200 km d'ici. Cerise sur le gâteau : il était le seul infectiologue dans cet établissement et ne sera pas remplacé, pour la simple raison que ce poste n'est "pas rentable" (sic !) pour l'hôpital !

Je vais devoir reprendre contact avec une infectiologue du service de l'hôpital de Valence, que j'avais vue une fois en arrivant dans la région définitivement pour ma retraite : 60 km (soit 120 AR) au lieu de 15, plus les frais d'autoroute. Je me demande quelle est la file active de ce service, étant le seul du département désormais à suivre des patients VIH ?

Ce sera la dixième fois que je change de médecin spécialiste depuis la découverte de ma séropositivité en 1991. Franchement, j'espérai bien ne plus avoir à le faire, d'autant que le dernier en date était jeune et que je m'étais dit bêtement que ce serait le dernier. 

Bon, ce n'est pas un drame, je n'ai pas de raison de voir l'infectiologue plus de deux fois par an, sauf problème éventuel. Et si je peux réduire à une visite annuelle ce sera encore mieux.

Mais ça en dit long sur le désintérêt de l'hôpital public pour notre pathologie.