Quand "Elle" rassure les ados...

Publié par micheltlse le 11.05.2009
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Dans une de ses dernières livraisons (25 avril), l’hebdomadaire « Elle » ouvre un dossier sur le « parler de sexualité avec un ado ». Et d’énoncer trois messages rassurants à faire passer... Très bizarrement, deux des trois concernent l’homosexualité.

Lecture…

« 1 Chacun a une trajectoire qui lui est propre. La grande question à l’adolescence, c’est : « suis-je normal ? » rappelle Patrice Huerre. Pour l’âge des premières relations sexuelles, du premier amour, il n’y a pas de norme.

2 Il faut du temps pour réunir sentiments et sexualité.

3 Il existe une différence entre les fantasmes et la réalité. Il faut expliquer qu’imaginer des choses, ce n’est pas pareil que les vivre. Et qu’il est, par exemple, normal d’avoir des rêveries ou des émotions homosexuelles sans que cela définissent son identité ou sa destinée ».

Patrice Huerre est l’auteur de « La Prépa sans stress » : il est fort probable, en effet,  que mes « rêveries homosexuelles » non « rassurées » aient un peu perturbé une Prépa complètement ratée, mais « Elle » ne précise pas ce que devient « la norme » après le premier amour. Je passe sur des sentiments pluriels et la sexualité singulière du deuxième message car l’important n’est-il pas d’apprendre que, grâce à « Elle », des mères lectrices dont le militantisme féministe se résume à la polémique annoncée en couverture :  « Faut-il oser le jean troué ? »,  seront,  avant les ados eux-mêmes qui lisent « Elle » toutes les semaines, c’est bien connu,  les premières à se rassurer : si leur petit chéri se branle devant un poster de Brad Pitt ou s’il se fait enculer par son binôme, cela ne préjuge en rien du non-respect futur d’une norme forcément très « normale ».

Assurez-vous ! Rassurez-vous !

Quant à assumer ...

 

Commentaires

Portrait de micheltlse

C'est le "Printemps contre l'homophobie en Midi-Pyrénées" organisée par l'association Contact.

Premier rdv à Toulouse.

Parce qu'"ado" et homosexualité, ce n'est pas si simple évidemment, et d'abord avec ses parents, quand ils sont là...

TOULOUSE : 18 mai à 17h00, Grande salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat :

Discriminations : Homophobie et lesbophobie, sexisme : Table ronde

avec : Saliha Mimar, Conseillère Municipale Mairie de Toulouse, Françoise Cieutat, Conseillère Régionale de Midi-Pyrénées, un représentant du Conseil Général de la Haute Garonne, Pascal Godon, représentant local de la HALDE, Philippe Orillac, de l’association L’Autre cercle Midi Pyrénées, Clarisse Agostini, de l’association du Coté des Femmes, une représentante de la commission Lesbophobie de « SOS Homophobie », Aurélie Nat, étudiante en Master Pro « Genre et Politiques sociales »,  


 

Homophobie, violences et conduites à risque chez les jeunes en Midi-Pyrénées :

Jean-Michel Pugnière, psychologue, conduit une recherche sur les liens entre violences, conduites à risque, et homophobie chez les jeunes. 1000 jeunes ont complété un questionnaire informatisé.

Cette étude, menée à Toulouse, sous la direction du Professeur Jean-Philippe Raynaud, et de Sylvie Bourdet-Loubère, fait partie des 7 projets soutenus par la Fondation Wyeth pour la santé de l’adolescent, dans le cadre de son appel à projet 2008, en partenariat avec l’Education Nationale et l’Inserm.

Jean Michel Pugnière présentera les premiers résultats et répondra aux questions du public.

Portrait de maya

ce n'est pas un mag féministe d'ailleurs ...la presse féminine est globalement navrante, des centaines de unes plus désolantes les unes que les autres...et ne pas s'y fier le fonds est pire !