Quoi ... ???? ma vertu !!

Publié par concombremasqué le 08.12.2019
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Portrait de jl06

Suzy SOLIDOR   Dates18 décembre 1900 :
Naissance à La Pie, lieu dit proche du bourg de Saint-Servan en Ile-et-Vilaine (près de Saint Malo).

1933 :
Ouvre le cabaret lesbien "la Vie Parisienne", rue Sainte Anne à Paris.

1954 :
Ouvre le cabaret "Chez Suzy Solidor", rue Balzac à Paris.

1960 :
Ouvre le Cabaret "Chez Suzy" à Cagnes-sur-Mer.

30 mars 1983  :
Suzy Solidor décède au Haut-de-Cagnes (Cagnes-sur-Mer)
 Portrait

Suzy SolidorSuzy Solidor, de son vrai nom Suzanne Rocher est née sous le nom de sa mère, Marion. Son père, Robert Henri de Surcouf, descendant du célèbre marin et député de Saint-Malo, ne reconnu jamais l'enfant née d'une relation avec sa femme de chambre. C'est le mariage de sa mère avec Eugène Prudent Rocher qui explique son changement de nom en 1907. En 1917, elle s'engage comme ambulancière dans l'armée française. Suzanne Rocher arrive à Paris à l'age de 20 ans pour y devenir mannequin. Grande, blonde à la silhouette sculpturale, elle devient l'amie et compagne de l'antiquaire Yvonne de Bremond d'Ars dont elle partagera la vie jusqu'en 1930. Toutes deux prennent un look androgyne, très en vogue dans les années 20 et font la une de nombreux magazines de mode (Vogue, Jardin des Modes, Fémina...).
En 1929 elle entame une carrière de chanteuse et se produit à Deauville. En 1931, elle prend le pseudo de Suzy Solidor. Très vite, sa voix grave, envoutante et sensuelle la mène vers le succès et le 12 mai 1933 elle est à l'affiche de "L'Européen" à Paris. C'est cette même année qu'elle ouvre son premier cabaret au 12 rue Sainte Anne : "La vie Parisienne". La couleur est donnée dès le début : "la Vie Parisienne" est un cabaret fréquenté par les homosexuels des deux sexes. Ce cabaret, décoré de ses très nombreux portraits, verra débuter de nombreuses chanteuses et chanteurs comme Suzy Delair, Colette Mars, Charles Trénet... Suzy Solidor ne cache pas son amour des femmes même si elle ne refuse pas parfois quelques aventures masculines, puisqu'on lui prêtera une aventure avec l'aviateur Jean Mermoz.
Restée très attachée à son origine bretonne, elle interprétera de nombreuses chansons de marins mais aussi des chansons où sa bisexualité et son amour des femmes sera déclarée ouvertement. "Ouvre" et "Obsession" seront notamment deux chansons sans équivoque, véritables hymnes à l'amour lesbien, qu'elle interprètera dans son cabaret en regardant dans les yeux les plus jolies filles de son public.
Durant l'occupation, son cabaret reste ouvert et la clientèle n'est plus tout-à-fait la même puisque "la Vie Parisienne" devient très prisée des officiers allemands. Elle y interprètera la version française de "Lili Marlène", probablement la chanson la plus interprétée durant la guerre puisque les Allemands, comme les Américains pourront l'entendre dans leurs langues interprétée respectivement par Lale Andersen et Marlène Dietrich. Suzy Solidor participera également à des galas organisés par Radio Paris, le poste au mains des nazis, ce qui lui vaudra des ennuis à la Libération. En 1946, après deux ans de procès, on lui interdira de chanter durant un an, elle sera humiliée par un blâme d'indignité nationale du comité dépuration, sera interdite de cabaret durant 5 ans et devra céder son établissement de la rue Sainte-Anne à une autre chanteuse lesbienne, Colette Mars. Elle s'éloignera vers les Etats Unis durant quelques années et fera son retour en France en 1949. En 1954, elle rachètera l'ancien cabaret de Jean Rigaud "La Boite à Sardine", 4 rue Balzac, qu'elle réouvre sous le nom de "Chez Suzy Solidor". De nouveau entourée de ses portraits, elle connaîtra encore le succès et lancera de nouvelles jeunes chanteuses lesbiennes. Au début des années 60, elle quitte Paris pour vivre sur la Côte d'Azur. Elle ouvre un magasin d'antiquités à Cagnes-sur-Mer, dont la cave se transforme chaque été en cabaret, "Chez Suzy", de août 1960 à 1966.  En 1966, elle arrête définitivement la chanson et se consacre uniquement aux antiquités. Elle disparaîtra à l'âge de 82 ans. Outre une bonne soixantaine de succès, on lui doit aussi quatre romans, quelques rôles au cinéma et au théâtre et elle sera portraiturée par près de 200 peintres. Suzy Solidor, par sa vie sans fard, aura beaucoup contribué à la visibilité homosexuelle dans les années 20 et 30, sans que cela pose d'ailleurs de problème à ses contemporains.

 

 

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Portrait de concombremasqué

pour l'info 

Portrait de Thierry

Alors qu'elle va sur ses 102 ans, j'ai un souvenir avec cette actrice!

le 20 janvier 1993 ,le hasard a voulu que nous nous soyons retrouvés ensemble lors de la veillée a St Denis.

A la sortie ,nous nous sommes a nouveau recroisés dans  le metro (qui ce soir là avec un aspect tres particulier par rapport a cette commemoration .....).

L'impression forte  est gravée dans ma memoire,tant la comedienne  et la femme ne semblait faire qu'un .

J'avais 22 ans  et la rencontre  de Louis Alphonse Duc D'Anjou et de la comedienne reste un souvenir incroyable pour le provincial venu a la capitale  en cette circonstance ......'oh ben dis donc,v'la que je fait ma Steph  Bern!!!!!!Cool...

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Portrait de Cmoi

Sa carrière est entachée par son attitude trouble sous l'Occupation. Elle « ne dissimulait pas ses sympathies pour les Allemands », jusqu'à admirer l'ordre nazi. Sous contrat avec la Continental, dirigée par Alfred Greven19 mars 1942, elle fait partie du groupe d'acteurs invités par les Allemands pour visiter les studios cinématographiques de la UFA, en Allemagne et en Autriche (à MunichBerlin et Vienne), aux côtés de René DaryJunie AstorDanielle DarrieuxAlbert Préjean et Viviane Romance. À son retour, elle choque en embrassant chaleureusement Alfred Greven tout en se plaignant de ne pas avoir serré la main de Joseph Goebbels. Lorsque l'historien Marc Ferroévoque, dans son livre Pétain (1987), le cinéma pendant cette période, il cite, parmi d'autres, le nom de Suzy Delair. À la Libération, elle n'écope finalement que d'une suspension de trois mois infligée par les comités d'épuration.