seroseniors

Publié par sonia le 15.06.2008
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ça y est j'y suis! mon médecin vient de m'annoncer que j'étais en pré-ménopause!

j'ai du mal à réaliser, à 43 ans à peine........pourtant on m'a toujours donné dix ans de moins que mon âge et je n'ai pas de thérapie anti vih, mes cd4 étant à 900 et cv<50copies.

j'avais toujours pensé que la prise de la tri accélérait le vieillissement, là je dois admettre avec regret que c'est la présence du virus tout court qui est responsable de mon état prématuré. Que faire? après des années de  fuite, de déni de ma séropositivité, me voilà confrontée à des bouffées de chaleur, des palpitations cardiaques soudaines ainsi que l'apparition du fameux bedon qui déforme ma silhouette et ne me permet plus de porter mes vêtements moulants qui mettaient en valeur ma taille de guêpe et ma poitrine généreuse.

Ce corps m'est devenu étranger et je le supporte de moins en moins! Quelqu'un a t il vécu la même chose et"comment vieillir avec le vih"? (je croyai attendre 50 ans pour devenir senior mais là j'y suis j'y reste)

au moins finies les règles....  

Commentaires

Portrait de Anonyme

Note de l'anim : message initial soumis par gys le 15 juin, 2008 - 12:08 déplacé ici :

 

 

OK, je suis d'accord pour évoquer ce sujet, même si dans la tête j'ai l'impression que mon esprit est pareil, j'ai des problêmes liés au vieillissement et VIH, les douleurs ou neuropathies, l'insomnie, la libido qui n'intérêsse pas grand monde sauf les femmes séropos qui ont encore le besoin de rapports sexuels comme moi, mais qui n'en parlent pas forcément car elles ont perdu l'estime d'elles-mêmes à cause des lipoatrophies et lipodistrophies qui ont mutilées, déformées, abimées, dégradées, transformées leurs corps en 1 chose qu'elles ne reconnaissent pas, n'acceptent pas, qui les dégoutent car la société nous renvoie des stéréotypes qui ne nous ressemblent pas. J'ai 55 ans, je vis en couple avec 1 séropo, mais pour atteindre l'orgasme, il faut "ramer", quel patience et pugnacité pour arriver au septième ciel, c'est le parcours du combattant, sans compter les flatulences qui viennent te couper la chique, je préfère en rire, c'est plus facile à supporter. En général je suis plutôt 1 rigolote, donc je relativise, j'utilise des artifices comme l'encens, lumière tamisée, lingerie ou accessoire érotique, pompe à sexe, que j'ai découvert récemment, pas de god, je n'aime que le naturel, après 1 bon repas avec 1 bon verre de vin, et des préliminaires. Je n'ai pas de tabou pour parler des rapports sexuels, celà fait partie de la vie et pour les solitaires il y a toujours la masturbation, 1 bon orgasme clitoridien ça soulage, fait plaisir et dénoue les tensions.

A +

Portrait de sonia

tout à fait d'accord avec toi  gys, mais pourquoi dit on que le vih accelère le vieillissement, et la prise de traitement aussi?

http://www.seronet.info/doc/le-cap-de-la-menopause

y a til des études qui vont dans ce sens, est ce la même chose pour les hommes? (il me semble qu'il existe de la testosterone et du viagra pour les mecs, mais nous les meufs on a quoi exactement???) j'espère que la recherche future nous permettra d'avoir une thérapie spéciale pour femmes  ménopausées lol surtout qu'on nous dit qu'on peut vivre aussi longtemps que des personnes séronégatives!

Portrait de BALTHAZAR

Infection à VIH et vieillissement

 

Avec l’avénement en 1996 des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART), l’infection à VIH est devenue une maladie chronique. Les personnes vivant avec le VIH ont ainsi une longévité croissante. Une étude décrivant les caractéristiques de patients infectés par le VIH âgés de plus de 64 ans vient d’être publiée dans la Revue de Médecine Interne.

 

Au total, 1569 patients infectés par le VIH ont consulté en 2007 au sein du groupe hospitalier parisien Cochin–Saint-Vincent-de-Paul. L’étude a été réalisée à partir des données informatisées sur les bases ACCES, DMI2 et NADIS.
Cinquante-sept patients (3,6 %) avaient 65 ans ou plus, 79 % étaient des hommes, dont 13 (23 %) avaient plus de 74 ans.
Parmi ces 57 patients, 55 étaient infectés par le VIH-1.
La durée médiane de séropositivité était de 13 ans (extrêmes : 2–23). Trois patients ont découvert leur séropositivité en 2006. Soixante-cinq pour cent étaient séropositifs depuis au moins 10 ans et 18 % depuis au moins 20 ans.


Le mode de contamination était sexuel dans 88 % des cas (hétérosexuel : 40 %, homo- ou bisexuel : 48 %).
Trente-sept pour cent des patients étaient au stade CDC C (SIDA), 10,5 % étaient coinfectés par les virus de l’hépatites B et/ou C.
Tous les patients sauf 3 (dont les 2 patients VIH-2) bénéficiaient de traitements antirétroviraux hautement actifs, comprenant pour 5 d’entre eux l’anti-intégrase raltégravir.
Le nombre de combinaisons antirétrovirales reçues était de 6 en moyenne (extrêmes : 1–14), la durée médiane de traitement antirétroviral était de 10,5 ans (extrêmes : 0,5–20).
Les combinaisons thérapeutiques les plus prescrites étaient les associations de 2 analogues nucléosidiques (NRTI) + 1 inhibiteur de protéase (37 %) et 2 NRTI + 1 analogue non nucléosidique (24 %).


La charge virale VIH-1 était indétectable, soit inférieure à 40 copies par ml chez 71 % des patients, et 40 % d’entre eux avaient un taux de lymphocytes T CD4 supérieur à 500 par mm3 (médiane 438 par mm3, extrêmes : 10–1088).
Pour 14 patients, 1 à 7 comorbidités étaient associées et 1 à 10 médicaments étaient prescrits en plus du HAART.
La mortalité enregistrée dans cette population infectée par le VIH de plus de 64 ans avait diminué de 68,4 % à 9,6 % entre les périodes 1993–1996 et 2003–2006.

 

Cette étude montre une nette amélioration de l’espérance de vie de la population infectée par le VIH grâce aux nouveaux traitements hautement actifs. Face à ces personnes vieillissantes et fragiles, le nouveau défi pour les équipes médicales est d’adopter de nouveaux comportements afin de gérer leurs spécificités en termes de comorbidités et traitements associés.

 

http://femmesida.veille.inist.fr/spip.php?article814

 

 

Plus grande est la confiance, plus terrible est la déception