Skin : la terrifiante mue néonazie de Jamie Bell, l’ancien Billy Elliot

Publié par jl06 le 03.12.2019
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L’acteur britannique se glisse dans la peau d’un ancien suprémaciste blanc pour un rôle saisissant

Skin

 

après Nymphomaniac et Donnybrook.

Par Publié il y a 6 heures, mis à jour il y a 4 heuresJamie Bell, tatoué de la tête aux pieds dans «Skin» de Guy Nattiv.Jamie Bell, tatoué de la tête aux pieds dans «Skin» de Guy Nattiv. Maven Picturess

De la danse classique à la violence, il n’y a qu’un pas. Une cabriole bien connue de Jamie Bell. Le comédien britannique, lauréat du BAFTA de meilleur acteur pour son rôle de danseur étoile dans Billy Elliot, incarne un suprémaciste blanc couvert de tatouages reprenant l’iconographie nazie dans Skin, disponible en DVD mardi.

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Après ses rôles de sadomasochiste adepte du martinet dans Nymphomaniac et boxeur clandestin dans Donnybrook, l’acteur de 33 ans poursuit sa mue. Un pas chassé habile, et le voici, vingt ans après le rôle qui l’a révélé, bien loin des tutus et ballerines. Avec Skin, Bell se glisse dans la peau d’un néonazi dans ce film de Guy Nattiv (récompense par l’Oscar du meilleur court-métrage en 2019 avec un film sur le même thème) inspiré de l’histoire vraie de Bryon Widner, ancien membre du groupuscule Vinlanders Social Club, mouvement xénophobe ultraviolent se revendiquant du folklore nordique.

Nouvelle peau

L’interprète de Tintin (Le Secret de la Licorne) et de la Chose (Les 4 Fantastiques) n’a pas eu besoin d’effets spéciaux afin de devenir méconnaissable dans ce nouveau rôle choc. Une prise de 10 kilos en un temps-record et une séance quotidienne de pouponnage - environ trois heures et demie de maquillage - ont suffi à la métamorphose de l’ancien danseur à pointes.

À l’instar de son prédécesseur American History X, Skin raconte la rédemption de ce suprémaciste blanc, cette fois-ci sauvé par l’amour. Guy Nattiv, également à l’écriture, fendille petit à petit la coquille du skinhead raciste et bagarreur présenté au début du film pour laisser la part d’humanité de son protagoniste éclater au grand jour.

 

La performance de Bell n’a pas échappé au public de la dernière Berlinale et du festival de Toronto, où il a été salué par la critique. Trop choquant pour les salles de cinéma françaises? Skin est disponible en VoD et DVD dans l’Hexagone, après avoir frappé les spectateurs du Festival du film américain de Deauville en septembre...

» Skin, de Guy Nattiv avec Jamie Bell, Danielle Macdonald, Vera Farmiga, Bill Camp, 1h58, en VoD et DVD.