UN TOIT POUR LES JEUNES HOMOS À LA DÉRIVE

Publié par Paradixman le 24.02.2014
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Mis à la porte par leurs parents suite à la découverte de leur homosexualité, certains jeunes n’ont nulle part où aller. En France, l’association Le Refuge leur tend la main.



En France comme en Suisse, un coming out non toléré ou la découverte fortuite de l’homosexualité pousse des familles à rejeter leur enfant. Des jeunes, parfois mineurs, se retrouvent alors sans toit du jour au lendemain, contraints parfois de vivre dans la rue. Chez nous, ils sont pris en charge par les Services de protection de la jeunesse. En France, il existe en plus une association qui veille sur eux: Le Refuge. Elle intéresse de près les associations LGBT genevoises, car elle répond aux besoins spécifiques de ces victimes de l’homophobie, en perte de repères.

Nous sommes allés à la rencontre du Refuge, dans ses locaux au cœur de la vieille-ville de Montpellier. Dans une ambiance conviviale, les jeunes se retrouvent ici trois fois par semaine. Suite à une rupture familiale, 13 d’entre eux sont hébergés dans des appartements en colocation ou à l’hôtel. Les autres viennent ici pour discuter, comme Mathieu, 20 ans. Il craint d’être mis à la porte par sa mère, qui se doute de sa préférence pour les garçons et la tolère difficilement. «C’est très rassurant d’avoir Le Refuge, si cela tourne mal à la maison», explique-t-il.

La structure, qui compte 11 salariés et des bénévoles, ne fonctionne pas comme un foyer. Dans chacune de ses 12 antennes de l’Hexagone, elle offre quelques places d’accueil à des homosexuels de 18 à 25 ans en rupture. Sans ressources, une partie d’entres eux doivent faire face à la vie dans la rue suite au rejet de la famille. Souvent, les études sont avortées et la dépression guette. «Les écueils à éviter sont terribles: suicide, prostitution, et parfois chute dans la drogue», relève le directeur de l’asso, Frédéric Gal. La démarche d’accompagnement, par un psychologue et un travailleur social, prennent du temps: entre 6 mois et 1 an environ, avec comme but une réinsertion scolaire ou professionnelle.

PARCOURS CHAOTIQUES
Derrière les sourires, on découvre bien vite des blessures, et les parcours chaotiques qui ont conduit chacun de ces jeunes ici. Une voix se brise ou un regard se trouble en racontant ces histoires qui se ressemblent tristement. Julien, 19 ans, a vécu un mois et demi dans la rue et a été confronté au pire. «J’ai fait beaucoup de conneries pour essayer de m’en sortir, et je n’en suis pas fier. J’ai plongé dans la drogue, j’ai fait de l’escort, je me suis taillé les veines… Sans Le Refuge, on serait vraiment à la dérive. Ici, j’ai pu poser mes sacs et trouver l’aide dont j’avais besoin». Antho, 22 ans, est hébergé dans une des colocations. «Ma famille est très croyante, et mon père a très mal pris mon homosexualité. À 17 ans, il m’a mis dehors pour la première fois. Quand je le croise dans la ville, il m’ignore.»

Dernier arrivé, Tony, 25 ans, a toujours tenté de se débrouiller seul. Sa mère n’a pas supporté l’annonce de la transexualité de sa fille à ses 19 ans, et lui a claqué la porte au nez. «Depuis, cela a été assez compliqué. J’ai eu plusieurs boulots, connu plusieurs galères et fait des tentatives de suicide. Dernièrement, j’ai perdu mon travail. En dernier recours, j’ai alors appelé Le Refuge.» Dans 40% des cas, l’asso parvient à arranger un retour dans la famille éloignée suite à la rupture: un oncle, une tante ou les grands-parents par exemple. Ce n’aurait pas été possible pour Tony: «Je suis mort pour mes parents et mes grands-parents. Je n’ai des contacts qu’avec quelques cousines.»

Malgré leur lourd passé, ces jeunes ont de nombreux projets en tête. Chacun évoque avec passion ses plans pour l’avenir, comme Mathieu, 21 ans. «J’ai du arrêter mes études de photo, trop chères, mais je vais commencer une formation de steward – si tout va bien.» Comme les autres, il est très reconnaissant à l’équipe du Refuge, l’asso qui lui a apporté «un cadre» et qui lui permettra bientôt de voler de ses propres ailes.

Commentaires

Portrait de Paradixman

je suis prêt à en accueillir un, Black de préférenceSmile

Un grand merci a l'association Le refuge.

Portrait de Muffin64

Triste en 2014...

Portrait de Philippe HAZOTTE

Je suis dégouté par ce que je lis, comment peut on rejeter un enfant, son enfant, nous sommes au 21 ème siècle et des parents ne comprennent touours pas que ce qui compte c'est que leur enfant soit heureux.

Qu'ils soient gay ou hétéro, quelle importance,  c'est leur vie, pas celle de leurs parents.

Quand on aime son enfant, on l'aime comme il est pas comme on le voudrait.

Portrait de alsaco

suis pas tout a fait d 'accord  avec toi  

  . suffit pas d 'accepter  l 'orientation  sexuelle de son enfant 

  Fo aussi l 'aider   dans sa démarche  et le déculpabiliser 

trop de parents  ne veulent que le bonheur  de leur rejeton    mais ca reste  confidentiel   . Ils cautionnent  ne pouvant pas faire autrement    . 

Certes il y a le refus cathégorique    et  l 'exclusion  mais aussi  la réponse neutre  qui ne donne pas à  l 'enfant le moyen  de se libèrer

bonne soirée

Portrait de lounaa2

J' avais vue le reportage à la télé , au moins ils ont un endroit ou aller ,

j'allais justement mettre aussi un blog pour sa , mais parad à était plus rapide :)

Quand  au rejet , je préfére ne pas dire ce que je pense de ces parents , 

mais comment peut on rejeter son propre enfant ?

Ce monde est en manque d'amour et de compréhension c'est bien triste ...

Portrait de Paradixman

Un film à voir pour ceux qui l'ont pas vu et à revoir pour ceux qui l'ont déjà vu.

J'avoue que la première fois que je l'ai vu ça m'a fait un peu froid dans le dos.

Sigourney Weaver joue trés bien dans ce film.

Ceci est d'après le livre Prayers for Bobby: A Mother’s Coming to Terms with the Suicide of Her Gay Son de Leroy F. Aarons, basé sur une histoire vécue sur Bobby Griffith, un jeune Homosexuel qui s'est suicidé à cause de l'intolérance religieuse de sa mère et de la communauté.

Portrait de Philippe HAZOTTE

alsaco wrote:

suis pas tout a fait d 'accord  avec toi  

  . suffit pas d 'accepter  l 'orientation  sexuelle de son enfant 

  Fo aussi l 'aider   dans sa démarche  et le déculpabiliser 

trop de parents  ne veulent que le bonheur  de leur rejeton    mais ca reste  confidentiel   . Ils cautionnent  ne pouvant pas faire autrement    . 

Certes il y a le refus cathégorique    et  l 'exclusion  mais aussi  la réponse neutre  qui ne donne pas à  l 'enfant le moyen  de se libèrer

bonne soirée

Je suis OK avec toi Alsaco, il va sans dire que quand on aime son enfant on ne doit pas le rejeter à cause de son orientation sexuelleet qu'il faut l'aider à ne pas culpabiliser, c'est un esemble.

Le refus de l'homosexualité je l'ai subis de la part de mon père quand j'étais ado, il ne l'a jamais su ou il n'a jamais voulu le savoir, mais les réflexions je les ai pris en pleine poire jusquà ce que je quitte le nid familial à ma majorité.

Aujourd'hui je suis père et grand père, quoi que soient mes enfants et petits enfants je serai là pour eux.

Bonne journée

Portrait de lipote

  un enfant ne demande pas a venir au monde!  l' acte de faire un enfant est un acte égoiste quoi qu' en l' en dise!

les parents qui rejette leur mome  et le jette a la rue  a cause de leur orientation sexuelle sont des MONSTRES

 ils meriteraient des sanctions séveres de la part de la justice

Portrait de Paradixman

Je dirais même que ça rentre dans le domène de la discrimination.


Article 225-1 du Code Pénal : la discrimination

Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des moeurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.

Seulement dans le cas prévu par la loi est ce qu'elle fonctionne dans le cadre familliale? j'en doute.

Les parents ont le droit de mettre à la porte son enfant à l'age de la majorité.

Portrait de auvergne henri

Paradixman wrote:

Un film à voir pour ceux qui l'ont pas vu et à revoir pour ceux qui l'ont déjà vu.

J'avoue que la première fois que je l'ai vu ça m'a fait un peu froid dans le dos.

Sigourney Weaver joue trés bien dans ce film.

Ceci est d'après le livre Prayers for Bobby: A Mother’s Coming to Terms with the Suicide of Her Gay Son de Leroy F. Aarons, basé sur une histoire vécue sur Bobby Griffith, un jeune Homosexuel qui s'est suicidé à cause de l'intolérance religieuse de sa mère et de la communauté.

Portrait de Felix77

Le problème se poserait différement et serait plus simple à gérer, sans déscrimination