vos questions sur ma présence, ma réponse ! ! ! billet en plusieurs parties 5)

Publié par moyga le 03.09.2008
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D’un coup, elle dit : Heure du décès 19H17. je suis désolé monsieur, toutes mes condoléances. Je vais prévenir les parents de votre ami.

Je m’effondre, je ne me retiens pas de pleurer, j’avais toujours refusé de pleurer devant lui pour ne pas lui montrer que j’avais mal pour lui et que j’aurai aimé plutôt obtenir sa souffrance et le laisser en paix et en bonne santé. En écrivant ceci, mon visage se recouvre encore de larmes. Certes c’est du passé mais maxime était et est un être cher à mes yeux, nous avions cette complicité, cette fusion amicale qui nous tenait en attache.

Nous l’avons exhumé comme il le souhaitait. Sa mère m’a confié ses cendres car il avait demandé une faveur, celle qui est plus ou moins interdites par les autorités. Je suis allé dans notre endroit idéal, un endroit simple mais plein de sens pour nous…Un lac… c’est cet endroit où nous aimions nous retrouver pour parler en paix, nous montrer nos nouvelles créations, écritures, peintures, sculptures et photos. Un jour près de ce lac, nous avions abordé sa fin de vie et la mienne. Je suis atteins d’une maladie orpheline et mon espérance de vie est limitée à 45 ans, c’est pour cela que l’on se comprenait sûrement. A la base, il avait plus de possibilités de vivre plus longtemps que moi mais malheureusement le destin n’en a pas voulu.

Sur ce lac, on s’était dit que le premier qui allait rester en vie devait déposer ce pot au fond du lac avec un poids en béton pour le tenir en profondeur. Et quand le dernier de nous deux partirait, on devra charger une personne de le faire. J’ai exhaussé notre volonté. Il est au fond de lac pour le moment. Il ne reste plus que moi pour le rejoindre.