Vulnérabilité des populations migrantes ? Et refus des primo-arrivants dans les hopitaux ?

Publié par bernardescudier le 01.12.2017
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Vulnérabilité des populations migrantes ? Et refus des primo-arrivants dans les hopitaux ?

Voir l'article du Figaro du 1er décembre 2017.

http://sante.lefigaro.fr/article/vih-sida-toujours-6000-contaminations-chaque-annee-en-france/

http://www.seronet.info/billet_blog/refus-des-primo-arrivants-lhopital-de-la-conception-marseille-dans-le-service-des

Les experts de Santé publique France, qui ont publié un bulletin épidémiologique hebdomadaire entièrement consacré à l’épidémie d’infection à VIH/sida, soulignent deux enjeux de santé publique: le retard diagnostic et la dynamique de l’épidémie dans certains groupes de population (HSH, migrants originaires d’Afrique subsaharienne).

Le retard diagnostic reste important, «Plus on connaît tôt son statut sérologique, plus le bénéfice est grand, rappelle François Bourdillon, le directeur général de Santé publique France. Le bénéfice est individuel mais aussi collectif car le risque de transmettre le VIH à un partenaire pour une personne traitée avec une charge virale indétectable est quasi nul.»

Même dans le groupe des HSH, pourtant sensibilisé au VIH/sida et bien informé sur les moyens de protections tels que la PrEP (prophylaxie pré-exposition), seulement la moitié des infections font l’objet d’un dépistage précoce et 18 % des infections sont découvertes à un stade avancé. La majorité des nouvelles contaminations concerne toujours les hétérosexuels (3200), devant les HSH (2600). Cependant la découverte de séropositivité diminue d’année en année (-9 % entre 2013 et 2016) chez les hétérosexuels, avec une baisse plus marquée chez les hommes que chez les femmes, alors qu’elle reste stable chez les HSH.

La vulnérabilité des populations migrantes est bien connue. D’ailleurs, l’enquête ANRS-Parcours publiée en 2015 montrait qu’entre 35 % et 49 % des migrants contaminés l’avaient été après leur arrivée en France. Les auteurs insistaient sur la nécessité de mieux connaître, dans ces groupes, les comportements sexuels de prévention et d’améliorer leur information.