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"Il est probable qu’il arrive en Europe" : faut-il avoir peur du virus qui a fait deux morts en Chine ?

 faut-il avoir peur du virus qui a fait deux morts en Chine ?

 

INTERVIEW – En Chine, une mystérieuse pneumonie inquiète : deux patients sont décédés à cause d’un coronavirus proche du Sras, et plusieurs dizaines de malades ont déjà été recensés. Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur, répond à nos questions.

17 janv. 17:55

Est-on à l’aube d’une épidémie ou n’est-ce qu’un épiphénomène ? Sur le continent asiatique, plusieurs dizaines de personnes ont contracté un mystérieux coronavirus et ont dû être hospitalisées. Deux patients sont pour l'heure décédés et cinq sont encore dans un état grave. Des cas tous recensés à Wuhan, en Chine, où se trouve un marché spécialisé dans la vente de fruits de mer et de poissons, qui pourrait être à l’origine de ce virus. Deux Thaïlandais et un Japonais, qui s'étaient rendus dans cette ville, ont également été touchés et sont hospitalisés.

Le virus est proche du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait coûté la vie à des centaines de personnes en Chine et à Hong Kong, en 2002-2003. Faut-il s’inquiéter de son apparition ? Comment se transmet-il ? Peut-il arriver jusqu'en France ? LCI a posé ces questions à Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur.

LCI : Que savons-nous de ce nouveau virus apparu en Chine ?

Jean-Claude Manuguerra : Il appartient à une grande famille de coronavirus que nous retrouvons chez de nombreuses espèces animales et chez l’homme. Mais pour l’instant, nous n'en savons pas grand-chose. Certains coranavirus ont des symptômes digestifs, d'autres respiratoires. Pour celui qui nous intéresse, dans les cas qui ont été décrits, les symptômes sont tous respiratoires.

Une quarantaine de cas a été recensée en Chine. Le virus peut-il se transmettre entre les humains ?

Pour l’instant, nous réfléchissons par analogie avec le virus le plus proche que nous connaissons : celui du Sras, pour lequel c'était le cas, avec une transmission se faisant essentiellement par voie aérienne lors d'une toux, par gouttelettes lors d'un éternuement, et éventuellement par manuportage, c’est-à-dire lorsque quelqu’un tousse ou éternue dans sa main et touche ensuite quelque chose. Mais il faut noter qu’avec le nouveau virus, il n’y a pas d’infection du personnel soignant. Cela signifie qu'il n’est pas très transmissible et contagieux pour l’instant.

Comment le virus a-t-il infecté les personnes touchées ?

C’est une bonne question à laquelle nous n’avons pas du tout la réponse. Ce que nous savons, c’est qu’il est pratiquement évident que le virus vient d’une source animale. Mais nous ne connaissons pas encore l’espèce qui hébergeait ce virus avant, ni l’éventuelle espèce intermédiaire qui pourrait avoir fait le contact entre l’homme et l’animal. 

La plupart des cas ont été recensés à Wuhan, ville qui abrite un marché de fruits de mer et de poissons. Ces espèces animales peuvent-elles en être à l'origine ?

Je ne crois pas du tout que la source soit une espèce de poissons. Cela m’étonnerait beaucoup. Le virus est beaucoup trop proche de ceux des mammifères. C’est probablement une autre source que le poisson.

Il n'y a pas d'inquiétude, mais ne nous laissons pas déborder- Jean-Claude Manuguerra

Faut-il s’inquiéter ?

Il faut toujours être très vigilant parce que nous ne savons jamais comment les choses vont évoluer. Aujourd’hui, la situation n’est pas dramatique ni exceptionnelle. En revanche, nous avons des exemples dans le passé où des virus, qui n’étaient pas très répandus ni contagieux, le sont devenus soudainement. C’est ce que nous avons vu pour le Sras en 2003, qui avait au final fait 800 morts. Il n’y a pas d’inquiétude, mais il ne faut pas que nous nous laissions déborder.

Le virus peut-il arriver en Europe ?

Evidemment ! Il est même probable qu’il arrive en Europe. De Chine à Paris, il n’y en a que pour 12 heures. En plus, à Wuhan, il y a de nombreuses relations avec la France et l’Europe. En son temps, le Sras a été repéré dans 30 pays différents. 

Si le virus arrive, la France serait-elle prête pour le prendre en charge ?

Partout dans le monde, les laboratoires se préparent à faire le diagnostic de ce nouveau virus si des cas arrivaient. La prise en charge des patients est déjà prévue par les autorités nationales dans de nombreux pays, dont la France.

 

Commentaires

Portrait de jl06

Coronavirus EN DIRECT : Hong Kong décrète le niveau d'alerte maximal... Un troisième cas confirmé en France...

 

  • Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 41 morts, recensés ce samedi. Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 1.287, selon les autorités et sur ce total, 237 cas sont considérés comme « critiques ».
  • Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ».
  • Les autorités chinoises ont néanmoins décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan, et ses 11 millions d’habitants, qui semble être au centre de cette

 

Quelques règles de base pour limiter la propagation d'un virus

  • lavez-vous régulièrement les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique et, si vous êtes malade, évitez de les porter à votre visage ;
  • couvrez-vous la bouche quand vous toussez et utilisez des mouchoirs jetables - à n'utiliser qu'une fois ;
  • portez un masque non pas pour vous protéger mais pour éviter de transmettre la maladie aux autres ;
  • si vous êtes malade, nettoyez régulièrement les objets que vous utilisez et surtout les surfaces de contact (poignées de porte, cuvette des toilettes, télécommande, téléphone, etc).

Ce que vous devez faire si vous connaissez ces personnes : "Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source" et le "circonscrire le plus vite possible" a expliqué Agnès Buzyn vendredi soir, avant de donner quelques conseils : les personnes avec qui les patients positifs au coronavirus ont été en contact doivent "prendre leur température plusieurs fois par jour, contacter le centre 15 en cas de symptôme et rester chez eux pour l'instant pour éviter tout contact ultérieur qui favoriserait la propagation du virus". La ministre de la Santé a appelé à ne pas se rendre aux urgences en cas de symptômes.

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L'OMS sort de sa torpeur douillettes ....

 

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5 974 cas ont été confirmés en Chine continentale, l'épidémie du coronavirus dépasse maintenant le nombre d'infections enregistré lors du Sras en 2002-2003.

Coronavirus : comment la Chine a fait pression sur l’OMS

La Chine s’est notamment opposée à ce que l’Organisation mondiale de la santé proclame une urgence de santé publique de portée internationale.

Par   Publié aujourd’hui à 03h17, mis à jour à 09h56

Temps

Le premier ministre chinois Li Keqiang, en visite dans un hôpital de Wuhan, dans la province du Hubei, le 27 janvier.Le premier ministre chinois Li Keqiang, en visite dans un hôpital de Wuhan, dans la province du Hubei, le 27 janvier. LI TAO / XINHUA VIA AP

Après des débats agités, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affiché ses divisions et n’a pas proclamé une urgence de santé publique de portée internationale à propos de l’épidémie due au 2019-nCoV. Les considérations politiques semblent l’avoir emporté sur les arguments scientifiques, la Chine s’étant plus que fermement opposée à une telle déclaration.

Réunis en téléconférence mercredi 22 janvier pour débattre de la situation créée par l’épidémie due au nouveau coronavirus 2019-nCoV, les membres du comité d’urgence de l’OMS se sont divisés en deux moitiés opposées sur l’avis à rendre au directeur général de l’institution. « Je ne déclare pas d’urgence de santé publique de portée internationale », a donc déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, plus familièrement appelé docteur Tedros, en reconvoquant une réunion du comité d’urgence le lendemain. Cette dernière n’a pas fait varier les positions.

Le docteur Tedros a donc maintenu sa décision le 23 janvier, en indiquant que « le comité d’urgence était divisé sur la question ». Il précisait qu’il s’agissait d’une urgence sanitaire en Chine mais qu’elle n’était « pas encore devenue une urgence sanitaire mondiale » et que « la flambée représent[ait] un risque très élevé en Chine et un risque élevé aux niveaux régional et mondial ». Dans son allocution devant la presse à l’issue de la réunion du comité d’urgence, le directeur général a tenté de prévenir les critiques : « Je tiens à réitérer que le fait que je ne déclare pas une urgence de santé publique de portée internationale aujourd’hui ne doit pas être pris comme un signe que l’OMS ne pense pas que la situation soit grave ou que nous ne la prenons pas au sérieux. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. »

Mutisme

Une telle conclusion n’a pas fait l’unanimité chez les scientifiques et chez les commentateurs chevronnés en matière d’épidémie. Le strict mutisme est de rigueur à l’OMS comme parmi les membres du comité. Mais, selon les informations que Le Monde a pu recueillir auprès de plusieurs sources de nationalités différentes, la décision de l’OMS résulte d’une opposition catégorique de la part de la Chine et de ses alliés, qui ont fait pression sur les membres du comité et la direction de l’organisation.

L’OMS dispose d’un instrument juridique, le Règlement sanitaire international (RSI), qui a fait l’objet d’une révision en 2005, compte tenu de la dissimulation par la Chine, pendant plusieurs mois, des informations sur l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui sévissait à partir de novembre 2002 dans la province de Guangdong. La nouvelle version est plus contraignante pour les Etats membres. Avec le RSI-2005, l’OMS se retrouvait dotée d’un « instrument juridique international qui a force obligatoire pour 196 pays dans le monde, dont tous les Etats membres de l’OMS. Il a pour but d’aider la communauté internationale à prévenir les risques graves pour la santé publique, susceptibles de se propager au-delà des frontières et de constituer une menace dans le monde entier et à y riposter », précise le site de l’organisation.

 

Portrait de jl06

11 h 25 : Le coronavirus constitue « une très grave menace » pour le monde selon l’OMS

« Avec 99 % des cas en Chine cela reste une grande urgence pour ce pays, mais cela constitue aussi une très grave menace pour le reste du monde », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyes à l’ouverture à Genève d’une conférence de l’OMS sur la maladie.

bien ils se réviéllent  tous .....Ou ils sortent de tables aux choix .......

Parrait -il que les ARV sont leur seul armes pour lutter contre le virus ..... un comble !Cool

Portrait de Superpoussin

Il parait que des ARV sont effectivement testés contre ce coronavirus mais, d'une part on ne peut pas encore affirmer leur efficacité ici, d'autre part ce n'est pas la seule "arme" testée.

Comment doit-on comprendre "très grave menace"?

Il s'agit, tout comme la grippe, d'un virus contagieux. Maintenant si il apparait beaucoup plus létale qu'une grippe saisonnière (20-30 fois plus?) on est encore très loin des taux de mortalité de fléaux qui ont marqué l'Histoire: peste noire, choléra,...

Parmi les mesures de précautions à prendre non mentionnées: éviter toute exposition à la fumée de cigarette qui, en irritant les poumons, ouvre une grande porte d'entrée à ce type de virus.

Portrait de frabro

Superpoussin dit que le virus apparait plus létal que la grippe : ça reste à vérifier. La grippe saisonnière fait des milliers de morts chaque année sans qu'on en parle. Pour le coronavirus, les chiffres fournis par la Chine ne sont pas fiables et on ignore complètement le nombre réel de personnes infectées. Le taux d emortalité y est donc exagéré...

https://actu.orange.fr/monde/virus/coronavirus-ce-qu-on-sait-et-ce-qu-on-ignore-encore-sur-l-epidemie-CNT000001nASpe/photos/des-panneaux-avertissant-les-patients-de-la-souche-2019-ncov-du-nouveau-coronavirus-au-county-oak-medical-center-a-brighton-dans-le-sud-de-l-angleterre-le-10-fevrier-2020-9e08f53e1af43d17b8e82e9a7c87585e.html

Pendant ce temps, les épidémies d'Ebola en Afrique reviennent, l'épidémie de rougeole sur les enfants y fait des milliers de mort chaque année... Alors que, comme pour la grippe, des vaccins existent.

Je ne veux pas dire que le coronavirus n'est pas dangereux, mais que c'est loin de constituer la menace sur la santé la plus importante au monde. C'est seulement la plus médiatique...

Portrait de Superpoussin

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/temps-d-incubation...

 

Là on évoque un taux de 1,4% (de mémoire la grippe saisonnière n'en serait qu'à environ 0,1%)

Maintenant il s'agit d'un cas très différent de celui d'ébola à la différence d'ébola: son taux de mortalité est de toute évidence bien plus faible quand sa contagiosité semble bien plus importante.

Souvenons-nous du VIH encore plus à l'opposé: très faiblement transmissible mais presque toujours mortel sans traitement, pourtant en France aujourd'hui on n'en meurt presque plus.