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"Il est probable qu’il arrive en Europe" : faut-il avoir peur du virus qui a fait deux morts en Chine ?

 faut-il avoir peur du virus qui a fait deux morts en Chine ?

 

INTERVIEW – En Chine, une mystérieuse pneumonie inquiète : deux patients sont décédés à cause d’un coronavirus proche du Sras, et plusieurs dizaines de malades ont déjà été recensés. Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur, répond à nos questions.

17 janv. 17:55

Est-on à l’aube d’une épidémie ou n’est-ce qu’un épiphénomène ? Sur le continent asiatique, plusieurs dizaines de personnes ont contracté un mystérieux coronavirus et ont dû être hospitalisées. Deux patients sont pour l'heure décédés et cinq sont encore dans un état grave. Des cas tous recensés à Wuhan, en Chine, où se trouve un marché spécialisé dans la vente de fruits de mer et de poissons, qui pourrait être à l’origine de ce virus. Deux Thaïlandais et un Japonais, qui s'étaient rendus dans cette ville, ont également été touchés et sont hospitalisés.

Le virus est proche du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait coûté la vie à des centaines de personnes en Chine et à Hong Kong, en 2002-2003. Faut-il s’inquiéter de son apparition ? Comment se transmet-il ? Peut-il arriver jusqu'en France ? LCI a posé ces questions à Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur.

LCI : Que savons-nous de ce nouveau virus apparu en Chine ?

Jean-Claude Manuguerra : Il appartient à une grande famille de coronavirus que nous retrouvons chez de nombreuses espèces animales et chez l’homme. Mais pour l’instant, nous n'en savons pas grand-chose. Certains coranavirus ont des symptômes digestifs, d'autres respiratoires. Pour celui qui nous intéresse, dans les cas qui ont été décrits, les symptômes sont tous respiratoires.

Une quarantaine de cas a été recensée en Chine. Le virus peut-il se transmettre entre les humains ?

Pour l’instant, nous réfléchissons par analogie avec le virus le plus proche que nous connaissons : celui du Sras, pour lequel c'était le cas, avec une transmission se faisant essentiellement par voie aérienne lors d'une toux, par gouttelettes lors d'un éternuement, et éventuellement par manuportage, c’est-à-dire lorsque quelqu’un tousse ou éternue dans sa main et touche ensuite quelque chose. Mais il faut noter qu’avec le nouveau virus, il n’y a pas d’infection du personnel soignant. Cela signifie qu'il n’est pas très transmissible et contagieux pour l’instant.

Comment le virus a-t-il infecté les personnes touchées ?

C’est une bonne question à laquelle nous n’avons pas du tout la réponse. Ce que nous savons, c’est qu’il est pratiquement évident que le virus vient d’une source animale. Mais nous ne connaissons pas encore l’espèce qui hébergeait ce virus avant, ni l’éventuelle espèce intermédiaire qui pourrait avoir fait le contact entre l’homme et l’animal. 

La plupart des cas ont été recensés à Wuhan, ville qui abrite un marché de fruits de mer et de poissons. Ces espèces animales peuvent-elles en être à l'origine ?

Je ne crois pas du tout que la source soit une espèce de poissons. Cela m’étonnerait beaucoup. Le virus est beaucoup trop proche de ceux des mammifères. C’est probablement une autre source que le poisson.

Il n'y a pas d'inquiétude, mais ne nous laissons pas déborder- Jean-Claude Manuguerra

Faut-il s’inquiéter ?

Il faut toujours être très vigilant parce que nous ne savons jamais comment les choses vont évoluer. Aujourd’hui, la situation n’est pas dramatique ni exceptionnelle. En revanche, nous avons des exemples dans le passé où des virus, qui n’étaient pas très répandus ni contagieux, le sont devenus soudainement. C’est ce que nous avons vu pour le Sras en 2003, qui avait au final fait 800 morts. Il n’y a pas d’inquiétude, mais il ne faut pas que nous nous laissions déborder.

Le virus peut-il arriver en Europe ?

Evidemment ! Il est même probable qu’il arrive en Europe. De Chine à Paris, il n’y en a que pour 12 heures. En plus, à Wuhan, il y a de nombreuses relations avec la France et l’Europe. En son temps, le Sras a été repéré dans 30 pays différents. 

Si le virus arrive, la France serait-elle prête pour le prendre en charge ?

Partout dans le monde, les laboratoires se préparent à faire le diagnostic de ce nouveau virus si des cas arrivaient. La prise en charge des patients est déjà prévue par les autorités nationales dans de nombreux pays, dont la France.

 

Commentaires

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Coronavirus EN DIRECT : Hong Kong décrète le niveau d'alerte maximal... Un troisième cas confirmé en France...

 

  • Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 41 morts, recensés ce samedi. Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 1.287, selon les autorités et sur ce total, 237 cas sont considérés comme « critiques ».
  • Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ».
  • Les autorités chinoises ont néanmoins décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan, et ses 11 millions d’habitants, qui semble être au centre de cette

 

Quelques règles de base pour limiter la propagation d'un virus

  • lavez-vous régulièrement les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique et, si vous êtes malade, évitez de les porter à votre visage ;
  • couvrez-vous la bouche quand vous toussez et utilisez des mouchoirs jetables - à n'utiliser qu'une fois ;
  • portez un masque non pas pour vous protéger mais pour éviter de transmettre la maladie aux autres ;
  • si vous êtes malade, nettoyez régulièrement les objets que vous utilisez et surtout les surfaces de contact (poignées de porte, cuvette des toilettes, télécommande, téléphone, etc).

Ce que vous devez faire si vous connaissez ces personnes : "Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source" et le "circonscrire le plus vite possible" a expliqué Agnès Buzyn vendredi soir, avant de donner quelques conseils : les personnes avec qui les patients positifs au coronavirus ont été en contact doivent "prendre leur température plusieurs fois par jour, contacter le centre 15 en cas de symptôme et rester chez eux pour l'instant pour éviter tout contact ultérieur qui favoriserait la propagation du virus". La ministre de la Santé a appelé à ne pas se rendre aux urgences en cas de symptômes.

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L'OMS sort de sa torpeur douillettes ....

 

Virus chinois : les premiers signaux d'alerte détectés dix jours avant l'OMS par une intelligence artificielleVirus chinois: l'OMS corrige son évaluation de la menace qui passe à "élevée" à l'international

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Coronavirus : l'épidémie dépasse l'ampleur du Sras

5 974 cas ont été confirmés en Chine continentale, l'épidémie du coronavirus dépasse maintenant le nombre d'infections enregistré lors du Sras en 2002-2003.

Coronavirus : comment la Chine a fait pression sur l’OMS

La Chine s’est notamment opposée à ce que l’Organisation mondiale de la santé proclame une urgence de santé publique de portée internationale.

Par   Publié aujourd’hui à 03h17, mis à jour à 09h56

Temps

Le premier ministre chinois Li Keqiang, en visite dans un hôpital de Wuhan, dans la province du Hubei, le 27 janvier.Le premier ministre chinois Li Keqiang, en visite dans un hôpital de Wuhan, dans la province du Hubei, le 27 janvier. LI TAO / XINHUA VIA AP

Après des débats agités, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affiché ses divisions et n’a pas proclamé une urgence de santé publique de portée internationale à propos de l’épidémie due au 2019-nCoV. Les considérations politiques semblent l’avoir emporté sur les arguments scientifiques, la Chine s’étant plus que fermement opposée à une telle déclaration.

Réunis en téléconférence mercredi 22 janvier pour débattre de la situation créée par l’épidémie due au nouveau coronavirus 2019-nCoV, les membres du comité d’urgence de l’OMS se sont divisés en deux moitiés opposées sur l’avis à rendre au directeur général de l’institution. « Je ne déclare pas d’urgence de santé publique de portée internationale », a donc déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, plus familièrement appelé docteur Tedros, en reconvoquant une réunion du comité d’urgence le lendemain. Cette dernière n’a pas fait varier les positions.

Le docteur Tedros a donc maintenu sa décision le 23 janvier, en indiquant que « le comité d’urgence était divisé sur la question ». Il précisait qu’il s’agissait d’une urgence sanitaire en Chine mais qu’elle n’était « pas encore devenue une urgence sanitaire mondiale » et que « la flambée représent[ait] un risque très élevé en Chine et un risque élevé aux niveaux régional et mondial ». Dans son allocution devant la presse à l’issue de la réunion du comité d’urgence, le directeur général a tenté de prévenir les critiques : « Je tiens à réitérer que le fait que je ne déclare pas une urgence de santé publique de portée internationale aujourd’hui ne doit pas être pris comme un signe que l’OMS ne pense pas que la situation soit grave ou que nous ne la prenons pas au sérieux. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. »

Mutisme

Une telle conclusion n’a pas fait l’unanimité chez les scientifiques et chez les commentateurs chevronnés en matière d’épidémie. Le strict mutisme est de rigueur à l’OMS comme parmi les membres du comité. Mais, selon les informations que Le Monde a pu recueillir auprès de plusieurs sources de nationalités différentes, la décision de l’OMS résulte d’une opposition catégorique de la part de la Chine et de ses alliés, qui ont fait pression sur les membres du comité et la direction de l’organisation.

L’OMS dispose d’un instrument juridique, le Règlement sanitaire international (RSI), qui a fait l’objet d’une révision en 2005, compte tenu de la dissimulation par la Chine, pendant plusieurs mois, des informations sur l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui sévissait à partir de novembre 2002 dans la province de Guangdong. La nouvelle version est plus contraignante pour les Etats membres. Avec le RSI-2005, l’OMS se retrouvait dotée d’un « instrument juridique international qui a force obligatoire pour 196 pays dans le monde, dont tous les Etats membres de l’OMS. Il a pour but d’aider la communauté internationale à prévenir les risques graves pour la santé publique, susceptibles de se propager au-delà des frontières et de constituer une menace dans le monde entier et à y riposter », précise le site de l’organisation.

 

Portrait de jl06

11 h 25 : Le coronavirus constitue « une très grave menace » pour le monde selon l’OMS

« Avec 99 % des cas en Chine cela reste une grande urgence pour ce pays, mais cela constitue aussi une très grave menace pour le reste du monde », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyes à l’ouverture à Genève d’une conférence de l’OMS sur la maladie.

bien ils se réviéllent  tous .....Ou ils sortent de tables aux choix .......

Parrait -il que les ARV sont leur seul armes pour lutter contre le virus ..... un comble !Cool

Portrait de Superpoussin

Il parait que des ARV sont effectivement testés contre ce coronavirus mais, d'une part on ne peut pas encore affirmer leur efficacité ici, d'autre part ce n'est pas la seule "arme" testée.

Comment doit-on comprendre "très grave menace"?

Il s'agit, tout comme la grippe, d'un virus contagieux. Maintenant si il apparait beaucoup plus létale qu'une grippe saisonnière (20-30 fois plus?) on est encore très loin des taux de mortalité de fléaux qui ont marqué l'Histoire: peste noire, choléra,...

Parmi les mesures de précautions à prendre non mentionnées: éviter toute exposition à la fumée de cigarette qui, en irritant les poumons, ouvre une grande porte d'entrée à ce type de virus.

Portrait de frabro

Superpoussin dit que le virus apparait plus létal que la grippe : ça reste à vérifier. La grippe saisonnière fait des milliers de morts chaque année sans qu'on en parle. Pour le coronavirus, les chiffres fournis par la Chine ne sont pas fiables et on ignore complètement le nombre réel de personnes infectées. Le taux d emortalité y est donc exagéré...

https://actu.orange.fr/monde/virus/coronavirus-ce-qu-on-sait-et-ce-qu-on-ignore-encore-sur-l-epidemie-CNT000001nASpe/photos/des-panneaux-avertissant-les-patients-de-la-souche-2019-ncov-du-nouveau-coronavirus-au-county-oak-medical-center-a-brighton-dans-le-sud-de-l-angleterre-le-10-fevrier-2020-9e08f53e1af43d17b8e82e9a7c87585e.html

Pendant ce temps, les épidémies d'Ebola en Afrique reviennent, l'épidémie de rougeole sur les enfants y fait des milliers de mort chaque année... Alors que, comme pour la grippe, des vaccins existent.

Je ne veux pas dire que le coronavirus n'est pas dangereux, mais que c'est loin de constituer la menace sur la santé la plus importante au monde. C'est seulement la plus médiatique...

Portrait de Superpoussin

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/temps-d-incubation...

 

Là on évoque un taux de 1,4% (de mémoire la grippe saisonnière n'en serait qu'à environ 0,1%)

Maintenant il s'agit d'un cas très différent de celui d'ébola à la différence d'ébola: son taux de mortalité est de toute évidence bien plus faible quand sa contagiosité semble bien plus importante.

Souvenons-nous du VIH encore plus à l'opposé: très faiblement transmissible mais presque toujours mortel sans traitement, pourtant en France aujourd'hui on n'en meurt presque plus.

Portrait de jl06

Coronavirus : "On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive", affirme Macron

En visite à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, au lendemain du décès de la première victime française du coronavirus, le président de la République s'est montré assez grave dans ses déclarations.

"On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive... On va devoir l'affronter au mieux", a déclaré Emmanuel Macron lors d'un échange jeudi matin avec les médecins de l'hôpital parisien où est décédé la veille le premier Français victime du coronavirus

"On va devoir l'affronter au mieux, avec la vie qui continue. On sait que nous ne sommes qu'au début... On va tâcher avec l'ensemble des soignants de prendre les bonnes décisions", a affirmé le chef de l'Etat, accompagné à la Pitié-Salpêtrière par le ministre de la Santé Olivier Véran, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon et le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch.

"Vous avez eu un cas hier matin, je sais que ça a beaucoup touché les équipes, je voulais apporter tout mon soutien à vous toutes et tous" et "avoir un discours de vérité qui permet d'organiser les choses dans le calme", a ajouté M. Macron qui devait ensuite s'envoler pour Naples pour un sommet franco-italien perturbé par la crise du coronavirus. "On sait que nous sommes qu'au début de cette phase"

"On sait que nous sommes seulement au début de cette phase. Je vous sais mobilisés, on va tâcher avec l'ensemble des soignants et puis de toute l'organisation aussi qu'il y a autour, de prendre les bonnes décisions", a-t-il ajouté, en remerciant "infiniment" le personnel médical et la "qualité des soins apportés par le système français".

"Je reviendrai régulièrement auprès des équipes évidemment dans les prochains jours pour encourager, soutenir et puis m'assurer que tout fonctionne bien", a encore souligné le chef de l'Etat qui a notamment visité le bâtiment Eole, inauguré en septembre 2019, qui s'occupe des maladies respiratoires et pourrait accueillir des patients atteints du coronavirus.

Cette visite, tenue secrète jusqu'au dernier moment, intervient alors que l'exécutif et le gouvernement se déploient contre le coronavirus qui a fait un deuxième mort en France mercredi et alimente les craintes d'une épidémie de grande ampleur.

Après plusieurs jours en réanimation à l'hôpital Bichat à Paris, un touriste chinois de 80 ans était mort le 14 février.
 

"Les cas français... n'ont pas de lien avec la Chine"

Le professeur Eric Caumes chef de service des Maladies Infectieuses et Tropicales, a expliqué à M. Macron qu'il "va y avoir (en France) une situation un peu à l'italienne" avec "des chaînes de transmission autochtones".

"Les cas français, notamment le patient qui est décédé hier à la Pitié et le cas qui est hospitalisé à Amiens n'ont pas de lien avec la Chine, donc ça veut dire que le virus circule déjà parmi nous", a ajouté le professeur.

Il a toutefois insisté sur le fait que "les deux personnes qui sont décédées en France avaient soit une co-morbidité, soit une autre pathologie" et que "les patients qui décèdent en Italie sont beaucoup des patients qui sont âgés ou qui ont des comorbidités, des cancers".

 

dans l, immédiat , le ravitaillement en médicaments ..... en Chine déja la panique pour les ARV  ....

 

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Greta Thunberg : « Le changement va avoir lieu, que vous l'aimiez ou non »Aux côtés de plusieurs dizaines de milliers de jeunes militants, la Suédoise s'est montrée une nouvelle fois déterminée à « ne pas garder le silence ». Source AFPPublié le 28/02/2020 à 17:22 | Le Point.frGreta Thunberg s'est exprimee devant des militants au Royaume-Uni.<br />

Greta Thunberg s'est exprimée devant des militants au Royaume-Uni.

© FREDERIC J. BROWN / AFP

Greta Thunberg motive ses troupes. La jeune militante suédoise pour le climat a appelé les jeunes Britanniques à se mobiliser, lors d'une marche pour le climat vendredi à Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre. « Rien n'est fait pour endiguer la crise » climatique, a dénoncé Greta Thunberg, 17 ans. « Mais je ne vais pas garder le silence alors que le monde brûle. » Des milliers de personnes (20 000 selon la police, près de 30 000 selon les organisateurs) ont bravé la pluie pour participer à la Marche des jeunes pour le climat, dont le départ avait lieu devant l'université College Green.

Propulsée porte-parole d'une génération hantée par la crise climatique depuis qu'elle a commencé à faire la « grève de l'école » devant le Parlement suédois en août 2018, Greta Thunberg a appelé ses semblables à « être patients » : « Si suffisamment de personnes font pression pour un changement, alors celui-ci viendra. »

« L'activisme marche »

« L'activisme marche, alors je vous demande d'agir », a-t-elle asséné, prenant en exemple l'aéroport de Bristol, dont le projet d'agrandissement a été rejeté début février par les autorités locales. Préoccupé par l'impact environnemental, le Conseil de North Somerset avait pris cette décision après plusieurs jours de mobilisation de la part de défenseurs de l'environnement. Jeudi, la justice britannique a aussi donné raison aux écologistes opposés à la construction d'une troisième piste à l'aéroport londonien d'Heathrow, le plus fréquenté d'Europe, estimant que ce projet d'extension n'était pas assez respectueux de l'environnement. « Nous ne nous tairons pas. Nous sommes le changement et le changement va avoir lieu, que vous l'aimiez ou non », a mis en garde la jeune activiste, accusant « ceux au pouvoir » d'avoir « trahi » les citoyens.

 

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Sibeth Ndiaye : "La France ne va pas s'arrêter avec le stade 3 de l'épidémie de coronavirus"

FAUT éspére qu'elle sache ce qu'elle dit ..... Elle devrait allé faire un tour de l,autre coté de la frontiére( Italie) .....la panique ! ils  vont  nous refaire le coup de tchernobyl ....Sealed. Use left and right arrows to navigate. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a décrit les différentes étapes pour gérer la propagation du coronavirus et expliqué quelles seront les évolutions des mesures sanitaires en cas de "stade 3" de l'épidémie.5 mars 10:27 "On est sur une épidémie mondiale, on ne va pas se mentir et penser que le virus va s'arrêter à nos frontières". Invitée d'Elizabeth Martichoux, jeudi 5 mars sur LCI, Sibeth Ndiaye, n'a pas cherché à minimiser la  Actuellement, la présence du coronavirus en France a un statut de "stade 2" d'une épidémie, lors duquel le gouvernement se concentre principalement sur la prévention. Ecoles fermées, rassemblements publics annulés ou interdits, les mesures sanitaires doivent permettre de freiner la propagation du virus, pour éviter une contamination massive sur tout le territoire. Et si ça ne suffit pas ?Le stade 3 de l'épidémie est "inévitable"

"L'important, c'est d'être prêts pour le stade 3 de l'épidémie, qui effectivement me parait inévitable", explique la porte-parole du gouvernement. "Ce n'est pas nous qui allons décider du moment où la France sera dans une telle situation épidémique, ce sont des faits scientifiques", précise-t-elle cependant. Le "stade 3" sera donc atteint lorsque la communauté scientifique constatera "des chaines de transmission dont on ne peut majoritairement pas retrouver le patient 0", décrit Sibeth Ndiaye. "Actuellement, dans 3/4 des cas, on retrouve le patient 0, même s'il y a des régions où le virus circule plus que dans d'autres".

En attendant, "il faut armer notre système sanitaire et l'organiser en fonction des données qu'on a sur le virus". Il faut aussi donner "les bons gestes individuels à avoir à la population française, car c'est ce qui freine le plus l’épidémie : se laver les mains, ne pas se faire la bise, ne pas se toucher", a-t-elle ajouté.

La vie et la France ne vont pas s'arrêter si nous passons en stade 3- Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement

Mais quelles conséquences sur la vie quotidienne ? Contrairement aux idées reçues, le stade 3 sera moins contraignant pour les Français que le stade 2, qui implique de multiples "contraintes collectives" pour éviter la propagation du virus. "Une fois que l'épidémie est installée sur tout le territoire national, ça ne sert plus à rien d'empêcher les enfants d'aller à l'école ou autres", assure Sibeth Ndiaye. "Notre objectif ce sera de diminuer les effets de l'épidémie sur les individus infectés", ajoute-t-elle, soit de se concentrer sur le soin et la prise en charge des malades. 

Pas d'école ou d'institution fermées donc, et le maintien des événements publics se fera au cas par cas en fonction des risques. "Mais dans un stade 3, on ne va pas arrêter la France, notre pays est solide, la vie ne s'arrêtera pas", a assuré Sibeth Ndiaye. "Je ne minimise pas le coronavirus car c'est une maladie nouvelle, inconnue et pour laquelle on a pas encore de traitement (...) mais il faut avoir conscience que dans 80% des cas les personnes atteintes ont simplement un gros rhume, seuls 20% sont des cas compliqués" a expliqué la porte-parole, précisant que le gouvernement ne fait que suivre des préconisations scientifiques et sanitaires. "Je préfère qu'il y ait une continuité de l'activité et notamment des transports pour que le personnel médical indispensable puisse se déplacer pour soigner les gens".

Les élections municipales seront maintenues

"Les élections municipales sont maintenues, il n'y a pas de raisons de les annuler", a encore assuré Sibeth Ndiaye, dans la ligne des précédentes déclarations du gouvernement à ce propos. Elle comprend néanmoins qu'il y ait "de la peur" mais assure qu'il n'y a pas d'inquiétudes à avoir : "Vous passez peu de temps dans un bureau de vote, vous pouvez vous laver les mains avant et après, et faire tous les gestes qui assurent de voter en toute sérénité".

 

Portrait de fil

Recommandations aux personnes vivant avec le VIH et séroconcernées, dans le cadre de la pandémie liée au virus SARS-COV2

La Société Française de Lutte contre le Sida et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française
se sont associées pour publier un courrier de recommandations aux personnes vivant avec le VIH et aux personnes séroconcernées, dans le cadre de la pandémie liée au virus SARS-COV2 

http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder/userfiles/files/actualites/COVID19_PVVIH_Lettre_SFLS-SPILF%20V4.pdf

Portrait de jl06

Le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon, redoute une "hécatombe" parmi les soignants

"J'éprouve une grande fureur. Les soignants n'ont pas été protégés, on a été totalement oubliés". Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France et médecin généraliste à Clamart (Ile-de-France), fait partie des médecins qui ont contracté le Covid19. "On a peur d'une hécatombe", s'inquiète-t-il auprès du Monde.

En contact étroit avec les malades du covid19, le personnel soignant est particulièrement exposé face au risque de contamination, risquant à son tour de propager le virus malgré lui. "Même des soignants hospitaliers en service de réa vont travailler alors qu'ils sont malades ! L'état du système de santé est tel qu'on est à la rue". 

Quand il a été testé positif au covid19, lundi 16 mars, Jean-Paul Hamon s'est aussitôt mis en retrait à son domicile. Très remonté, Jean-Paul Hamon pointe la responsabilité de l'administration, qui s'est révélée incapable de fournir suffisamment de masques de protection au personnel soignant. "Les masques chirurgicaux sont des passoires. C'est une honte de nous avoir envoyé bosser avec ça. Les infirmiers n'ont rien pour se protéger, c'est un pur scandale".

Avec cette crise du coronavirus, "l'incapacité de l'administration s'étale au grand jour, enrage-t-il. Elle a été en dessous de tout, et devra rendre des comptes". En attendant, il compte les jours et prend sa température régulièrement, redoutant une brutale dégradation de son état de santé. "Pour l'instant ça a l'air de bien se passer, mais on se méfie du sixième jour, c'est un moment à un risque". Il fait le calcul : il en est au quatrième. 
 
 

Portrait de fil

Faut-il « décontaminer » ses courses ? Les réponses d’un virologue et d’un infectiologue…

L’élan de désinfection qui a pris les Français ces derniers jours se heurte à une autre question : le virus peut-il entrer par nos courses alimentaires dans les maisons confinées ?

« Non, il ne faut pas ‘décontaminer ses courses’ », soupire Bruno Lina, virologue, directeur du Centre National de Référence de la grippe. « Le problème de la contamination par le coronavirus, ce n’est pas ce qu’on mange, c’est ce qu’on respire. »

« C’est pour ça qu’on préconise la distanciation sociale », précise encore Bruno Lina. Si quelqu’un passe du temps avec d’autres personnes à l’extérieur, dans des supermarchés, mais désinfecte ses courses, c’est qu’il n’a rien compris … je trouve ça hallucinant ! »

« Toute cette psychose autour des courses alimentaires, c’est vraiment un faux problème », renchérit Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré en région parisienne. « Il faut rappeler qu’on vit quotidiennement avec des bactéries et des virus dans notre environnement, la question c’est de savoir comment on s’en protège. »

« La main protège de ce virus et de tous les autres »
Selon Benjamin Davido, « Le virus ne passe pas à travers les pores de la peau. Les gestes barrière servent à limiter cette contamination sur les mains, avec des excrétions qu’on mettrait ensuite sur les muqueuses. Le risque sur un caddie de supermarché par exemple est vraiment résiduel, on n’est pas dans un contact direct avec une grosse quantité de virus. »

« On a l’impression qu’on a trouvé un nouveau vecteur de la maladie », ajoute-t-il. « Mais ce sont les mêmes que pour d’autres maladies : chaque année, quand il y a la grippe, on ne passe pas les bouteilles à l’eau de Javel ! »

Pas de contamination par voie digestive
L’infectiologue compare le mode de transmission du coronavirus avec le virus de la gastro-entérite : « Il faut comprendre que le coronavirus n’infecte pas par voie digestive a priori. La gastro, c’est différent : la main est un vecteur », on parle de risque « manuporté », qui n’existe pas pour le coronavirus.

« On ne prend pas les bonnes mesures en cas d’épidémie de gastro », regrette Benjamin Davido, « alors que pour le coronavirus cette transmission cutanée n’est que résiduelle. La charge virale en est inconnue et il n’y a pas de contamination digestive. »

La question des emballages
Une étude de chercheurs de l’Université de Californie a montré que le coronavirus pouvait survivre pendant plusieurs heures sur différentes surfaces. L’équipe a détecté le virus plusieurs jours après l’avoir déposé sur du plastique, de l’acier ou du bois.

« Il y a aussi une notion de dose infectante », explique Bruno Lina. En effet, le virus ne peut pas infecter les êtres humains s’il est présent en trop petite quantité. « Certes il y a un risque car le virus reste potentiellement infectieux, mais tout dépend de la quantité de virus qu’il reste. Si on se lave les mains régulièrement, ça ne pose aucun problème ! »

Hygiène de base
Selon Benjamin Davido, « On peut retirer les emballages. Mais c’est l’occasion de rappeler les bons réflexes : surtout pour éviter la gastro, le réflexe doit être de retirer les emballages alimentaires superflus. »

L’infectiologue espère que les gestes mis en place pendant l’épidémie perdureront : « Les gens vont se rendre compte qu’ils n’appliquent pas les principes de précaution hors temps d’épidémie. C’est comme ça qu’on va éviter de répandre d’autres maladies. »

Alors, comment éviter tout risque ?
« Quand on touche quelque chose qui a été contaminé, il vaut mieux se laver les mains », rappelle le Pr Davido. « Pour les fruits et légumes, si on a vraiment peur, on les rince à l’eau claire et on les épluche. On a plus de risque de se contaminer quand un malade prépare les repas. »

« Que les gens appliquent les mesures de sécurité, ça sera suffisant », affirme simplement Bruno Lina. Benjamin Davido est moins laconique : « On oublie que lorsqu’on prépare à manger, on cuit les aliments, et ça tue le virus. Si on résume, li n’y a pas grand chose dans l’alimentation qui sert de vecteur de contamination. »

Source ALLO DOCTEURS.

https://www.handicap-info.fr/faut-il-de ... PkBugB-8xQ

Portrait de jl06

Faudrait voir à vous mettre d'accord entre vous .....dans tout les médias ont  vois fleurir tout et son contraire ......

le gouvernement vous auraient -ils contaminées aussi .....quoique philou hier soir à redrésser la barre .....Innocent

c'était juste plus audible .....

Mon premier post sur codid19 remonte au 18/01  ..... que de temps perdu par orgueil Yell

Portrait de Aradia

Quand je rentre des courses, je désinfecte tout ! Je remplis le bac à évier de la cuisine d'eau et de javel...une goutte.

Je laisse tremper, je rince, ensuite j'essuie avec du papier absorbant. Tout y passe, fruits, légumes et épicerie.

On entend tout et son contraire, qui croire...j'adopte les gestes barrières à ma façon.

Portrait de jl06

Lettres de menaces, cambriolages... Ces soignants passés de héros à parias

La France les applaudit chaque soir aux fenêtres, mais le lendemain, ils découvrent une lettre anonyme leur suggérant de déménager, ou leur voiture forcée pour voler des masques: en pleine épidémie de coronavirus, certains soignants prennent "un coup au moral".

Mercredi, la consternation a envahi Lucille, qui ne souhaite pas donner son nom complet, comme d'autres soignants joints par l'AFP. Dans sa boîte aux lettres, un courrier lui demande de quitter son logement de Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne). Non signée, la lettre lui suggère également de faire ses courses "en dehors de la ville" et lui reproche de promener son chien : probablement un voisin, donc.

"Je suis en colère", confie à l'AFP cette infirmière d'un hôpital de banlieue parisienne. "On met déjà notre vie de côté pour s'occuper des autres, alors qu'on nous traite comme des pestiférés, ça ne passe pas."

La trentenaire, qui porte masque, gants, lunettes et surblouse de protection au travail et a les "mains défoncées" par le double lavage - savon, puis gel hydroalcoolique - imposé entre chaque patient, enrage de la bêtise de ce corbeau. "Cette personne prend sûrement beaucoup moins de précautions que moi."

Déterminée à ne pas se laisser intimider, elle a porté la missive au maire, qui a saisi le procureur. Une enquête est en cours. Désormais, "j'essaie de passer outre, mais c'est plus facile à dire qu'à faire", soupire Lucille, qui a pris "un coup au moral".

 en pleine épidémie de coronavirus, certains soignants prennent "un coup au moral".Lettre anonyme leur suggérant de déménager, ou leur voiture forcée pour voler des masques: en pleine épidémie de coronavirus, certains soignants prennent "un coup au moral". Photo AFP

Plusieurs situations similaires ont suscité l'indignation sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Assez pour que le Premier ministre Edouard Philippe dénonce samedi ces "mots scandaleux" laissés aux soignants.

Dans le Nord, Thomas Demonchaux ressent, lui, "la défiance de la part du voisinage", sous le vernis de "questions anodines". "Ils me demandent si je suis au contact de patients covid-19 confirmés ou suspects. Si je suis fatigué", raconte l'infirmier.

"SENTIMENT D'IRRÉALITÉ"

"Les gens s'écartent quand ils me croisent, ils ne se tiennent plus à un mètre de moi, mais à quatre mètres", confie Negete Bensaïd, infirmière libérale à Paris. La quadragénaire a des proches qui lui réclament d'arrêter de travailler et certains patients qui refusent les visites. "Je ne vais pas me cacher, j'ai des malades à soigner", souffle-t-elle.

Outre le soupçon, les soignants à domicile, qui se déplacent avec masques et gel hydroalcoolique, doivent également digérer le fait d'être devenues des cibles.

A La Rochelle, le cabinet de Claire a été cambriolé la semaine dernière: la trentaine de masques chirurgicaux qu'elle venait de recevoir a disparu. "J'ai eu beaucoup de colère, beaucoup de peur aussi, un sentiment d'irréalité", témoigne l'infirmière libérale.

Depuis, elle s'est "apaisée". Mais "enlever le caducée" qui trahit sa profession "et ne rien laisser dans la voiture, c'est devenu une routine, au même titre que mettre le masque et se laver les mains pour protéger les patients."

Sophie n'y a "pas cru" non plus, lorsque sa Smart a été forcée lundi à Marseille. Rangé avec ses papiers, son caducée avait disparu, ainsi que deux pochettes contenant des masques et du matériel. "On va finir par se faire agresser", craint cette infirmière libérale de 42 ans, dont certains patients "deviennent odieux".

L'une l'attend ainsi désinfectant à la main, une autre veut qu'elle fasse les courses à la place de ses enfants, par peur d'une éventuelle contamination au supermarché. "Je n'ai pas l'impression d'être respectée. Alors je ne sors même plus le soir pour écouter les applaudissements à 20H00", lâche-t-elle.

"J'ai travaillé en prison durant trois ans, mais je n'avais jamais connu ça : partir travailler la boule au ventre en ayant peur pour sa sécurité", confie Laure à Toulouse. L'infirmière libérale a été insultée par un passant qui exigeait des masques.

"Même si ces événements restent minoritaires, c'est ahurissant", déplore Patrick Chamboredon, le président de l'Ordre national des infirmiers, qui fédère les 700.000 membres de la profession en France.

Certains conseils régionaux de l'Ordre recommandent aux soignants de retirer leur caducée pour éviter les vols. Et face à la méfiance, "il faut développer les tests pour les soignants, pour rassurer la population, c'est une vraie urgence", selon M. Chamboredon.